#039 • Icons of Arran: the Westie

46% alc./vol.
Distillerie Arran, Lochranza, Île d’Arran, Écosse

La Distillerie Arran est en vedette pour le quatrième whisky de la soirée « Whiskies d’ici et d’ailleurs » du 12 mars dernier au Club de Scotch Whisky de Québec. Fondée sur l’Île d’Arran en Écosse, elle a produit entre autres une série de quatre scotchs en édition limitée appelée Icons of Arran. La troisième expression de cette dernière est celle que nous avons dégusté, Arran the Westie.

Ce scotch a été nommé ainsi en l’honneur de Ruaraidh, le West Highland white terrier du gérant de la distillerie, qui selon la légende est le gardien du chai. Ça me rappelle un peu l’histoire de Hachikō, sauf que je suis certain que Richard Gere n’est pas gérant chez Arran.

L’expression a 12 ans d’âge, distillée en 1998, vieillie dans 22 fûts de sherry oloroso et embouteillée en 2011 à tirage limité de 6000 bouteilles. De par sa rareté on voudrait peut-être le garder pour une occasion spéciale, mais comme le disait si bien Maurice Duplessis pour stimuler l’économie:

On n’attache pas son chien avec des saucisses.

Nez:
Floral, orange, citron, très léger, éclipsé même. Un peu d’herbe, graines de lin, vanille. Je cherche le sherry mais il semble avoir décidé de choker le party. Une deuxième visite me fait sentir de la meringue et me rappelle quelque peu le Glenkinchie.

Bouche:
Ample et huileux, très sucré, raisins, tarte au citron et vanille. Chêne grillé et traces de fumée, suivi de chocolat et d’un mélange cannelle-muscade, à moins que ça ne soit de la cardamome? Fascinant.

Finale:
Épices et légère fumée pour commencer, puis s’efface relativement vite sur un fond d’amandes et de raisins secs.

Équilibre:
Très honnête mais tout se passe presque exclusivement dans la bouche. Le reste tombe malheureusement un tantinet à plat. Je cherche encore le sherry. Je soupçonne un second, voire même un troisième remplissage.

Note: ★★★★★

#030 • Black Grouse

40% alc./vol.
Edrington Group, Écosse

C’est pour se faire pardonner pour le Rumskey que David nous a présenté un invité imprévu, le coq des bouleaux, le petit frère tourbé du Famous Grouse, le blend écossais The Black Grouse.

Je vous avais promis la semaine dernière que je ne montrerais ici que des photos prises moi-même, mais force est d’admettre que parfois je dois composer avec des imprévus. Même si je vais le plus souvent possible utiliser mes propres photos, je vais donc ici et là glisser un cliché de la toile. Mais comme le disait en anglais mon bon ami Lars Ulrich:

The « not-giving-a-fuck » meter is as far into the red-zone as ever before.

(*Edit: J’ai maintenant eu l’occasion de prendre des images du Black Grouse moi-même)

Toute l’assemblée a semblé apprécier la pause, mais n’ayant moi-même jamais goûté le Black Grouse auparavant, la méfiance était de mise.

Sa belle couleur d’un ambre absolu nous attire tel le chant d’une sirène, mais est-ce là que s’arrête le conte de fée?

Nez:
Légèrement fumé et tourbé, mais une bourrasque d’iode prend violemment le dessus. Suit une ambiance un peu florale et à peine fruitée.

On m’a souvent vanté le penchant Islay du Black Grouse, mais dans le même ordre de qualité, il me fait moins voyager que le McClelland’s Islay.

Bouche:
Huileux, légère vanille étouffée rapidement par une pelletée de tourbe. Se termine par une touche terreuse.

Finale:
Tourbe et épices. Les médicaments s’étirent un peu trop à mon goût.

Équilibre:
Quand même un bon blend, mais toutefois pas mon favori. Beaucoup trop médicamenteux pour moi. Je me ferme les yeux et je vois du vert hôpital. Je suis encore tiraillé à savoir si je l’achèterais, il est quand même juste 35 dollars…

Note: ★★★★★