#497 • Auchentoshan 1998

54.6% alc./vol.
Distillerie Auchentoshan, Dalmuir, Lowlands, Écosse

Auchentoshan, triple distillation, la douceur même des Lowlands, dit-on.

Normalement je me dirais que ceci est encore une expression fade de la distillerie, mais on a ici un backstory digne d’un joueur de D&D un peu zélé sur les bords…

C’est un single malt de 12 ans d’âge, vieilli dans des fûts de chêne européen ayant contenu du xérès et embouteillé en 2010. Il s’en passe des affaires dans ce whisky-là.

Comme le disait si bien l’écrivain irlandais Oscar Fingal O’Flahertie Wills Wilde, ou simplement Oscar Wilde (1854-1900):

Démocratie: l’oppression du peuple par le peuple pour le peuple…

Nez:
Assez robuste et épicé, noix, orge et pelure d’orange. Un peu de miel et un peu de caramel, mais le degré d’alcool masque un peu tout le reste. Bois sec.

Bouche:
Miel, fleurs et vanille. Crème et ananas, raisins blancs et xérès. Pas trop mal.

Finale:
Longueur moyenne, complexité inexistante. Épices, bois et pommes vertes.

Équilibre:
Un bon Auchentoshan, mais un scotch quelconque. Dommage car sa finition et son taux d’alcool semblaient être des pas dans la bonne direction.

Note: ★★★★★

#496 • Glenrothes Sherry Cask Reserve

40% alc./vol.
Distillerie Glenrothes, Rothes, Speyside, Écosse

On reste dans le Glenrothes, dans l’ancienne série, un beau NAS nommé Sherry Cask Reserve.

Introduite en 2014, cette expression est exclusivement mûrie en fûts de xérès de premier remplissage. Malheureusement au moment d’écrire ces lignes, y’en a pu en SAQ… Que voulez-vous, il faut bien que je vide mes carnets de notes…

Comme le disait si bien mon brave pote le cardinal Léger (1904-1991) à sa servante:

Face au monde qui change, il vaut mieux penser le changement que changer le pansement…

Ambre bronzé près de l’orange cadmium.

Nez:
Fort plaisant, quoiqu’un peu trop placide à mon goût. Orange, orge, miel et framboises. Le côté cuiré du sherry cask m’échappe.

Bouche:
Texture quelque peu aqueuse, mais les premiers parfums arrivent rapidement sur la langue. Le xérès éclate un peu plus ici. Fruits rouges, chêne et épices. L’orange y est encore, cette fois-ci avec un peu de cacao.

Finale:
Pas nécessairement courte, mais peu présente, peu intense. Quelques épices astringentes sur une planche de bois trempée dans le jus de raisin nous tiennent un moment, mais sans plus.

Équilibre:
Dommage, un NAS dilué à 40%. Il y a un potentiel, mais on a l’impression que la distillerie a eu peur de l’exploiter.

Note: ★★★★★