#446 • Lagavulin 8 ans 200e Anniversaire

Lagavulin 8 ans 200th

48% alc./vol.
Distillerie Lagavulin, Port Ellen, Islay, Écosse

200 ans d’histoire pour une des plus grandes, sinon LA plus grande, distilleries d’Islay, ce n’est pas rien.

En effet, en 2016 Lagavulin ont mis sur le marché quelques embouteillages commémoratifs, dont celui d’aujourd’hui, un 8 ans d’âge issu de chêne autant américain qu’européen, et embouteillé à un taux électrisant de 48% d’alcool!

Sur une note historique plus légère, Lagavulin vient du gaélique lag a’mhuilin, qui veut dire “vallon près du moulin”.

Comme le disait si bien le chanteur et auteur-compositeur de heavy metal américain Ronnie James Dio, de son vrai nom Ronald James Padavona (1942-2010):

Les gens exigent la liberté d’expression pour compenser la liberté de pensée qu’ils préfèrent éviter.

Blanc cassé, presque transparent.

Nez:
Thé, miel et cassonade. Pierre lavée, tourbe salée, phare du Fisherman’s Friend. Racé et robuste. Xérès.

Bouche:
Tourbe enflammée, algue et sel, miel et vanille. Bois sec et épices, le tout nappé d’une douceur insoupçonnée. Crème brûlée, noisettes et tourbe verte.

Finale:
Épices chaudes et bois gorgé de sherry. D’une belle longueur, la fumée iodée fait office de toile de fond pour épices, cantaloup et raisins blancs.

Équilibre:
À la hauteur de attentes et de la réputation de la distillerie. Très unique par rapport aux autres Lagavulins sur le marché. Un sacré beau coup pour souligner le bicentenaire de la distillerie. Un peu jeune, mais avec un taux d’alcool qui pondère amplement.

Note:

#445 • Tomatin Legacy

Tomatin Legacy

43% alc./vol.
Distillerie Tomatin, Inverness, Highlands, Écosse

Voici le NAS de base de la distillerie Tomatin, le Legacy!

C’est un savant mélange de fûts de bourbon et de fûts de chêne vierges, c’est-à-dire n’ayant jamais accueilli du spiritueux.

Wow, j’aimerais bien en avoir plus à dire, mais c’est malheureusement à la hauteur de la qualité de ce whisky…

Comme le disait si bien l’auteure et féministe britannique Anna Brownell Jameson (1794-1860):

Qui se nourrit d’attente risque de mourir de faim.

Assez pâle, sans toutefois annoncer trop de déception.

Nez:
L’orge domine un tableau de fruits tropicaux. Poires, bananes, pêches et mangues. Au fond du panier se cachent un peu de chêne et de vanille.

Bouche:
Texture aqueuse sur des notes de céréales séchées et de vanille. Un peu de caramel, de pommes et d’épices, le tout sur un fond de boîte de carton humide.

Finale:
De longueur moyenne, on y discerne un peu de chêne, mais trop peu trop tard.

Équilibre:
Plutôt décevant, mais pas sans espoir. C’est tout de même un flagrant exemple que les critiques de whisky, incluant la présente, tiennent du subjectif. D’un autre côté, avec 94.5% on se demande ce qu’ils fument ceux qui écrivent la Bible du Whisky…

Note: