#108 • Glenmorangie Original 10 ans

40% alc./vol.
Distillerie Glenmorangie, Tain, Highlands, Écosse

Bonjour les cocos, je suis navré du manque de mises-à-jour sur BLOGUEDEWHISKY.COM dernièrement, mais je vais me reprendre, la période estivale étant plutôt sèche avec les vacances et tout, je l’ai un peu échappé.

C’est lors d’un succulent repas à l’excellent Équilibre Boutique Traiteur dans le Vieux-Port que je me suis dit qu’il était temps de passer sous critique la si souvent oubliée expression d’entrée de gamme des seize hommes de Tain, le Glenmorangie Original 10 ans.

Glenmorangie sont reconnus entre autres pour leur penchant passionné pour les affinages spéciaux, qui partent tous de la même base, 10 ans en ex-fûts de bourbon bien à eux. Bien à eux car, ne faisant rien à moitié, la distillerie a acheté une forêt de chêne américain en entier dans l’état du Missouri. Ils en font bien sûr des tonneaux neufs, mais ils les laissent à l’air libre deux ans pour ensuite les louer à Jack Daniel’s et à Heaven Hills qui à leur tour s’en servent pour la maturation de quatre ans de leur whiskey américain. Ce n’est qu’ensuite que Glenmorangie ramène ces barils au pays pour les utiliser avec leur propre single malt.

Comme le disait si bien le cardinal Léger:

L’écrivain original n’est pas celui qui n’imite personne, mais celui que personne ne peut imiter.

Très doré, je dirais même couleur rayon de miel pâle.

Nez:
Miel, épices, caramel, vanille, fruits secs, nectarine, fleurs et traces de fumée. S’annonce crémeux.

Bouche:
Encore épices, caramel, miel et vanille. Notes de parfum, de fleurs, d’agrumes et de fumée. Touche de tiramisu. Très proche du nez.

Finale:
Boisée et douce, très courte, sèche et propre. Franche même.

Équilibre:
Valeur sûre. Excellent pour l’initiation aux Highlands. Expression d’entrée de gamme sur laquelle on peut compter. Plus raffiné que le Glenfiddich 12 et plus goûteux que le Glenlivet 12.

Note: ★★★★★

#107 • Johnnie Walker Red Label

40% alc./vol.
Groupe Diageo, Kilmarnock, Ayrshire, Écosse

Plusieurs raisons m’ont poussé à y aller cette fois pour une critique du blend le plus vendu au monde, le cocktail mixer parfait, le Johnnie Walker Red Label.

Premièrement j’en ai pris deux verres la semaine dernière au mariage de mon collègue Harpy, que je félicite et que je salue d’ailleurs. Deuxièmement la mignonette est juste $3.40 en SAQ. Troisièmement je peux faire coïncider cette critique avec la critique communautaire virtuelle de r/scotch de cette semaine.

Bien que le Black Label est selon certains le whisky que préférait mon grand chummy Winston Churchill, beaucoup d’historiens se spécialisant dans ce singulier personnage affirment plutôt que mon bien-aimé Winston Spencer se faisait un beau cocktail à base de Red tous les matins, mix que sa fille appelait affectueusement le Papa Cocktail. Il s’agissait d’un fond de Red Label surplombé de beaucoup d’eau. Leonard tétait ce drink jusqu’à midi tout en dirigeant un empire britannique en guerre.

Et vu qu’il se retourne sûrement dans sa tombe en nous entendant parler de lui ainsi, il aurait dit en pareilles circonstances:

Le secret de ma vitalité ? Je n’ai dans le sang que des globules rouges : l’alcool a tué depuis belle lurette tous mes globules blancs…

Je lève mon verre au soleil devant le lac et j’admire sa couleur d’un cuivre sombre et profond, voire même bruni.

Nez:
Toffee sec et brûlé souligné par l’influence du grain. Notes de cuir fumé avec une touche de pomme. Ça m’évoque un peu de l’asphalte ou bien un parfum cheap.

Bouche:
Juteux à souhait. Sucré avec un côté vanille hyper présent. Les céréales sont toutefois au rendez-vous, mais le sucre est tellement épais que ça lui coûte quelques points.

Finale:
Trop courte avec une infime vague de fumée qui accompagne un aspect malté présent à l’arrière-plan depuis le tout début.

Équilibre:
C’est parfois bon de laisser une chance au coureur. Ce JW n’est pas bon que pour les cocktails.

Note: ★★★★★