#237 • Glenmorangie Signet

46% alc./vol.
Distillerie Glenmorangie, Tain, Highlands, Écosse.

Un de mes coups de coeur du Whiskies of the World Expo du San Pedro Square Market à San Jose fut un fleuron de la gamme de cette distillerie reconnue des Highlands, le Glenmorangie Signet.

Le Signet arbore la plus grande reproduction du logo de la distillerie, lui-même une représentation d’une ancienne oeuvre Picte. Cette vieille sculpture, appelée la Pierre du Hilton de Cadboll, fût réalisée vers la fin du 8e siècle après Jésus-Christ. Elle survécut aux sables du temps, bien ancrée sur les terres de la distillerie, jusqu’au jour où elle fut rapatriée au Musée royal d’Écosse.

Glenmorangie demanda en 2000 à Barry Grove, un sculpteur local, de recréer la pierre à la main. Après quatre années de dur labeur, la reproduction a repris la place de la pierre originale sur le terrain de la distillerie et inspire la gravure qui adorne toutes les bouteilles de Glenmorangie.

Comme le disait si bien l’écrivain américain Ray Bradbury (1920-2012) :

Il n’y a pas besoin de brûler des livres pour détruire une culture. Juste de faire en sorte que les gens arrêtent de les lire.

Roux vraiment foncé, j’ai presque l’impression de me taper un vin rouge.

Nez:
Belle douceur en toile de fond à un faible vent de sherry, de fruits confits et de choco-vanille. Un genre de pot-pourri délicat avec des copeaux de chêne vient nous taquiner un peu.

Bouche:
Bien juteux et onctueux. Vanille sucrée et épicée, miel et fruits des champs. Sans oublier la vedette, cette belle céréale.

Finale:
Tabac à pipe parfumé. Belle chaleur, pot-pourri, planche de chêne gorgée de xérès. Je salue l’indien devant la tabagie.

Équilibre:
Le plus chaleureux des Glenmos que j’ai eu la chance d’essayer à date. Vaut son pesant d’or. À ne pas boire à la légère.

Note: ★★★★

#236 • Laphroaig 18 ans

48% alc./vol.
Distillerie Laphroiag, Port Ellen, Islay, Écosse.

Encore une fois un détour au Whiskies of the World Expo de San Jose pour essayer une expression célèbre que peu de gens ont la chance de goûter à tous les jours, le Laphroaig 18 ans.

C’est un embouteillage raisonnablement rare mis en marché par la distillerie il y a de cela quelques années, avec une teneur en alcool plus élevée, afin de remplacer leur 15 ans d’âge qui titrait à 43%.

J’ai dû déjà l’avoir mentionné à quelque part au courant de l’histoire de ce blogue, mais la distillerie Laphroaig est la seule à détenir un Royal Warrant of Appointment délivré par le prince de Galles lui-même. On raconte par le fait même que le maintenant légendaire Laphroaig 15 ans serait le scotch favori de Charles.

Comme l’a déjà dit le prince William lui-même:

Le surgelé est une invention remarquable, mais qui remplace difficilement une épouse charmante qui vous accueille dans une étreinte vorace.

D’un beau jaune orangé qui reflète ce à quoi je m’attends d’un tel colosse de tourbe.

Nez:
Superbe grosse tourbe fumée et citronnée. Présence du grain avec un petit côté gêné et espiègle qu’on retrouve peu ou pas chez les expressions plus jeunes de la distillerie. Herbe, citron, beurre, vanille et cuir. Peut-être une pincée de café moulu.

Bouche:
Mielleux, sucré, fumé et tourbé sur des notes de citron et de crème anglaise. À peine épicé. On peut constater avec grande aisance que les années ont vertigineusement adouci son caractère impétueux.

Finale:
Les sucres tourbés descendent tout seuls sur des notes de marmelade à l’orange et nous laissent sur un agréable petit pneu chauffé, Saint-Basile-le-Grand-style.

Équilibre:
On sent bien sa maturité et on l’apprécie, malgré que je garde un faible pour quelques-uns de ses petits frères tels le Cask Strength et le Quarter Cask.

Note: ★★★★