#316 • Stalk & Barrel Single Malt Cask #3

46% alc./vol.
Still Waters Distillery, Concord, Ontario, Canada

On repart sur une petite débarque des différents barils du single malt de la distillerie Still Waters, le Stalk & Barrel, en l’occurence le fût #3.

Comme le disait si bien le général français et maréchal d’Empire Jean-Baptiste Bessières, duc d’Istrie (1768-1813):

Si on passait l’année entière en vacances ; s’amuser serait aussi épuisant que travailler.

Pâle vinho verde rosé, fondant blanc à la vanille.

Nez:
Malt grillé et vanillé. Mélasse brûlée et caramel. Orge sucrée et réglisse noire. Légers fruits des champs soulignés par un peu de poires en canne dans leur sirop.

Bouche:
Miel et savon, poussière et fruits. Poids et affirmation en bouche un peu décevants. À peine de menthe et de vanille.

Finale:
Savon métallique, épices, surtout de la cannelle, avec pourtant un côté qu’on pourrait qualifier de rafraîchissant.

Équilibre:
Quand même pas piqué des vers pour un premier essai à 46%, mais on a hâte d’en voir plus.

Note: ★★★★★

#315 • Bruichladdich 17 ans 1992 PX Cask

46% alc./vol.
Distillerie Bruichladdich, Bruichladdich, Islay, Écosse

Aujourd’hui on revisite avec le plus grand plaisir l’île d’Islay avec une édition spéciale de la réputée distillerie Bruichladdich, le 1992 PX Cask.

Distillé en 1992 et embouteillé après 17 ans, c’est une expression moins commune qui a terminé son séjour dans des fûts de premier remplissage ayant contenu du sherry pedro ximénez. Bruichladdich ont eu la présence d’esprit de ne pas l’embouteiller à moins de 43% d’alcool.

Comme le disait si bien mon regretté comparse Sir Winston Leonard Spencer Churchill (1874-1965):

Il ne sert à rien de dire “Nous avons fait de notre mieux”. Il faut réussir à faire ce qui est nécessaire.

Roux profond hyper-orangé, presqu’un mélange entre le Fruitopia aux fraises et son collègue à l’orange.

Nez:
Toutes les notes typiques d’un fût de sherry nous sautent au nez, avec en prime un genre de vin chaud du temps des fêtes. Sucre brun et fruits des champs. Petite lanière de cuir.

Bouche:
Belle et douce vague de chaud caramel salé, accompagné subtilement de cuir, de feuille de tabac et d’encens, arôme bois de teck. Salade de fruits et thé glacé. Sublime.

Finale:
Une fois qu’on y est pris, la finale refuse de nous abandonner. C’est ici que la tourbe de Bruichladdich vient percer l’épais nuage de l’influence du xérès.

Équilibre:
Un dram pour les grandes occasions. Le « foie gras » des Islay Single Malts. Décadent à l’extrême, peut-être même trop…

Note: ★★★★