#520 • Arran the Devil’s Punch Bowl Chapter 3

53.4% alc./vol.
Distillerie Arran, Lochranza, Île d’Arran, Écosse

Nom nom nom, aujourd’hui un Arran sans mention d’âge peut-être, mais ayant possiblement vendu son âme au diable pour bénéficier d’une composition de pas moins de 21 fûts!

8 fûts de oloroso sherry butts (#219, 220, 714, 1643, 1648, 1827, 1828, 2105), 8 fûts French oak barriques (#696-698, 700, 701, 703-705) et 5 fûts bourbon barrels (#042, 050, 052, 074, 079). Pour finir avec une édition limitée à 6660 bouteilles! Date de 2014.

Comme le disait si bien l’amiral de la Royal Navy et député du Parlement du Royaume-Uni Philip Charles Durham (1763-1845):

Quand les démons veulent produire les forfaits les plus noirs, ils les présentent d’abord sous des dehors célestes.

Ambre légèrement rosé.

Nez:
Malt grillé délicatement fumé. Pointe de xérès avec fruits rouges et raisins.

Bouche:
Vanille, caramel et fruits des champs. Épices en feu du cask strength. Belle influence du sherry.

Finale:
Longue, épicée et chaude sur des accents de réglisse rouge et noire. Fruits rouges et fumée de cuir.

Équilibre:
Un bon dram, particulièrement à ce taux d’alcool. Diablement bon, mais pas divin.

Note: ★★★★★

#517 • Arran Sauternes Wine Cask Finish

50% alc./vol.
Distillerie Arran, Lochranza, Île d’Arran, Écosse

Deux Arran back-to-back, c’est une raison pour fêter!

Arran a mis de l’avant plusieurs efforts au cours des dernières années au niveau de l’affinage, voulant joindre les rangs des Glenmorangie de ce monde, pour réussir en faire une véritable marque de fabrique. Leur gamme des « Cask Finishes » est un grand témoignage de leur succès dans cette aventure.

Voici sans plus attendre un Arran affiné dans un fût du roi des vins-desserts, le sauternes…

Comme le disait si bien l’écrivain et auteur dramatique français Pierre-Jules Renard (1864-1910):

Quand un train passe sur une plaque tournante, les wagons ont l’air d’avoir le hoquet.

Assez pâle, mais tout de même avec une belle dorure digne de son fût.

Nez:
Malt grillé et bois gorgé de sauternes en puissance. Miel, frangipane aux amandes avec une touche de banane.

Bouche:
Miel et caramel brûlé déferlent avec un beau punch d’épices. Poids sur la langue plutôt faible, mais c’est une lacune que son taux d’alcool rattrape bien.

Finale:
Une fois la vague d’épices passée, on est tristement laissés sur une impression métallique, acide, rouillée. Bof.

Équilibre:
Sa finale lui coûte des points, mais dans l’ensemble c’est un bon cas finish. C’est juste qu’après avoir vu ce que les bons Glenmos réussissent à faire dans ce rayon, les attentes sont hautes. Ce n’est pas un Nectar d’Òr.

Note: ★★★★★