#364 • Highwood Distillers Ninety 20 ans

45% alc./vol.
Highwood Distillers, Calgary, Alberta, Canada.

Un solide p’tit canadien auquel j’ai goûté il y a un bail au Whisky Live Toronto 2014, le délicieux Highwood Distillers Ninety 20 ans.

Un beau blend de whiskys canadiens de choix, pour 20 ans de vieillissement, on a droit à quelque chose d’unique.

Comme le disait si bien le pape Clément XIV, ou Giovanni Vincenzo Antonio Ganganelli (1705-1774):

Combattez pour vos idées, mais ne croyez pas qu’elles soient la seule et unique vérité.

Assez neutre doré, léger roux. Nez: Bouche: FInale: Équilibre: Trop facile à boire, très impressionnant. Beau score, porte bien son nom.

Nez:
Beaux fruits séchés typiquement canadiens (whisky-wise). Pommes mijotées dans le caramel. Chocolat au lait et chêne carbonisé.Très riche, crémeux et roux.

Bouche:
Doux et sucré, avec les épices du rye qui ressortent ici. Léger cuir, d’une douceur caramélisée incroyable. Fruits dans leur sirop. Vanille et nougat, sirop d’érable.

Finale:
Moyennement sèche, mais d’une belle longueur sur des épices soutenues.

Équilibre:
Trop facile à boire, très impressionnant. Beau score, porte bien son nom.

Note: ★★★★

#363 • Hart Brothers Glen Spey 20 ans

46% alc./vol.
Distillerie Rothes, Aberlour, Speyside, Écosse

L’an passé, quelques embouteillages de l’indépendant Hart Brothers ont fait leur apparition à la SAQ. On nous a présenté des expressions provenant de plusieurs distilleries plus ou moins connues, afin j’imagine d’élargir nos horizons. Voici le Glen Spey 20 ans.

La distillerie Glen Spey fut fondée en 1878 et n’a au cours des années mis en marché qu’une poignée d’embouteillages officiels. Le gros de sa production sert aujourd’hui aux blends de J&B, qui à son tour appartient à Diageo.

Comme le disait si bien ce fameux proverbe français:

Plus on met de paille dans l’étable et plus il y a de fumier.

Jaune pâle.

Nez:
Raisin assez fort sur une touche de vanille. Impression de mélasse à la new make, ce qui m’insulte un peu pour un 20 ans d’âge. Se rattrape un peu à la fin avec un peu de miel.

Bouche:
Assez léger comme texture. Un tout petit peu de fumée et d’épices. Retour de la mélasse acide.

Finale:
De longueur moyenne. Un peu épicée sur des notes de menthe, de chêne et de regrettées cennes noires.

Équilibre:
Pourrait être mieux. Tristement un autre exemple de fût qu’on ne voulait plus à la distillerie.

Note: ★★★★★