#441 • BenRiach 12 ans Sherry Cask

46% alc./vol.
Distillerie BenRiach, Elgin, Speyside, Écosse

Aie aie aie, il me semble que j’aurais du critiquer ce Benriach depuis fort longtemps, c’est une expression qui s’est longtemps vendue en SAQ et si vous êtes chanceux vous pourriez en scorer une si vous voyagez ne serait-ce qu’un petit peu.

C’est un sublime malt issu d’un vieillissement exclusif en fûts de xérès Oloroso et Pedro Ximénez, 12 ans minimum!

Comme le disait si bien le prêtre jésuite français, théologien de renom et membre de l’Académie française, le cardinal Jean Daniélou (1905-1974):

L’Homme le plus mature de la Terre doit en être aussi le plus ennuyeux!

Sherry orangé et d’apparence fruitée.

Nez:
Xérès, pas étonnant, cerise noire, noix, caramel salé, et dattes. Simple, mais plaisant et bien construit.

Bouche:
Raisins juteux, caramels crémeux Kraft, belles épices comme cannelle et poivre blanc. Nougat, orge et bois de chêne. Un vrai délice qui nous fait en redemander.

Finale:
Chaude et intéressante. Ses notes de xérès, de paprika fumé et de cacao s’allongent pour notre plus grand plaisir.

Équilibre:
Simple et efficace, un sherry cask de cette qualité à ce prix-là mérite qu’on fasse le détour en SAQ.

Note: ★★★★★

#439 • Black Bottle

40% alc./vol.
Burn Stewart Distillers, East Kilbride, South Lanarkshire, Écosse

C’est le moment de prendre un bon petit blend qui est, au moment d’écrire ceci, étonnamment disponible en SAQ, le Black Bottle.

La recette actuelle du Black Bottle date de 2013, à un moment où l’assembleur a décidé de remplacer un peu de la forte influence d’Islay par quelques malts du Speyside, afin de tenter de renouer avec les racines de la marque. On conserve toutefois une touche d’Islay avec une timide portion de Bunnahabhain dans le lot.

Jadis ce blend était disponible en versions de 10 et de 15 ans, mais malheureusement aujourd’hui ils ne produisent plus que du NAS.

Comme le disait si bien l’écrivain américain Truman Capote, de son nom de naissance Truman Streckfus Persons (1924-1984):

Si les artistes boivent, c’est qu’ils ont besoin de calmer la sensibilité qui les dévore.

Jaune doré relativement vif pour un blend d’entrée de gamme.

Nez:
Une légère tourbe salée occulte un malt grillé qui n’est pas sans rappeler un Bunnahabhain. Miel et cacao balancent correctement le reste du nez.

Bouche:
Mielleux, tourbé et cendré à la fois. Citron et caramel continuent à danser sur des notes de cuir et de fumée de tourbe salée.

Finale:
D’une fraîcheur évoquant les meilleures expressions de pêche d’Islay. Quelques épices, mais surtout tourbe et citron.

Équilibre:
Un grand rapport qualité-prix quand on peut mettre la patte dessus. Rares sont les blends qui peuvent aussi bien exprimer le caractère intransigeant d’Islay.

Note: ★★★★★