#455 • J.P. Wiser’s Legacy

45% alc./vol.
Hiram Walker & Sons Limited, Windsor, Ontario, Canada

Élaboré en 1857, J.P. Wiser’s est le plus vieux whisky canadien produit en continu. Bien que leur expression de base soit un des whiskys canadiens avec un des rapports qualité/prix les plus agressifs, on remarque tranquillement que ce précepte semble s’appliquer aussi au reste de la gamme.

Le « Legacy » est un hommage à J.P. Wiser lui-même, blend basé sur une des dernières recettes originales du fondateur. On parle d’une combinaison de seigle, de seigle malté et d’orge malté. On dit même que le Lot 40 aurait fait partie des ingrédients…

Comme le disait si bien le roi du Wessex et de tous les Anglo-Saxons, Alfred le Grand (848-899):

Si on te lave le dos, frotte-toi le ventre…

Belles grandes jambes langoureuses sur une toile de fond d’ambre généreux.

Nez:
Explosion de rye mentholé au départ. On poursuit avec un faible mais équilibré caramel, avec chêne, érable et pommes rouges. On fait volte-face ensuite sur un raz-de-marée de seigle.

Bouche:
Très crémeux au niveau de sa texture. Épices du rye, poivre blanc, pommes et chêne grillé. Vanille et clou de girofle. Tout-à-fait impressionnant.

Finale:
Relativement longue et bien poivrée de vanille, de bois et de pommes.

Équilibre:
Une grande réussite de Wiser’s, et un beau « statement » de qualité pour le whisky canadien. On espère que ce n’est pas un accident, car il vient se hisser tout près des meilleurs whiskys artisanaux. Profitez-en si vous en voyez, car il est maintenant remplacé par la gamme actuelle des Wisers, qui n’est pas piquée des vers non plus!

Note: ★★★★

#447 • Gibson’s Finest Sterling

40% alc./vol.
Hiram Walker & Sons Limited, Windsor, Ontario, Canada

Retour dans les whiskys canadiens aujourd’hui avec un blend de la gamme Gibson’s Finest, le Sterling.

C’est un assemblage de maïs, de seigle et d’orge maltée, qui est embouteillé sans mention d’âge. Selon la distillerie, c’est un whisky de qualité supérieure qui saura plaire aussi bien au connaisseur qu’au débutant.

Hmmmm…

Comme le disait si bien l’écrivain américain de science-fiction William Gibson, un des leaders du mouvement cyberpunk (1948-):

Si les Anglais peuvent survivre à leur cuisine, ils peuvent survivre à tout.

Assez clair, manque de ce roux typiquement canadien.

Nez:
On commence sur quelques épices vanillées, pour ensuite traverser un mince rideau d’alcool. De l’autre côté on est ravis de découvrir le rye et le maïs dans une confortable étreinte. Chêne, un peu de citron et de sirop de table.

Bouche:
Belle texture sirupeuse qui se traduit au goût par un raz-de-marrée de caramel crémeux et de sucre brun. Sirop d’érable même. Le seigle et les épices offrent une complémentarité bienvenue.

Finale:
Chaude et épicée, mais qui tombe rapidement en morceaux de métal, d’acétone et de fruits amers. Très désagréable.

Équilibre:
Assez impressionnant si on fait abstraction de sa finale horrible.

Note: ★★★★★