#170 • Benromach Origins • Batch #2

50% alc./vol.
Distillerie Benromach, Forres, Speyside, Écosse

La distillerie Benromach date de 1898, bien qu’elle ne debuta à pomper du whisky qu’au début des années 1900. Elle ferma ses portes en 1983 pour être rachetée par l’embouteilleur indépendant Gordon & MacPhail en 1993. Après moult rénovations et améliorations, la réouverture officielle de la distillerie fut présidée en 1998 par nul autre que notre bon vieux prince Charles. Elle est actuellement la plus petite distillerie du Speyside.

La série d’expressions Origins est composée d’éditions spéciales doublées d’expérimentations des maîtres-à-penser de la distillerie. Celle d’aujourd’hui est la Port Pipes, la seconde mouture, distillée en 1999 et embouteillée en 2010, avec un affinage spécial en ex-barriques de porto. La plupart des embouteillages de Benromach se situent, au niveau du taux d’alcool, entre 40% et 46%. Nonobstant, la série Origins prend le taureau par les cornes et nous offre un solide 50% d’alcool par volume.

Comme l’aurait si bien dit l’homme d’affaires, barista, et joueur de hockey canadien Tim Horton (1930-1974) :

Certains auraient tendance à prendre la raie de leurs fesses comme méridien d’origine.

Très riche ton de roux absolu.

Nez:
On y découvre peu à peu des effluves de fruits séchés, de dattes et d’épices, encore une fois proches du xérès, même si l’on sait pertinemment que la finition est faite en fûtailles de porto.

Bouche:
On reste dans les fruits, mais confits cette fois-ci, toujours avec des dattes et des pruneaux épicés en puissance. Le chêne et l’orge continuent toutefois à chevaucher le tout avec grande aisance.

Finale:
Moyennement longue mais combien chaude, sur des notes d’agrumes, surtout d’orange.

Équilibre:
J’aime beaucoup, spécialement pour une première incursion chez Benromach, je veux y retourner. Dans la catégorie « porto », on préfère le Glenmorangie Quinta Ruban, mais le Origins Port Pipes se défend tout de même exceptionnellement bien.

Note: ★★★★★

#167 • Macallan 12 ans (CAN)

40% alc./vol.
Distillerie Macallan, Craigellachie, Speyside, Écosse

Merci à Pierre-Luc pour m’avoir fait goûter à cette bouteille de Macallan 12 ans qu’il a curieusement trouvée dans un lave-vaisselle.

Étant donné le penchant très affirmé de Macallan sur la maturation exclusive en futailles de sherry, l’expression d’aujourd’hui est vieillie pendant 12 ans exclusivement dans des fûts de xérès oloroso.

C’est une belle occasion pour faire cette critique, car je tenais à essayer cette version du Macallan 12, ayant fait un article sur la version américaine l’automne dernier. En effet je me dois de faire deux critiques puisque la version américaine titre à 43% d’alcool, alors que le reste de la planète ont un embouteillage à 40% seulement. Pourquoi? Je ne sais pas mais ça montre encore une fois que nos voisins du sud ne peuvent jamais se contenter de faire comme les autres.

Comme le disait si bien le commandant des armées du nord durant la guerre de Sécession et 18e président des États-Unis, le général Ulysses S. Grant (1822-1885) :

Un conseil a plus de valeur quand il est demandé que quand il est offert.

Belle teinte de henné roux ou bien d’ambre diablement riche.

Nez:
Un tonneau de sherry dans les dents. On découvre un nez de bois de chêne et de vanille crémeuse, entrelacé avec des notes d’agrumes et de pruneaux.

Bouche:
Cerises, caramel onctueux suivi de vanille et de fruits des champs.

Finale:
Je pourrais faire un copier-coller de la finale américaine. En parlant de ça, finale douce et épicée à la fois. Pointe de feuille de tabac. Impression restante de beurre et de gingembre.

Équilibre:
Une belle bombe de sherry de semaine. Comme son frère américain, mais il est beaucoup trop dispendieux ici pour ce que c’est, en plus avec une coupe de 3% d’alcool, ça ne vaut vraiment pas le coup.

Note: ★★★★★