#053 • Bowmore 12 ans

40% alc./vol.
Distillerie Bowmore, Bowmore, Islay, Écosse

Toute la seconde moitié de la soirée du 23 avril avec Iain McCallum au Club de Scotch Whisky de Québec a été consacrée à la légendaire distillerie Bowmore.

Fondée en 1779, on dit que ce serait une des plus vieilles distilleries d’Écosse. Elle n’a fermé qu’une fois, brièvement, pour abriter la Royal Air Force Coastal Command pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle appartient aujourd’hui au géant nippon Suntory et produit annuellement plus de 2 millions de litres de whisky. Ce qui me rappelle ces mots que le Pape Innocent X, dont c’est le jubilé aujourd’hui, a articulés plus d’une fois:

La guerre, c’est la guerre des hommes ; la paix, c’est la guerre des idées…

Je vais encore faire un clin d’oeil à ceux qui prêchent l’importance d’une bonne base avant de se lancer dans les whiskys plus audacieux. Allez, cessez de tergiverser, sortez une vingtaine de dollars de plus et pénétrez dans l’univers Bowmore…

Nez:
Une coche bien sentie au-dessus du McClelland’s Islay, dès que le Bowmore 12 est versé, la table au complet respire la tourbe. Le bonheur de la tourbe. L’orge et le coeur de l’Islay. Un peu citron-limette, une touche de phénol salé. Explosion de vanille à la seconde visite.

Bouche:
Sa douceur nous prend par surprise. Iode, vanille, hôpital, agrumes, diachylon, fumée.

Finale:
Douce et gracieuse fumée. Impression curieusement agréable de chêne, de fruits des champs, de brin de scie et de colle à bois. Oui, j’ai bien dit agréable.

Équilibre:
Un excellent choix pour une première approche des whiskys de l’Islay. À peine vingt dollars de plus qu’un McClelland’s, bonifié d’une richesse remarquable. Encore une des bonnes aubaines de la SAQ. De surcroît, pour les chochottes il est aussi disponible en 350 ml pour le prix d’un bon vieux Jameson. Un jour je devrai bien en faire un palmarès…

Note: ★★★★★

#020 • McClelland’s Islay Single Malt

40% alc./vol.
Distillerie Bowmore, Bowmore, Islay, Écosse

Pour ce billet je vais faire plaisir à mon collègue Marc-André qui ne cesse de prêcher l’importance de garnir la « base de la pyramide », c’est-à-dire profiter des scotchs et whiskys que l’on pourrait qualifier « d’entrée de gamme », afin de mieux apprécier ceux qui peuvent nous sembler plus inaccessibles, que ce soit par coût ou par rareté.

J’ai donc choisi le McClelland’s Islay Single Malt. Il n’existe pas de distillerie McClelland en soi, c’est une marque appartenant à Morrison Bowmore Distillers, qui possède des distilleries telles que Auchentoshan, Glen Garioch et, vous l’aurez deviné, Bowmore. C’est de cette dernière que provient le scotch dont je vous parle aujourd’hui.

Autre fait divers intéressant, Morrison Bowmore appartient au groupe japonais Suntory, le même Suntory qui produit le whisky de la pub de Bill Murray dans l’excellent Lost in Translation. Si Unibroue appartient aux japonais, pourquoi pas McClelland’s?

Nez:
Je laisse le verre sur la table après l’avoir versé, et une faible vapeur d’iode embaume la pièce. Ça sent l’hôpital avant même d’avoir songé à mettre le nez au dessus. L’ambiance est plein de promesses. Je plonge dans le verre et une tourbe intense me met au défi, suivi d’une fumée raffinée mais assurée.

Une infime touche de cuir s’en dégage après en avoir pris une gorgée. Un peu moins subtil que les autres Islay auxquels j’ai goûté. Comme s’il me disait « C’est de même »…

Bouche:
Miel onctueux dès l’arrivée sur la langue, volutes de fumée par la suite pour finir en épices. Le tout dominé par un petit côté un peu plus fade sur lequel j’ai de la difficulté à mettre le doigt.

Finale:
Très nette et quand même plus longue que ce à quoi je m’attendais. Un brin de fumée au début et ensuite on s’étire sur un fond de pastilles pour la toux. Je suis intrigué par ce que ça doit donner si j’en bois pendant un rhume.

Équilibre:
Pour les experts, je dirais que ce n’est rien de plus qu’un Islay de semaine. C’est toutefois un bon début si on en est à notre tout premier Islay, il ne faut pas effrayer les gens après tout. Un des bons rapports qualité-prix en SAQ.

Note: ★★★★★