#032 • St-George Single Malt Whiskey

St George

40% alc./vol.
Distillerie St-George Spirits, Alameda, Californie, États-Unis

Ah! On arrive au premier véritable single malt de la soirée du potager de David, le St-George Single Malt Whiskey (avec un « E » quand même). Il se targue d’avoir été vieilli dans trois fûts différents: bourbon, chêne français, et porto.

Disons que c’est l’expression de cette dégustation qui tient le plus de la façon de faire du vieux continent, ce qui n’a pas le choix de remplir mon coeur de grandes espérances…

Mais comme dirait le grand Henri de Régnier:

Juger est quelquefois un plaisir, mais comprendre un bon whisky en est toujours un..

Nez:
Ma mémoire olfactive tourne à fond la caisse… Je pense au Festibière, vision d’une bière aux fruits. Bingo! La Sangribière de la Barberie! Bon yenne que j’ai hâte à l’été, au nez c’est un whisky parfait pour « flipper » des boulettes sur un hibachi aux briquettes. Citron et fleurs sortent au second nez pour finir en vanille sur une troisième visite.

Bouche:
Citron, vanille, un petit mordant indicible.

Finale:
On a presque l’impression que c’est pétillant. Un fort retour de bière moufette, comme les bouteilles vertes transparentes au soleil.

Équilibre:
Je me dois ici de citer Shakespeare:

Bière ou whisky, telle est la question…

Plugger la citation la plus pluggée de l’histoire de la littérature: Check!

Mais sans blague c’est tellement particulier qu’on a peine à croire que c’est un single malt. Ça évoque l’été au point de causer une dépression saisonnière.

Note:

#031 • Dry Fly Washington Wheat Whiskey

Washington Wheat Whiskey

40% alc./vol.
Distillerie Dry Fly, Spokane, Washington, États-Unis

Notre troisième whisky de la tournée des céréales est le Washington Wheat Whiskey, fait à 100% de blé!

Belle curiosité. J’avoue que je ne savais pas trop à quoi m’attendre, mais j’avais une étrange confiance en ce whisky.

D’entrée de jeu je ne sais pas pourquoi mais j’avais l’impression qu’il ne pouvait pas être tout à fait mauvais.

Nez:
Vanille et baies séchées nous prennent d’assaut. Une fois qu’il a respiré, il s’ouvre sur un ensorcelant air d’orange et de blé grillé. Un chatouillement qui m’évoque un Triscuit égrainé dans du Crown Royal.

Bouche:
La magie commence. Moyennement visqueux, franchement vanillé par son passage de 18 mois en fûts de chêne neufs. Et au sommet de la cloche, le blé vient briller. C’est tellement doux, c’est beaucoup trop bon. Comme l’aurait dit le Doc Mailloux s’il y avait goûté:

C’est propre, et c’est bon!

Finale:
D’une bonne longueur, avec un blé qui ne se cache pas.

Équilibre:
À part le nez qui n’en dit pas assez long et la finale qui rend moins justice à son goût, ce whisky est surprenant. On croirait même y déceler parfois de la citrouille. Un whisky du temps des récoltes. Un whisky de terrasse à la brunante. Crown Royal sur les stéroïdes.

Note: