Les tops et les flops de 2013

Hop hop hop, rapidement avant la fin de l’année, voici une revue de 2013 en peu de mots. J’énumère prestement mon top 5, mes trois pires, ainsi qu’un meilleur rapport qualité-prix en SAQ. Si le coeur vous le dit, il y a des liens qui vont vers les critiques individuelles de chacune de ces expressions.

Je tiens à rappeler aux plus péteux d’entre nous qu’il s’agit ici d’un exercice purement subjectif et qui concerne uniquement les whiskys que j’ai goûté cette année…

Mais comme le disait si bien ce proverbe belge que m’a cité une fois le cardinal Léger :

J’étais furieux de n’avoir pas de souliers ; alors j’ai rencontré un homme qui n’avait pas de pieds, et je me suis trouvé content de mon sort.

Les 5 meilleurs whiskys de 2013

Fait intéressant à noter, quatre de ces cinq expressions proviennent de l’Écosse, alors que la cinquième nous provient de Suède!

#5 Mackmyra Brukswhisky

#4 Glenmorangie 25 ans

#3 Laphroaig Quarter Cask

#2 Highland Park 18 ans

#1 Ardbeg Uigeadail



Les 3 pires whiskys de 2013

Autre fait divers, les prix de ces monstruosités varient de 16$ jusqu’à 400$ !

#3 Speyburn Bradan Orach

#2 Rumskey

#1 Pittyvaich 20 ans



Le meilleur rapport qualité-prix de 2013

Je vais devoir ici donner raison à mes potes du Club de Scotch Whisky de Québec et y aller moi aussi avec ce divin cask strength pour un maigre 98$…

Glen Garioch 1995 Cask Strength

Bonne Année à tous !

#165 • Ledaig 10 ans

46.3% alc./vol.
Distillerie Tobermory, Tobermory, Île de Mull, Écosse

Les astres sont alignés, en guise de dernier article de 2013, on se tape le dernier service de la dernière dégustation de l’année au Club de Scotch Whisky de Québec, lui aussi issu de la distillerie Tobermory, le légèrement plus vilain Ledaig 10 ans.

Bien peu de gens le savent, mais la distillerie Tobermory s’appelait en fait la distillerie Ledaig lors de sa fondation en 1798. Ce n’est qu’en 1975 que la distillerie abandonna le nom de Ledaig, prononcé en gaélique « led-chig » et signifiant « havre de paix ». La ville éponyme aussi traversa cette crise identitaire à peu près à la même époque.

Le whisky Ledaig lui même est relativement plus tourbé que le Tobermory, car il utilise du malt ayant été tourbé à Port Ellen, sur l’île d’Islay.

Comme le disait si bien encore une fois le cardinal Léger, surtout dans le temps des fêtes :

La conscience ? Elle n’empêche jamais de commettre un péché. Elle empêche seulement d’en jouir en paix !

Couleur d’un jaune pâlotte qui crie la tourbe.

Nez:
Une traînée de fumée de tourbe et de phénol surplombe une trop petite communauté de citron, de cuir, de pin, de noix et d’huile d’olive de façon savoureusement sinistre.

Bouche:
Surprenant, huileux et épicé en bouche. Des notes de miel et de citron, agrémentées d’herbe et de noix salées, sont au rendez-vous.

Finale:
On laisse de côté les fruits et le sucre pour tomber ici dans la boucane de tourbe, le cuir et les feuilles de tabac à pipe. Poivre et médicaments s’étirent un peu et finissent par se chicaner à mon grand dam.

Équilibre:
On reste tout de même loin des monstres tourbés de l’Islay, mais cette expression de Mull digne de mention reste toutefois solide. Je pourrais recommander sans honte cette expression, accompagnée du Tobermory 10 ans, pour quelqu’un qui souhaite avoir une idée de ce qui se fait dans les îles moins connues de l’Écosse.

Note: ★★★★★