#428 • Old Particular Bunnahabhain 16 ans

48.4% alc./vol.
Distillerie Bunnahabhain, Port Askaig, Islay, Écosse

Je vous présente aujourd’hui un exemple de cette belle gamme de l’embouteilleur indépendant Douglas Laing, de la série Old Particular, un Bunnahabhain de 16 ans d’âge.

La SAQ Signature a réussi ces dernières anneés à scorer quelques bouteilles de cette série. Bien qu’elles peuvent sembler chères aux yeux de certains, les succursales SAQ Signature nous permettent de goûter certains de ces produits si on est sage tout le reste de l’année.

Le contenu de cette bouteille a été distillé en avril 1998 et embouteillé en août 2014 depuis le fût Hogshead DL10433 qui, une fois vidé donna une récolte de 339 bouteilles.

Comme le disait si bien le diplomate et homme politique français, baron de Breteuil et baron de Preuilly, Louis Charles Auguste Le Tonnellier (1730-1807):

Ceux à qui le monde n’apparaît pas à leur goût, je leur conseille de ne pas tâcher de changer le monde mais de changer leur goût.

Assez pâle pour un Bunna.

Nez:
Poivre, terre et miel. La tourbe se fait ultra-discrète pour laisser place au citron et à la brioche à la cannelle Ikea.

Bouche:
Toujours le miel, avec une touche de vanille, de citron, d’épices et de sel marin. Généreusement poivré, mais délicieux.

Finale:
Moyennement longue mais agréable, sur de belles notes aigre-douces.

Équilibre:
Encore cher à mon goût, mais dans sa catégorie on peut dire que c’est un bon rapport qualité-prix.

Note: ★★★★★

#424 • Balblair 16 ans

46% alc./vol.
Distillerie Balblair, Edderton, Highlands, Écosse

On peut toujours compter sur nos amis de chez Québec Whisky quand vient le temps de goûter à un truc rare. je me suis vu offert une mini d’un whisky d’une des seules distilleries écossaises fonctionnant aujourd’hui exclusivement avec des millésimes au lieu d’énoncés d’âge, Balblair. Et bien voici un sample tellement rare et vieux qu’il s’agit d’un Balblair qui affiche justement un âge, 16 ans pour être plus précis.

Ce 16 ans était un des embouteillages les plus populaires de la distillerie avant que cette dernière passe aux édition millésimées. Maintenant devenu rare, il est difficile de le trouver de ce côté de l’atlantique, et encore là, son prix tourne autour de 300$ la bouteille.

Comme le disait si bien le juriste et homme politique anglais Nicholas Bacon (1510-1579) :

Il faut manger épicé, mais pas les deux en même temps…

Jambes excessivement larges sur une teinte à ce point ambrée qu’on pourrait l’appeler « True Scotch » sur la palette Sico.

Nez:
Miel et orge, céréale affirmée, épices et caramel écossais. Légère fumée. Il ne brille pas vraiment, mais je trouve ardu de le prendre en défaut.

Bouche:
Caramel et orge, cerise et vanille. Assez doux, résultat du maigre 40% d’alcool. Petit cuir qui nous indique qu’au moins une partie des fûts utilisés a dû contenir autrefois du xérès.

Finale:
Infime côté métallique qui est facile à balayer du revers pour laisser place à orge juteuse, miel, chêne, épices et raisin.

Équilibre:
Encore une ancienne édition regrettablement disparue.

Note: ★★★★★