Sauce BBQ au Bourbon

Oh boy ça fait longtemps que j’ai mis une recette icitte! Pour ceux qui vont réveiller leur BBQ de sa torpeur hivernale sous peu ou bien pour ceux qui ont besoin d’assaisonner leur comfort food pulled pork à la mijoteuse printanière, voici ma recette épique de sauce BBQ au Bourbon!

Le bourbon que je préfère pour cette recette est le Jim Beam Devil’s Cut, mais soyez audacieux si le coeur vous en dit et expérimentez. Je me dis qu’une prochaine fois un Crown Royal Black ferait l’affaire en simonaque! Note à moi même pour des côtes levées du 1er juillet!

C’est bien de la faire à l’avance car elle est bien meilleure une fois refroidie à température pièce. Bonus: Elle se garde jusqu’à environ deux semaines au frigo.

Comme le disait si bien le cuisinier, dieu du BBQ, écrivain et animateur de télévision américain entièrement bilingue Steven Raichlen :

Pour les grands jours, il faut que les sermons soient courts et que les saucisses soient longues.

Ingrédients:

  • 1 tasse de passata di pomodoro
  • ½ tasse de bourbon (ou autre whisky de circonstance)
  • 4 c. à table de cassonade
  • 4 c. à table de sirop d’érable
  • 3 c. à table de vinaigre de cidre
  • 2 c. à table de sauce worcestershire
  • 1½ c. à table de fumée liquide
  • 1 c. à table de sauce soya
  • 1 c. à table de moutarde de Dijon
  • 1 c. à thé de poudre d’ail
  • 1 c. à thé de poudre d’oignon
  • ½ c. à thé de sauce srirarcha
  • ½ c. à table de poivre noir moulu

Préparation ultra-fucking simple:

Sur feu moyen en remuant de temps en temps, amener le tout à ébullition. Baisser le feu et laisser mijoter ensuite 10 à 15 minutes, ou jusqu’à ce que la quantité de sauce soit réduite à environ 2 tasses, ou encore jusqu’à la consistance désirée calvaire!

Que ce soit sur des côtes levées, sur du porc effiloché ou sur whatever, depuis que je fais cette sauce j’ai banni les sauces du commerce de chez nous!

Bon appétit!

#295 • Premium Bottlers STRT-101

46% alc./vol.
Still Waters Distillery, Concord, Ontario, Canada

J’arrive ici avec un whisky canadien aux allures de scotch, petite bête assez particulière ayant un nom rappelant la SMWS, le Premium Bottlers STRT-101.

Il ne faut pas se le cacher, nous vivons malheureusement dans un pays où démarrer sa distillerie relève de l’exploit. Les embûches administratives, couplées aux règlementations sur les spiritueux vieillis, font que ceux qui y parviennent doivent avoir fait preuve d’ingéniosité. Reculons de quelques années, quand la distillerie Still Waters a débuté sa production. Le temps que tout ce beau malt vieillisse et gagne le droit de porter le nom « whisky », il fallait bien que Barry et Barry mettent du pain sur la table.

Outre produire brandy, vodka et certains blends, une de leurs stratégies fut, sous le nom de Premium Bottlers, d’acheter des fûts de whisky écossais et de les embouteiller en Vatted Malt, à raison de 99% de scotch et 1% de single malt canadien. Bien que le paysage de la distillation au Canada ait changé depuis, à l’époque le seul single malt canadien en existence était le Glen Breton. Force est d’admettre que c’est ce qui se retrouvait en guise de 1% de ce blend.

Pour la portion de 99%, les codes sur la bouteille sont expliqués sur le site de Premium Bottlers. Dans le cas qui nous intéresse, STRT-101 est un Strathisla 10 ans.

Mais comme l’a proféré à quelques reprises le chanteur et humoriste américain Joe E. Lewis (1902-1971):

Je fais pas confiance aux chameaux. Non plus d’ailleurs à quiconque peut passer une semaine sans boire.

Aussi pâle qu’un sauvignon blanc.

Nez:
Belle petite céréale du Speyside à l’avant-plan, entourée de vanille, d’herbe, de foin et de fleurs. Rien à chier par terre, mais tout de même vachement bien pour son prix. Le degré d’alcool supporte admirablement bien le tout.

Bouche:
Texture assez intéressante. On y dénote un petit côté poivré, vanillé avec des pastilles et des grains d’orge bien gras, sans oublier la plus douce des pointes de cuir fumé.

Finale:
Une finale qui aurait gagné à être plus longue, bien qu’on aime le premier punch de menthe et de poivre pour finir en douceur sur une vague de vanille.

Équilibre:
Pas la fin du monde, mais belle réussite de Still Waters pour se faire un fond de roulement. Essentiellement un Strathisla 10 ans pour 50$, on serait fous de s’en passer! Je mets au défi quiconque de me trouver du Glen Breton à l’aveugle là-dedans!

Note: ★★★★★