#231 • Four Roses Single Barrel

50% alc./vol.
Distillerie Four Roses, Lawrenceburg, Kentucky, États-Unis.

C’est l’heure de faire un petit retour en arrière. Lors de mon dernier séjour chez nos voisins du sud, j’ai eu l’occasion d’assister au Whiskies of the World Expo à San Jose. On y présentait un bon éventail d’expressions d’un peu partout.

Au comptoir de Four Roses j’ai décidé d’y aller pour un Single Barrel, mes principales motivations étant la file moins longue, la possibilité de ramasser quelques napkins à l’effigie de la distillerie pour ma belle-mère, et l’absence de cette marque en SAQ.

Fondée en 1888, la distillerie Four Roses appartient aujourd’hui au géant japonais Kirin. C’était la marque numéro 1 de bourbon aux États-Unis dans les années 30, 40 et 50. On dit même ce ça aurait été le bourbon de prédilection de l’infâme J.R. Ewing dans la télésérie originale Dallas.

Comme le disait justement l’acteur, réalisateur et producteur américain Larry Hagman

Un idéaliste est quelqu’un qui, remarquant qu’une rose sent meilleur qu’un chou, conclut qu’elle fera une meilleure soupe.

Beau bourbon roux foncé.

Nez:
Vanille, miel, caramel et épices sont au rendez-vous dès qu’on y met le nez. Un excellent nez de bourbon classique.

Bouche:
Généreux caramel vanillé avec une pointe d’épices et de maïs. À peine savonneux. Raisins juteux. D’une incroyable douceur.

Finale:
Les raisins juteux continuent. La chaleur caractéristique du bourbon s’étend ici.

Équilibre:
Bien qu’on pourrait faire ici une blague de magnat du pétrole américain, je préfère dire que ça évoque nettement des bonnes grillades d’été sur le barbecue.

Note: ★★★★

#230 • SMWS 4.171 Highland Park 21 ans

53.7% alc./vol.
Distillerie Highland Park, Kirkwall, Orkney, Écosse.

« Perfumed and sultry. »

Parfumé et sensuel. C’est ce que l’étiquette nous promet sur ce Highland Park 21 ans de la Scotch Malt Whisky Society.

Règle générale, pas grand chose à craindre d’un fût de HP, même s’il a été vendu à la SMWS au lieu d’être resté à mûrir sur Orkney…

Voici, comme à la fin d’un communiqué de presse, le copier-coller de ma présentation de la SMWS, que j’ajouterai sans pudeur dans toutes mes futures évaluations de ses embouteillages.

La Scotch Malt Whisky Society, ou SMWS, est le plus grand club de whisky au monde, avec plus de 26 000 membres répartis dans 16 pays. Avec leurs racines au Royaume-Uni, ils sont tellement étendus qu’ils peuvent se permettre d’acheter des fûts de whisky et de les embouteiller afin de les vendre exclusivement à leurs membres.

Toujours des single casks, embouteillés cask strength, sans aucune mention de la distillerie, leurs expressions sont toujours très prisées et encensées. Bien que le pourcentage d’alcool et l’âge du whisky soient indiqués sur la mystérieuse bouteille, aucune mention de la distillerie d’origine ne s’y retrouve. Le seul indice de son origine est sous la forme d’un cryptique code impossible à déchiffrer à mois d’avoir accès à la légende appropriée.

Comme le dit si bien la 8e comtesse de Salisbury, Margaret Pole (1473-1541) :

Telle une fleur riche en couleurs, mais dépourvue de parfum, sont les belles paroles de celui qui n’agit pas en conséquence.

Ultra pâle, comme si ex-bourbon is the name of the game.

Nez:
Air marin et algues au départ. Impossible de se tromper. Orge maltée bien dosée, avec une bonne poignée de foin et de vanille. Aucun côté tourbé. Assez prometteur.

Bouche:
Hyper-doux, vanille, crème anglaise avec à peine de fumée. Très mielleux, mais manque cruellement de complexité.

Finale:
Bien salée et maritime sur des notes herbeuses et fraîches. Un peu courte, surtout pour son taux d’alcool, mais au moins l’esprit de HP y transparaît un peu.

Équilibre:
Un HP dans la catégorie que la distillerie préfère vendre plutôt qu’embouteiller eux-mêmes. Ça reste tout de même pas piqué des vers.

Note: ★★★★★