#420 • Big Peat Cask Strength Edition Christmas 2014

55.7% alc./vol.
Douglas Laing, Glasgow, Lowlands, Écosse.

Un p’tit blend pour commencer la semaine? Dommage qu’on soit passé Nowelle…

Établi en 1948, Douglas Laing & Co est un embouteilleur indépendant avec ses racines à Glasgow qui a produit des séries reconnues telles que Provenance, Old Particular, Clan Denny et Big Peat.

Le Big Peat Christmas, édition 2014, est embouteillé à la force du fût, à la hauteur de 55.7% d’alcool. Ce blend particulièrement tourbé comprend des malts provenant de Caol Ila, Bowmore, Ardbeg et même de feu la légendaire Port Ellen.

Je vais citer ici une fois de plus le plus grand romancier de l’époque victorienne, Charles John Huffam Dickens (1812-1870):

Ne dites pas de mal du temps qu’il fait, s’il ne changeait pas, neuf personnes sur dix ne sauraient pas comment engager la conversation.

Nez:
Claque sur la gueule de tourbe, comme le bonhomme sur la bouteille. Vanille, crème fraîche, herbe et épices. céréales et viande fumée à la fin.

Bouche:
Malt grillé, céréales, tourbe, épices en puissance, sucre blanc. La tourbe est assez crasseuse et rappelle les meilleurs feux de camp.

Finale:
Longue et puissante, avec des touches de tourbe sale, de sel de mer et d’anis.

Équilibre:
C’est le 24 au soir, il fait tempête dehors, ne cherchez pas plus loin, c’est le scotch à boire.

Note: ★★★★★

#419 • Scapa Skiren

40% alc./vol.
Distillerie Scapa, Kirkwall, Orkney, Écosse.

Ayant trouvé le Scapa 16 ans assez agréable, je me suis dit que je n’avais pas grand chose à perdre en essayant le Scapa Skiren, une des nouveautés de 2015 sans mention d’âge dans leur portfolio. Bon et bien devant le fait accompli je commence mes dégustations de 2018 sur une note de merde.

Depuis sa fondation en 1885, Scapa est la deuxième distillerie la plus septentrionale de l’Écosse, la première étant bien sûr Highland Park. Son ancien propriétaire avait mis la clé dans la porte en 1994, mais Pernod Ricard la ressuscita en 2005.

Bien que Scapa produit beaucoup de single malt pour des blends tels que Ballantine’s, ils ont aussi une gamme d’embouteillages propre à eux. Le nom Skiren voudrait dire en vieux norrois « cieux brillants et scintillants« . Ils ne se prennent pas pour n’importe qui.

Comme le disait si bien le journaliste et chroniqueur sportif québécois, publié dans le quotidien Le Devoir, Jean Dion (1962-) :

S’il est vrai qu’il est plus facile pour un chameau de passer à travers le chas d’une aiguille que pour un riche d’entrer au Royaume des cieux, un constat s’impose : il n’y a pas de sport professionnel au paradis.

Nez:
Céréales, miel et vieille poche. Rappelle certains malts des Lowlands. Pommes vertes, chêne et citron.

Bouche:
Miel, poires, pommes, épices, bois et vague arrière-goût de renfermé. Paraît beaucoup plus fort qu’il ne l’est en réalité.

Finale:
Épices, poivre et planche de chêne trop amère. Agrumes pourris, je ne veux pas finir mon verre.

Équilibre:
Je le trouverais passable pour un NAS d’entrée de gamme, mais au prix demandé ce single malt est une vraie honte.

Note: ★★★★