#050 • Auchentoshan Three Wood

43% alc./vol.
Distillerie Auchentoshan, Dalmuir, Lowlands, Écosse

Scotch Whisky numéro deux de mardi dernier avec Iain McCallum et les joyeux lurons de Québec Whisky, le Auchentoshan Three Wood. Pourquoi trois bois? Non Steve, ce n’est pas un jeu de mots sur le golf, c’est une question de maturation.

Une belle grosse maturation juteuse de 12 ans répartie dans trois fûts différents: dix ans ex-bourbon américain, un an ex-sherry oloroso et une dernière année dans des tonneaux ayant contenu du sherry pedro ximénez. Au premier coup d’oeil ça peut paraître effrayant, chaotique même, mais restez assurés que ça ne fait qu’enrichir le caractère unique de cette expression.

Visuellement il est plus roux foncé que le 12 ans. C’est maintenant qu’on va vérifier si le dicton qui dit que les roux n’ont pas d’âme est fondé…

Nez:
Chocolat à l’orange, raisins, feuilles de tabac. Unique. Acidité plaisante.

Bouche:
Vanille et sherry surplombent des épices mordantes. Caractère hyper boisé. On hésite à l’avaler pour le garder en bouche encore un tout petit peu…

Finale:
Tous plein de petits fruits. Chaud et apaisant sur la pente douce. Du réconfort en liquide.

Équilibre:
Une très nette coche au-dessus de son homonyme de l’article précédent. En guise de conclusion, je vous rapporte ces paroles que m’a confiées Tiger Woods lors de ma dernière visite à son chalet manitobain:

Trois marmites, grande fête ; trois femmes, tempête.

Note finale: ★★★★★

#049 • Auchentoshan 12 ans

40% alc./vol.
Distillerie Auchentoshan, Dalmuir, Lowlands, Écosse

Pour entamer la soirée du 23 au Club de Scotch Whisky de Québec, un Auchentoshan 12 ans fut présenté devant nous. Originaire des lowlands, c’est la seule distillerie écossaise à pratiquer la triple distillation alors que le reste du pays ne distille que deux fois. Cela attribuerait au whisky une touche plus délicate que ses pairs.

Bien que son nom ait l’air tout droit sorti de feu l’exposition des Premières Nations au Musée de la Civilisation, Auchentoshan en gaélique signifie « le coin du champ », tiré de l’époque lointaine où les contrebandiers planquaient leur whisky, vous devinerez, dans le coin du champ. La distillerie n’est pas située très loin de Glasgow, ce qui a valu à leur scotch le surnom de Malt de Glasgow, au même titre que le Glenkinchie est le Malt d’Édimbourg.

Avant de passer à la dégustation, et parce que j’ai eu l’impolitesse de ne citer personne dans mon dernier article, voici une locution célèbre du biologiste écossais qui a accidentellement découvert la pénicilline en 1928, Sir Alexander Fleming:

Ce que beurre et whisky ne peuvent soigner est incurable…

Nez:
Fleurs et légère vanille. Orge, miel et fond de charbon. Cerise et amandes. Un nez subséquent nous révèle chêne, agrumes et meringue ou plutôt un souvenir de chocolat blanc.

Bouche:
Rapide, les saveurs frappent en un éclair et se fondent dans la finale. Miel, vanille, lavande, fleur de cerisier. Un petit citron fumé parvient à percer les nuages. Un goût très franc, du genre « c’est de même ».

Finale:
Beaucoup trop courte malgré de belles épices. Plusieurs m’accuseront d’hérésie, mais pour ce qui est des lowlands, je porte le Glenkinchie un petit peu plus près du coeur.

Équilibre:
Quand même super départ pour la soirée, j’ai soif. Vous avez réveillé le monstre.

Note: ★★★★★