#403 • SMWS 10.77 Bunnahabhain 6 ans

61.4% alc./vol.
Distillerie Bunnahabhain, Port Askaig, Islay, Écosse

« Beware of the monster »

Un autre bel embouteillage de la SMWS passe sous la loupe. Grâce à Québec Whisky, nous pouvons savourer un Bunnahabhain 6 ans. J’aurais aimé que le premier Bunnahabhain de ce site soit un embouteillage officiel de la distillerie, mais bon on ne peut pas tout avoir. Je peux toutefois confier à Brian Cox le soin de vous apprendre à le prononcer.

Si vous ne connaissez pas la SMWS vous pouvez continuer à lire. Si vous préférez passer directement à l’évaluation de cet embouteillage, vous pouvez sauter les deux prochains paragraphes encore une fois sans problème.

La Scotch Malt Whisky Society, ou SMWS, est le plus grand club de whisky au monde, avec plus de 26 000 membres répartis dans 16 pays. Avec leurs racines au Royaume-Uni, ils sont tellement étendus qu’ils peuvent se permettre d’acheter des fûts de whisky et de les embouteiller afin de les vendre exclusivement à leurs membres.

Toujours des single casks, embouteillés cask strength, sans aucune mention de la distillerie, leurs expressions sont toujours très prisées et encensées. Bien que le pourcentage d’alcool et l’âge du whisky soient indiqués sur la mystérieuse bouteille, aucune mention de la distillerie d’origine ne s’y retrouve. Le seul indice de son origine est sous la forme d’un cryptique code impossible à déchiffrer à mois d’avoir accès à la légende appropriée.

Ce jeune Bunnahabhain de 6 ans a été distillé le 25 mai 2005 et vieilli en ex-fûts de bourbon, pour un total final de 229 bouteilles.

Comme le disait si bien justement l’acteur écossais Brian Cox (1946-):

Tout homme s’offre le luxe inestimable de prononcer son premier et son dernier mot.

Teinte d’huile de canola coupée à l’eau.

Nez:
Céréale jeune et alcoolisée au départ, suivie d’une espèce de tourbe un peu maladroite. Une mélasse de new make plane au-dessus du portrait.

Bouche:
Extrêmement jeune et épicé. Vanille, fleurs et fond d’alambic métallique. Mélasse et anis, ça goûte le new make à fond.

Finale:
Chaude mais raide. Un peu de chêne et beaucoup de poivre. Restant de métal peu invitant.

Équilibre:
Une chance que c’est un cask strength parce que dans le cas d’un Bunnahabhain, on dirait que 6 ans ce n’est clairement pas assez.

Note: ★★★★★

#400 • Highland Park 16 ans Odin

55.8% alc./vol.
Distillerie Highland Park, Kirkwall, Orkney, Écosse.

On est quand même rendu à 400 articles… quoi choisir comme whisky? La Valhalla Collection chez Highland Park me paraît appropriée, donc après avoir parlé du Thor, du Loki et du Freya, je vais dans l’intérêt de cette étape importante me pencher maintenant sur le dernier opus de la collection, le Odin.

Point culminant de la collection, le Odin a été nommé ainsi pour le dieu éponyme de la mythologie nordique. Pour le père de Thor et roi d’Ásgard, il ne fallait rien de moins qu’un single malt vieilli 16 ans en barriques de xérès et embouteillé à la force remarquable de 55.8% d’alcool.

Comme le disait si bien notre bon vieux pote Churchill (1874-1965):

J’ai bien peur que l’étape transitoire nécessaire entre le communisme et le capitalisme ne reste l’alcoolisme.

Ambré et cuivré à souhait. Jambes plutôt épaisses qui prennent leur temps.

Nez:
Miel épais et fumée de bruyère plus timide. Léger cuir, vanille et mûres. Musc et xérès. Plutôt bien ficelé.

Bouche:
Beau punch d’épices à l’arrivée. Des notes épaisses de sherry prennent par la suite le dessus. Fruits séchés, bois, poivre et fumée.

Finale:
La typique fumée de HP nous guide à travers un océan de xérès et d’épices. Longueur et la chaleur de cette finale s’étire à perte de vue.

Équilibre:
Un excellent scotch, une vraie beauté à garder dans son armoire. La question demeure êtes-vous prêts à allonger 400$ pour ça?

Note: ★★★★