#184 • Highland Park 15 ans Loki

48.7% alc./vol.
Distillerie Highland Park, Kirkwall, Orkney, Écosse

Merci encore une fois à Pierre-Luc pour avoir partagé avec moi son cadeau de Noël, un autre si précieux Highland Park. Fans des Avengers, attachez votre tuque, après le Thor, voici la seconde expression de The Valhalla Collection, le fourbe du lot, le Highland Park Loki 15 ans.

Dans la mythologie nordique, Loki représente pas mal le vilain de la gang. Sans cesse en train de mettre des bâtons dans les roues d’Odin, il aurait même tué Baldur, le frère de Thor.

Selon la distillerie, cela en ferait un personnage aux multiples facettes, digne de l’impulsivité et de la complexité de l’expression d’aujourd’hui. Produit là où la mer devient océan, le Loki représente fort bien la dualité entre son côté énigmatique et ses saveurs toujours en mouvement.

Comme le disaient si bien les musiciens francais Guy-Manuel de Homem-Christo et Thomas Bangalter :

Un traître est celui qui quitte son parti pour s’inscrire à un autre ; et un converti, celui qui quitte cet autre pour s’inscrire au vôtre.

Sa couleur est aussi cuivrée que son armure dans le film.

Nez:
Le nez plus que mielleux tire rapidement sur les agrumes, pour ensuite se préciser en marmelade d’orange sanguine. Une fumée de bruyère infiniment timide rôde en arrière-plan.

Bouche:
Le miel se sauve rapidement devant une ligne de front de sherry et d’épices. Beaucoup plus de fruits et d’influence de la fûtaille de xérès que son grand frère.

Finale:
Pruneau et fumée de bruyère s’étirent. Son taux d’alcool est absolument parfait. On termine sur des notes de poire et de feuille de tabac aromatisée au raisin, on croirait un vieux Macallan.

Équilibre:
Sublime. Son taux d’alcool confirme que c’est la direction que devrait prendre le 18 ans s’il voulait péter les 95%.

Note: ★★★★

#183 • Highland Park 12 ans (post-2006)

43% alc./vol.
Distillerie Highland Park, Kirkwall, Orkney, Écosse

Avec une mignonnette de son ancienne recette à ses côtés pour une dégustation comparée, voici la mouture actuelle de l’expression-phare de la distillerie septentrionale, j’ai nommé le Highland Park 12 ans.

Highland Park demeure une des seules distilleries écossaises à malter ses propres graines d’orge sur place, les séchant à l’aide de leur tourbe unique des Orcades. Une des forces des expressions de la distillerie est leur constance. Le renommé expert et critique de whisky feu Michael Jackson (non Steve, pas feu le chanteur) l’a nommé « The greatest all-rounder in the world of malt whisky« , ce qui veut dire « Le plus versatile de tous les whiskys de malt ». En effet, difficile de se tromper quand on prend la peine de choisir un malt HP.

Comme le disait si bien l’acteur, animateur et arbitre en chef à la Ligue nationale d’improvisation (LNI) Yvan Ponton :

Si l’on vient vous dire qu’une montagne a changé de place, permis à vous de le croire ; mais si l’on vous dit qu’un homme a changé de caractère, n’en croyez rien.

Un joli caramel doré nous met l’eau à la bouche.

Nez:
Une entrée en scène du tac-au-tac qui ne fait pas dans la dentelle ni dans la politesse. Il manque un peu de finesse par rapport à l’ancien embouteillage, mais il apporte aussi un petit côté irrévérencieux fort plaisant. Herbe, fleurs et bruyère sont à l’avant-plan et obscurcissent le miel, le sherry et le malt. Une touche d’abricot perce les nuages.

Bouche:
Miel et abricot sont mis de l’avant, accompagnés d’une légère fumée qui ne prend pas trop le dessus. Le côté herbeux est moins présent qu’il ne l’était au nez.

Finale:
On part en flèche avec une belle rétro-olfaction de fumée de bruyère et un gros rayon de miel pour conclure sur un joli kick d’alcool.

Équilibre:
Plus rough et moins raffiné que la vieille recette. Si l’embouteillage pré-2006 arrive en costard, le post-2006 est en jeans et t-shirt. Au moins il n’est pas en culottes de jogging…

Note: ★★★★