#356 • Glenfiddich Malt Master’s Edition • Batch #1

40% alc./vol.
Distillerie Glenfiddich, Dufftown, Speyside, Écosse

Mise en ligne aujourd’hui d’un scotch introduit et goûté il y a environ un an et demi (wow!) au Whisky Live de Toronto. À cette occasion Glenfiddich montrait à nos papilles la première mouture de leur Malt Master’s Edition.

La distillerie est surtout reconnue pour sa popularité et ses expressions de base, quoiqu’ils aiment bien de temps en temps nous gâter avec des produits extraordinaires.

Cette édition spéciale a séjourné six à huit ans en fûts de bourbon, pour ensuite prolonger son vieillissement de quatre à six années dans des fûts ayant contenu du xérès. On pourrait estimer alors que le produit fini aurait entre 10 et 14 ans. Cette première batch inaugure une série de onze versions à venir, réalisées par Brian Kinsman, Master Distiller.

Comme le disait si bien le cardinal Léger (1904-1991) à sa servante:

Celui qui est maître de sa soif est maître de sa santé.

Orange foncé profond & riche.

Nez:
Caramel et malt grillé. Agrumes et orange, infime cuirette. Bien mais pas si top. Un peu de pommes.

Bouche:
Léger en bouche, épicé à souhait sur des notes fumées de pommes et de caramel.

Finale:
Vagues d’épices en continu, mais pas bien plus.

Équilibre:
Somme toute très bon, mais comme bien des prétendants, son prix n’en vaut pas la chandelle.

Note: ★★★★★

#355 • Hart Brothers Benrinnes 14 ans

46% alc./vol.
Distillerie Benrinnes, Aberlour, Speyside, Écosse

L’an dernier, la SAQ faisait entrer sans gêne quelques embouteillages de l’indépendant Hart Brothers. Nous avons eu droit à des expressions provenant de certaines distilleries plus ou moins connues, dans le but de peut-être nous faire découvrir de belles surprises. Voici donc le Benrinnes 14 ans.

La distillerie Benrinnes a été fondée en 1826 et a ironiquement été détruite seulement trois ans plus tard lors d’un glissement de terrain. Reconstruite en 1835 et fermant à deux reprises lors de la Première et de la Seconde Guerre mondiale, elle appartient aujourd’hui comme bien d’autres à l’empire Diageo.

Comme le disait si bien le sculpteur français Frédéric Auguste Bartholdi, notamment le créateur de la célèbre Statue de la Liberté, dont, bien peu de gens le savent, le titre exact est La Liberté éclairant le monde (1834-1904):

Le commerce est l’art d’acheter trois francs ce qui en vaut six et de vendre six francs ce qui en vaut trois.

Pâle comme de l’herbe brûlée.

Nez:
Moins intéressant, sueur de poche à la Speyburn. L’orge est encore présente, mais avec une touche de soufre, d’agrumes et de vanille. Quelques faibles volutes évoquant un fût de xérès émergent en fin de nez.

Bouche:
Agréable et pesant à l’arrivée, notes de chocolat et de noix. Assez sec et vraiment surprenant. Raisins verts et blancs.

Finale:
Moyenne et sèche sur des touches de miel, de bois et de raisin. Légère fumée de bière moufette.

Équilibre:
Intéressant avec son soupçon de sherry, mais qui pourrait s’affirmer plus. On croirait que le côté sulfureux du fût est la raison pour laquelle ce dernier aurait été vendu par Benrinnes.

Note: ★★★★★