#425 • J.P. Wiser’s Deluxe

40% alc./vol.
Hiram Walker & Sons Limited, Windsor, Ontario, Canada

Le plus grand des whiskys canadiens du mercredi soir, disponible pour des pinottes en SAQ, je ne vous mens pas, ça doit faire 4 bouteilles que j’achète en 2 mois, voici le J.P. Wiser’s Deluxe.

Établi depuis 1857, J.P. Wiser’s est le plus vieux whisky canadien produit en continu. C’est un whisky canadien avec un rapport qualité/prix assez imbattable. Beaucoup de gens vont lever le nez devant lors de leur magasinage, mais ce serait une erreur.

Bon, c’est certain qu’ils m’ont payé une belle visite de la distillerie l’automne dernier, mais je ne suis pas le seul à encenser cette distillerie, juste à lire la revue de l’année 2017 de mes acolytes chez Québec Whisky. C’est la définitivement meilleure distillerie commerciale canadienne. À date. Dur à croire que ça m’a pris autant de temps avant de critiquer leur expression de base…

Comme le disait si bien mon éternel pote le cardinal Léger (1904-1991) à sa servante:

Mieux vaut ne rien savoir que beaucoup savoir à moitié!

Orange pâle et doré, tournesol avec jambes qui prennent leur temps.

Nez:
Vanille, banane et érable. Grains de céréales assez proéminents. Quelques herbes et épices, mais rien ne crée de grandes attentes.

Bouche:
Fruits des champs, vanille avec très peu de bois et d’épices. Bonnes doses de caramel et de pouding chômeur. Très léger et sucré.

Finale:
On continue sur une courte vague de chêne et d’épices. Une petite amertume vient nous agresser vers la fin.

Équilibre:
Pas mauvais du tout, le plus grand des canadian whiskys de semaine.

Note: ★★★★★

#424 • Balblair 16 ans

46% alc./vol.
Distillerie Balblair, Edderton, Highlands, Écosse

On peut toujours compter sur nos amis de chez Québec Whisky quand vient le temps de goûter à un truc rare. je me suis vu offert une mini d’un whisky d’une des seules distilleries écossaises fonctionnant aujourd’hui exclusivement avec des millésimes au lieu d’énoncés d’âge, Balblair. Et bien voici un sample tellement rare et vieux qu’il s’agit d’un Balblair qui affiche justement un âge, 16 ans pour être plus précis.

Ce 16 ans était un des embouteillages les plus populaires de la distillerie avant que cette dernière passe aux édition millésimées. Maintenant devenu rare, il est difficile de le trouver de ce côté de l’atlantique, et encore là, son prix tourne autour de 300$ la bouteille.

Comme le disait si bien le juriste et homme politique anglais Nicholas Bacon (1510-1579) :

Il faut manger épicé, mais pas les deux en même temps…

Jambes excessivement larges sur une teinte à ce point ambrée qu’on pourrait l’appeler « True Scotch » sur la palette Sico.

Nez:
Miel et orge, céréale affirmée, épices et caramel écossais. Légère fumée. Il ne brille pas vraiment, mais je trouve ardu de le prendre en défaut.

Bouche:
Caramel et orge, cerise et vanille. Assez doux, résultat du maigre 40% d’alcool. Petit cuir qui nous indique qu’au moins une partie des fûts utilisés a dû contenir autrefois du xérès.

Finale:
Infime côté métallique qui est facile à balayer du revers pour laisser place à orge juteuse, miel, chêne, épices et raisin.

Équilibre:
Encore une ancienne édition regrettablement disparue.

Note: ★★★★★