#010 • Smokehead Islay

43% alc./vol.
Distillerie Ian Macleod, Broxburn, Écosse

Je voudrais commencer par un merci tout spécial à Catherine pour avoir ramené une bouteille [déjà entamée] de ce petit bijou de la LCBO (équivalent ontarien de la SAQ) lors de son dernier périple chez les anglos.

Tout de suite au look de sa bouteille, on constate que le Smokehead est un whisky contemporain qui veut se démarquer. Le marketing et le design sont très jeunes, et le produit doit l’être aussi. Certaines rumeurs circulent comme quoi ce serait en réalité un Ardbeg 7 ans embouteillé comme ça avec une majoration de prix.

Comme ma mère m’a toujours dit de ne pas écouter les médisances, allons tout simplement le boire…

Nez:
Un vent d’iode nous fesse dans la tronche avant même d’avoir touché le verre. Fumée, tourbe, tannin, re-fumée. Moins aggressif que l’emballage ne le laisse présager. Sur l’ouverture d’un deuxième nez, je détecte une touche de fruits vanillés sous l’étage de tourbe.

J’ai cru y déceler du bois, mais j’étais incertain de savoir lequel. Quand ma blonde m’a dit « pas Claude, toujours? », j’ai baissé les bras.

Bouche:
Épicé et curieusement moins fumé qu’annoncé par le nez. Vanille, toffee, noix d’acajou, sel. Surprenant et déconcertant.

Finale:
Longue finale en pente douce. On garde les épices un peu pour se laisser tranquillement déscendre par un léger voile fumé.

Équilibre:
Ce whisky nous emmène à des endroits difficiles à anticiper. La finale s’allonge délicatement à chaque gorgée. Les coeurs aventuriers seront comblés.

La distillerie en produit aussi une expression de 18 ans, la Extra Black, qui a été vieillie directement en terre du Mordor. Je vous en donnerai des nouvelles le jour où je mettrai la main dessus…

Note: ★★★★★

#009 • Glenkinchie 12 ans

43% alc./vol.
Distillerie Glenkinchie, Pencaitland, Écosse

Un gros merci à Pierre-Olivier pour son invitation à souper et pour m’avoir fait goûter à son scotch fétiche de fin de soirée, le Glenkinchie 12 ans…

Fondée en 1820, la distillerie Glenkinchie est située dans la vallée de la rivière Kinchie, en banlieue d’Édimbourg. Elle produit pour des blenders, Johnny Walker, entre autres, et pour elle-même, les single malts de 10 et 12 ans, et son Distiller’s Edition de 14 ans.

Comme le disait si bien le cardinal Léger à sa servante :

Passons sans plus attendre à la dégustation du vin de messe!

Nez:
Un mélange orange-vanille, qui se transforme rapidement en tarte au citron. « Avec meringue? » a blagué P.O… « OUI !!! » ai-je tout-de-go répondu…

Ensuite sous un premier voile d’alcool qui trahit son 43% on y hume un léger, surprenant et séduisant fond de tourbe.

Bouche:
Une belle et douce balade. Quand même belle rondeur, j’apprécie. On y goûte épices, agrumes, caramel au beurre, herbe et très légère tourbe fumée à la fin.

Finale:
Moyennement longue et épicée. Ça rappelle presque un cask strength distillé plus d’une fois.

Équilibre:
Un 12 ans plus que respectable. Un tantinet trop dispendieux, je le verrais plus entre 60 et 65 douilles. C’est pas le scotch de l’année mais je le choisirais volontiers avant un Glenlivet ou un Glenfiddich du même âge…

Note: ★★★★★