#068 • Mackmyra Special #07 Framtidstro

45.8% alc./vol.
Distillerie Mackmyra, Mackmyra, Gästrikland, Suède

Cinquième et avant-dernier whisky de Mackmyra pour la dégustation thématique du 9 mai au Club de Scotch Whisky de Québec. Angela et Jonathan nous présentent le Mackmyra Special #07 Framtidstro. Framtidstro en suédois ça se traduit par « espoir ». Espoir comme dans « Oh bon yenne, il est disponible en SAQ, j’espère qu’il en reste une bouteille! »

Une belle particularité de cette expression, elle a été affinée dans des queues de cloudberries, en français mûre polaire, plaquebière ou bien margot. Les avides téléspectateurs de l’épicerie à Radio-Canada la connaîtront peut-être mieux sous le nom de chicoutai.

Préparez-vous maintenant à vivre un moment historique. Une authentique vraie de vraie citation, pas de bullshit. Plusieurs d’entre vous se souviendront du film The Shawshank Redemption, dans lequel Frank Darabont a écrit, et merci de lire les paroles suivantes avec la voix de Morgan Freeman:

L’espoir c’est dangereux. L’espoir peut rendre un homme fou.

Belle couleur jaune paille foncé. J’ai soif.

Nez:
Citron, fruits des champs et gomme de sapin. Léger avec un fond d’herbe, de vanille et de noisettes.

Bouche:
Fruits et épices dominés par la signature de poire Mackmyra. Excellent.

Finale:
Épicée, longue et joyeuse. Organique, le genre de finale qui nous rend heureux du fait d’être plus homme que machine.

Équilibre:
Framtidstro, espoir comme dans « j’espère que la bouteille n’est pas vide ». Rafraîchissant à l’extrême. Ça doit bien passer avec des pétoncles.

Note: ★★★★

#067 • Mackmyra Special #04 Double Dip Bourbon

53% alc./vol.
Distillerie Mackmyra, Mackmyra, Gästrikland, Suède

La quatrième expression présentée par Angela D’Orazio et Jonathan Luks de Mackmyra au Club de Scotch Whisky de Québec le 9 mai dernier, rien de moins que le Mackmyra Special #04 Double Dip Bourbon.

Quatrième whisky de la série commémorative des Special, le Double Dip Bourbon tire son surnom de deux sources. La première concerne son vieillissement, entamé en ex-barriques de bourbon de taille régulière, suivi d’un affinage toujours en ex-fûts de bourbon, mais cette fois-ci de plus petite taille et faits à la main. La seconde source est un scène du légendaire sitcom américain Seinfeld, dont voici justement l’extrait en question trouvé sur Ton Tube.

À l’oeil, je le trouve extrêmement pâle, je pourrais même le qualifier du Cullen des whiskys suédois, mais ce serait trop compromettant et de mauvais goût.

Aujourd’hui marque le décès en 1701 du capitaine William Kidd, pirate écossais notoire. En pareilles circonstances il aurait dit:

Le mal, c’est quelque chose de toujours possible… Et le bien, c’est quelque chose d’éternellement difficile.

Nez:
D’une légèreté exacerbée. Gros chêne à peine sucré. Image de pommes vertes et de vanille. Touche de vernis à ongles.

Bouche:
La vanilline des fûts de bourbon prend toute la place à l’aube pour être sommairement mise au rancart au profit d’une ambiance de New Make.

Finale:
Longue et chaude. L’influence du bourbon reste jusqu’au bout, un vrai soldat.

Équilibre:
Il fait bon y revenir à chaque gorgée. Assez doux au goût et fort en alcool, parfait pour initier un néophyte aux expressions Cask Strength.

Note: ★★★★