#250 • Bruichladdich Octomore 06.1

57% alc./vol.
Distillerie Bruichladdich, Bruichladdich, Islay, Écosse

Le dernier whisky de la soirée Halloween du 3 novembre dernier au Club de Scotch Whisky de Québec était nul autre qu’une des dernières éditions de la tour noire de Barad-Dûr, j’ai nommé le Bruichladdich Octomore 06.1.

La distillerie Bruichladdich s’est inspiré d’un ancienne distillerie clandestine, celle de la ferme d’Octomore, un tout petit peu au nord de Port Charlotte, pour nommer cette série d’embouteillages expérimentaux ayant pour but d’atteindre les plus hauts taux phénoliques de l’industrie. C’est un peu un pied-de-nez aux puristes qui croient que l’âge d’un whisky fait foi de tout.

Comme le disait si bien dans la peau de Frodon Sacquet le comédien et disc jockey américain Elijah Wood :

Le Mordor, Gandalf, c’est à gauche ou à droite ?

Assez pâlotte, ce à quoi on est en droit de s’attendre de la part d’un jeune tourbé comme celui-là.

Nez:
Tourbe herbeuse et florale entrelacées avec de belles céréales sucrées-salées ainsi qu’une légère pâte d’amande. Bois brûlé.

Bouche:
Texture assez huileuse sur des notes principales de poivre et de vanille. Un peu de chêne, de pommes et de noix se développent tranquillement ensuite sur une douce vague épicée.

Finale:
Encore un peu de chêne fumé et de vanille poivrée. C’est agréable et raisonnablement long, mais ça reste limité au niveau de la complexité et de l’éventail des saveurs.

Équilibre:
Manque malheureusement de profondeur. Est-ce dû à son taux d’alcool? À son jeune âge? À son fût de bourbon? Qui sait? Difficile d’y cerner autre chose. Le contenu est aussi opaque que sa bouteille.

Note: ★★★★★

#099 • Bruichladdich Waves 2009

46% alc./vol.
Distillerie Bruichladdich, Bruichladdich, Islay, Écosse

Reddite quae sunt Caesaris, Caesari.

– Matthieu, XXII,21

D’entrée de jeu je dois remercier encore mon ami Pierre-Luc car c’est à lui qu’appartient la bouteille de Bruichladdich dont je vais vous parler aujourd’hui, et car il a eu aussi la gracieuseté de m’y faire goûter au-dessus de mon BBQ au charbon en train de décoller.

Je dois aussi lever mon chapeau à Frank Plamondon, mon collègue montréalais, et à son extraordinaire blogue Freaky Whisky. Comme vous pourrez le constater, vu que ce n’était pas ma bouteille j’ai eu de la difficulté à avoir la présence d’esprit d’en garder une photo. Donc pardonne-moi Frank de t’avoir odieusement volé ton galvanotype moderne…

(*Edit: J’ai pu en prendre une éventuellement, donc désolé Frank, je te rends ta pic… )

Le Waves est une expression tourbée à l’image de l’air salin de l’Islay, vieillie en fûts de bourbon avant d’être affinée en barriques de madère.

Comme le disait si bien Alexander Cartwright, le pompier américain qui inventa le baseball :

Il fallait jeter des fleurs blanches dans les vagues en faisant un voeu que les divinités réaliseraient dans l’année. Je ne sais pas ce qui s’est passé : mes fleurs devaient être moches, ou les dieux absents. En tout cas, je n’ai jamais été exaucé.

Couleur d’un orange doré modérément désaturé.

Nez:
Tourbe salée et feuilles de nori au premier plan. Suivi de noix et raisins, fleurs et pommes, punch aux fruits et Pine-Sol.

Bouche:
Miel, fleurs et poivre blanc.

Finale:
Subtile fumée terreuse. Fond d’eau salée qui a servi à steamer des hot-dogs. Fleurs amères, cuir et caoutchouc.

Équilibre:
La finale nous prend trop par surprise, pas une surprise-party, mais un peu plus comme « Je suis en prison et je viens d’échapper mon savon ». C’est malheureusement assez pour que je ne veuille pas y retourner. Au 2e tasting il est un peu meilleur.

Note: ★★★★★