#219 • Dewar’s White Label

40% alc./vol.
John Dewar & Sons, Aberfeldy, Highlands, Écosse

J’ai récemment trouvé chez nos voisins du sud une mini d’un produit qui est on ne peut plus disponible par chez nous, le roturier Dewar’s White Label.

On dit que le White Label de Dewar’s serait le blended scotch le plus vendu aux États-Unis. Il a été crée par A.J. Cameron, le premier Master Blender de la compagnie en 1899.

Pas de panique, c’est un beau petit retour au bas de la pyramide, de quoi agrémenter un lundi soir tranquille devant la télé. En plus, c’est le scotch courant qui a le plus de bon sens parmi les choix offerts par la majorité des compagnies aériennes.

Comme le disait autrefois le grand philosophe chinois Yang Zhu (440–360 av. J.-C.) :

C’est en voyant un moustique se poser sur ses testicules qu’on réalise qu’on ne peut pas régler tous les problèmes par la violence.

Au niveau de l’apparence, on s’éloigne un petit peu de la tire-éponge pour se diriger vers la marmelade.

Nez:
Un léger malt fumé nous accueille, pour poursuivre sa route sur vanille et caramel. On sent à l’horizon un petit accord de pommes et de vernis à ongles.

Bouche:
Peu présent en bouche, se concentre plus sur le caramel et la vanille. Un peu de gruau aux pommes tente de briller, mais son manque de poids allié à une vague d’alcool nous fait rapidement déchanter.

Finale:
À peine de caoutchouc, de fumée amère et d’épices. Décevant quant à sa durée.

Équilibre:
Façile d’approche, et pour le prix, ça a bien de l’allure. Encore une autre raison de se débarasser de son JW Red.

Note: ★★★★★

#218 • Auchentoshan Valinch 2011

57.5% alc./vol.
Distillerie Auchentoshan, Dalmuir, Lowlands, Écosse

Une autre mignonnette d’anniversaire a mordu la poussière pendant le temps des fêtes. Merci Pat, ça donne aujourd’hui jour à un article portant sur une autre expression cask strength, probablement la seule de cette distillerie des lowlands, le Auchentoshan Valinch 2011.

Ne portant pas non plus de mention d’âge, c’est une édition spéciale du Auchentoshan Classic (expression dont je vous parlerai une autre fois) avec comme pouvoir spécial le fait d’avoir été embouteillée à le force de fût, soit 57.5% d’alcool dans ce cas précis.

Le nom Valinch tire son origine bien sûr encore une fois du gaélique écossais. C’est le nom qu’on donnait à la pipette géante utilisée pour soutirer des échantillons de whisky à même le tonneau afin d’y goûter pour bien entendu déterminer s’il est prêt ou non.

Comme le disait si bien l’homme politique et joueur de polo français Mortimer Henri-Robert Fournier-Sarlovèze (1869-1937) :

Il ne faut jamais juger les gens sur leurs fréquentations. Tenez, Judas, par exemple, il avait des amis irréprochables.

Or léger, entre un riesling et le Grand Condor.

Nez:
Surprenant par son entrée en matière composée de cerises et de mangues avec une touche de vernis à ongles. Herbe, fleurs et cassonade viennent compléter le portrait.

Bouche:
Encore de la mangue, avec cette fois-ci fleurs et caramel salé. On accélère avec orange, chêne et cannelle. Encore une fois, comme avec la plupart des expressions cask strength, il faut faire preuve de célérité avant que l’alcool nous rattrape. Gomme de sapin.

Finale:
Cerise, lime et poivre volent la vedette pour un temps, avant d’être remplacés par une longue traînée de muscade et de garam massala.

Équilibre:
Un vent de fraîcheur chez Auchentoshan. Plutôt rares sont les occasions où mettre en marché un embouteillage cask strength ne paie pas.

Note: ★★★★★