#233 • Longmorn 16 ans

48% alc./vol.
Distillerie Longmorn, Longmorn, Speyside, Écosse

Un autre scotch qu’on retrouve difficilement par chez nous au Whiskies of the World Expo de San Jose était le doux Longmorn 16 ans.

La distillerie Longmorn a été fondée en 1893 par les dénommés John Duff, Charles Shirres et George Thomson. Duff était auparavant gérant chez Glendronach et a fondé Glenlossie, ainsi que quelques autres distilleries qui n’ont pas eu autant de succès.

Après, comme il est coutume à cette époque dans cette industrie écossaise, plusieurs changements de gouvernance et de propriété, Longmorn atterrit entre les mains de Glenlivet et Glen Grant en 1970 pour former Glenlivet Distillers ltée. Chivas Brothers ne les acheta en 1978 que pour mieux se faire racheter en 2001 par Pernod Ricard.

L’expression d’aujourd’hui est leur 16 ans d’âge, embouteillage phare ayant ramassé bon nombre de prix internationaux.

Comme le disait de façon si articulée et éloquente Claude Asselin dans sa célèbre apologie vidéo à Kevin :

Envoye Kevin, ostie, continue comme ça…

Or pâle vers un brin d’orangé.

Nez:
Malt grillé mollement fumé et sucré. Petits fruits, miel, fleurs et chêne épicé.

Bouche:
Vanille et bois avec plus ou moins de personnalité. Céréale poivrée. Quand même une amélioration sur le nez.

Finale:
Faible fumée et gomme ballonne. Courtes épices un brin décevantes.

Équilibre:
Pas tout-à-fait un gagnant. On raconte qu’il sert à beaucoup de blends, alors peut-être bien devrait-il continuer comme ça…

Note: ★★★★★

#232 • Glenlivet 18 ans

43% alc./vol.
Distillerie Glenlivet, Ballindalloch, Speyside, Écosse

Mon second choix du Whiskies of the World Expo de San Jose s’arrêta sur une expression tout de même disponible par chez nous, le bon vieux Glenlivet 18 ans.

Certains me diront que j’aurais dû y aller pour des trucs plus exclusifs, mais l’expo étant plus petite qu’à San Francisco et le choix étant plus limité, je me suis dit que je prendrais des embouteillages à propos desquels je n’avais jamais écrit un mot.

En général, le malt Glenlivet est vieilli en fûts de bourbon, mais dans le cas présent entre 12 et 13% du volume provient d’une maturation en tonneaux de xérès. C’est de plus la première expression dans la lignée principale de la distillerie à dépasser les 40% d’alcool.

Un autre fait intéressant à noter au sujet de ce scotch reste que c’est aisément l’un des single malts les plus abordables ayant atteint la marque des 18 ans d’âge.

Comme le disait si éloquemment le politicien et poète espagnol Íñigo López de Mendoza y de la Vega, marquis de Santillane (1398-1458) :

Dans la vie, parfois, il est préférable d’avoir affaire à un médiocre disponible plutôt qu’à un génie occupé.

Doré, foncé, onctueux et gras.

Nez:
Malt à peine fumé, laissant place aux céréales. Citron, vanille et crème anglaise. On parvient à percevoir avec un peu d’effort le plus léger des cuirs.

Bouche:
Malt sucré. Très doux. Trop doux? Miel et très peu d’épices. Pommes et amandes. Quand même une belle texture, héritage de sa portion en fût de xérès.

Finale:
Infime fumée et épices qui se dépêchent à quitter après un malaise à table. Serait-il trop vieilli?

Équilibre:
Le 15 ans a plus de caractère. Serait-ce le fût de limousin? ou peut-être aurait-on pu juste l’embouteiller à 46% pour un peu plus de couilles?

Note: ★★★★★