#300 • BenRiach 36 ans 1978 Single Cask

41.7% alc./vol.
Distillerie BenRiach, Elgin, Speyside, Écosse

Nous voici à un article qui souligne quelques trucs. Lors de la dernière visite de Stewart Buchanan, ambassadeur de BenRiach, au Club de Scotch Whisky de Québec en avril, nous avons terminé la soirée avec un superbe BenRiach Single Cask de 36 ans, distillé en 1978 et embouteillé à partir du fût #5469. Un choix bien spécial car il concorde avec la 300e évaluation de whisky de ce blogue, et aussi la 2000e évaluation de spiritueux de quebecwhisky.com!

Ce scotch non tourbé de BenRiach a passé la majeure partie de son séjour de 36 ans dans des fûts de xérès avant d’être transféré pour une maturation additionnelle dans les barriques de bourbon pour une finition spéciale. Embouteillé en juillet 2014 et faisant partie de la 11e batch d’éditions single cask de la distillerie, seulement 215 bouteilles furent produites.

Comme le disait si bien l’écrivain britannique, journaliste et officier du renseignement naval, mieux connu comme le créateur de James Bond, Ian Lancaster Fleming (1908-1964):

Il y a trente-six façons de faire son boulot. La meilleure c’est simplement d’avoir l’air occupé.

Rouquin-orangé fort alléchant.

Nez:
Assez doux avec toutes les notes classiques d’un parfait sherry cask, raisins secs, dattes confites, orge grillée, miel et léger cuir.

Bouche:
Sirupeux et sucré d’entrée de jeu, cuir tanné spectaculaire, feuille de tabac épicée, raisins et orange. Sublime.

Finale:
Épices astringentes du xérès, cuir et raisin, zeste d’orange, tabac, toutes les notes sont pile-poil au rendez-vous pour un sherry cask de fou.

Équilibre:
Le parfait whisky-dessert. Chêne et cuir, Maximus, chêne et cuir…

Note: ★★★★

#299 • Auchentoshan Springwood

40% alc./vol.
Distillerie Auchentoshan, Dalmuir, Lowlands, Écosse

On se livre aujourd’hui à un autre embouteillage des Lowlands exclusif au marché hors-taxes, en format d’un litre, voici le Auchentoshan Sprongwood.

Vieilli dans un assemblage de fûts américains ayant contenu du bourbon, le Springwood (bois de printemps) tire son nom de l’âge du chêne lui-même, qui est utilisé dès un très jeune âge, afin de suivre la cadence de l’industrie du whiskey américain.

La description de la distillerie lui confère des notes de citron, de vanille, de noisette et de pamplemousse.

Comme le disait si bien l’acteur, réalisateur et producteur américain Marion Michael Morrison, dit John Wayne (1907-1979):

Il n’est pas d’hiver sans neige, de printemps sans soleil, et de whisky sans être partagé.

Doré clair, soleil éclatant.

Nez:
D’entrée de jeu le nez nous envahit d’une typique céréale des Lowlands, suivie d’un tourbillon anticipé de miel, vanille, citron et crème. Malheureusement c’est un peu trop évident comme introduction, on voudrait un brin plus de complexité.

Bouche:
Belle légèreté, frais et mielleux, assez floral quoiqu’un peu fade. Petit plancher de bois franc amer qui vient un peu gâter la sauce à la toute fin.

Finale:
Douce et courte, mais empreinte de solvant à peinture, d’amertume, de ripe pressée et de mélamine. Ça fait plus que patate.

Équilibre:
Pas la fin du monde, dans tous les sens de l’expression. Ça me rappelle le Auchentoshan Classic mais en moins raide. Le nez et la bouche sont relativement plaisants dans leur style, mais le conte de fées s’écroule rapidement et violemment.

Note: ★★★★★