#089 • Knockando Season 12 ans

43% alc./vol.
Distillerie Knockando, Knockando, Speyside, Écosse

Encore une fois, dû à un impondérable de type je n’ai pas la bouteille, voici une photographie (habilement modifiée) trouvée dans les interwebs.

Merci à Chantal pour avoir partagé avec moi des mignonnettes de malt plutôt rares de ce côté-ci de l’atlantique, j’ai nommé le Knockando. Aujourd’hui je parlerai de l’expression de 12 ans, préférant garder le 18 pour la prochaine critique.

La distillerie Knockando a été fondée en 1839 près de son village éponyme. Son nom est tiré du gaélique Cnoc an Dhu, qui veut dire « petite colline noire ». Ce fut aussi la première distillerie à utiliser l’éclairage électrique, dès 1905. Elle appartient aujourd’hui au géant Diageo.

C’est pour ne pas porter à confusion qu’une autre distillerie écossaise, Knockdhu, a choisi de changer le nom de son single malt pour le maintenant célèbre anCnoc.

Comme le disait si bien Saint-Jean-Baptiste, parce qu’après tout, c’est fête nationale aujourd’hui:

A quoi reconnaît-on un personnage réussi ? Quand son nom propre devient un nom commun…

Couleur miel doré un peu pâle.

Nez:
Très fragrant, il s’y passe beaucoup de trucs. Fruité. Miel bien annoncé par la couleur. Herbe fraîchement coupée. Soupçon de tourbe enterré sous une montagne de céréales maltées. Notes d’amande.

Bouche:
Les saveurs tardent un peu à se faire goûter. On commence par le miel, rattrapé rapidement par un tsunami de citron. Nous laisse ensuite avec des céréales bardées de noisettes et d’amandes.

Finale:
Timide. L’orge et les agrumes persistent, noyés dans le miel sucré. Très frais.

Équilibre:
Beaucoup de variété au nez, moins en bouche, et peu en finale. J’aime bien, quand même très « terrain de camping »…

Note: ★★★★★

#088 • Dalmore 12 ans

40% alc./vol.
Distillerie Dalmore, Alness, Highlands, Écosse

C’est justement une fois rendu au fameux Patente et Machin, après mon Glengoyne et après le repas, que je me suis offert un Dalmore 12 ans.

La distillerie Dalmore a été établie en 1839 et appartient au groupe Whyte and Mackay, qui à son tour appartient à United Breweries Group, un conglomérat indien. Avant son acquisition par Whyte and Mackay, la distillerie appartenait à la famille MacKenzie. On dit qu’en 1263 un ancêtre du clan MacKenzie avait sauvé la vie du roi Alexandre III lors d’une attaque de cerf lors d’une partie de chasse. Le roi aurait laissé au clan le droit de porter l’emblême royal d’un cerf dont les bois ont douze pointes. Cet emblême orne encore les bouteilles de Dalmore aujourd’hui. Dalmore provient du gaélique dail mor, qui signifie « grand champ ».

Le Dalmore 12 ans a la chance d’avoir vieilli 10 ans en ex-fûts de bourbon, pour ensuite être scindé en deux. Une moitié continue son vieillissement dans les mêmes fûts pour les deux autres années, alors que l’autre moitié repose dans des anciennes barriques de sherry oloroso Matusalem de 30 ans!

Comme l’a si bien dit le baron Pierre Fredy de Coubertin:

La chasse a toujours été la distraction favorite des hommes de guerre en temps de paix, c’est-à-dire dans les périodes plus ou moins brèves où la chasse à l’homme n’est pas ouverte.

Un verre levé nous récompense d’un bel ambre rosé foncé.

Nez:
Dattes. Fûts de sherry à coup sûr. Fruits au sirop. Notes de gomme de sapin, sirop de maïs, café et mûres.

Bouche:
À peine huileux. Sucré, raisins, dattes, orge à fond la caisse. Porto, cannelle, framboise et une infime touche de chocolat noir amer.

Finale:
Les fruits disparaissent rapidement avec un brin d’orge, de fumée et d’épice. Un echo de noisettes et de pruneaux séchés persiste.

Équilibre:
Un bon scotch avec une finale tombant malheureusement un peu à plat. Pas si pire pantoute.

Note: ★★★★★