#411 • Kilchoman 100% Islay 4e édition

50% alc./vol.
Distillerie Kilchoman, Kilchoman, Islay, Écosse

On revient aujourd’hui après un léger hiatus vers la presque artisanale Kilchoman avec une version un peu plus récente d’une des premières expressions de sa distillerie, le Kilchoman 100% Islay 4e édition.

Pour mériter cette appellation, ce Kilchoman a été produit uniquement à l’aide d’orge cultivée sur l’ile d’Islay, ce qui est un gros défi pour une distillerie de cette taille. Cet embouteillage est une combinaison de 40 ex-fûts de bourbon qui abritaient des whiskys de quatre à cinq ans d’âge. Aucun colorant ou filtrage à froid, comme tous les Kilchoman.

Comme le disait si bien le philosophe français Henri Bergson (1859-1941):

Un amateur est un artiste qui travaille pour pouvoir peindre. Un professionnel est quelqu’un dont la femme travaille pour qu’il puisse peindre.

Ultra-pâle, sur une palette Sico j’inventerais la teinte Kilchoman.

Nez:
Toujours la tourbe, mais beaucoup plus sucrée et fruitée que crasseuse. Quelques pointes de new make et de mélasse émergent de temps à autre. Citron salé.

Bouche:
Tourbe, épices, fruits, miel et caramel. Un peu de mélasse chauffée vers la fin. On goûte tristement la jeunesse.

Finale:
Chaudes épices, fumée et caramel salé. Pierre lavée et orge.

Équilibre:
Un bel exemple de distillation locale, mais si on veut un Kilchoman un peu plus vrai, on devrait se tourner vers la gamme des Machir Bay.

Note: ★★★★★

#410 • Signatory Vintage Imperial 19 ans 1995

54.6% alc./vol.
Distillerie Imperial, Carron, Moray, Speyside, Écosse

Je ne raterai jamais une occasion de remercier Québec Whisky pour les découvertes qu’on ne ferait jamais sans eux. Ici on goûte à un embouteillage indépendant d’une distillerie fermée depuis 1998, le Signatory Vintage Imperial 19 ans 1995. Ce n’est quand même pas quelque chose qui passe à tous les jours.

Ce lot a été distillé le 21 août 1995, embouteillé le 06 mars 2015 depuis le fût #50164, et nous avons en main la bouteille #163 de 273.

Située non loin du village d’Aberlour, la construction d’Imperial débuta en 1897, année du Jubilé de diamant de la reine Victoria, d’où le nom choisi pour la distillerie.

Comme bien des distilleries de son époque, Imperial fût victime de fermetures et de réouvertures répétées jusqu’à sa fermeture définitive en 1998. Elle appartient depuis 2005 au groupe Chivas Brothers. Aucune nouvelle quant à un possible réouverture mais bon, on ne sait jamais!

Comme le disait si bien le chanteur baryton russe, lauréat du Prix de l’Artiste du Peuple de la RSFSR, Éduard Anatolievitch Khil, ou Monsieur Trololo (1934-2012):

Yé yé yé yé yé, yé yé yé, yé yé yé, ha ha ha ha ha…

Ambre ultraléger, quoiqu’un peu fade.

Nez:
Orge et chêne au départ, suivi d’un peu de miel, de crème et de vanille. Caramel au beurre? Noix.

Bouche:
Encore crémeux et mielleux, bonbons au beurre, cannelle, vanille et bois de chêne. Délicieux. Jujubes?

Finale:
Longue et épicée, elle nous laisse avec une belle chaleur réconfortante. Un léger arrière-goût de pin amer vient cependant mettre une ombre au tableau. On revient ensuite rapidement sur des notes agréables de muscade, de cacao et d’amandes.

Équilibre:
Fort plaisant. Un remarquable exemple d’un embouteilleur qui fait une belle job. Quand même triste que la distillerie originale soit disparue.

Note: ★★★★★