#247 • Auchentoshan Classic

40% alc./vol.
Distillerie Auchentoshan, Dalmuir, Lowlands, Écosse

La dernière fois que je suis allé dans les Californies j’ai pu mettre la main pour pas cher sur cette petite bouteille des Lowlands, le Auchentoshan Classic.

Faisant office d’expression d’entrée de gamme, cet embouteillage est arrivé sur les tablettes américaines en 2008 pour remplacer le Select, ce dernier n’étant disponible autrefois qu’en boutiques hors-taxes.

Pourtant le Classic ne se retrouve plus sur le site officiel de la distillerie, donc on peut raisonnablement en conclure qu’il disparaîtra tout doucement en faisant à peu près autant de bruit que le contenu de sa bouteille.

Comme le disait si bien l’écrivain Samuel Langhorne Clemens, de son pseudonyme Mark Twain (1835-1910) :

Un classique est quelque chose que tout le monde voudrait avoir lu et que personne ne veut lire.

Ambre pâle, or léger.

Nez:
Miel floral, avec notes de poire, d’orange et même de lime. Faible malt derrière tout cela, mais il est difficile de se faire un portrait précis tellement le nez est diffus.

Bouche:
Minéral sur des saveurs de sucre mielleux, limette, poire et cumin. Encore plutôt confus et propulsé par une vague d’alcool jeune mal placée. La lime aide à étouffer la minéralité exubérante de cet embouteillage, mais à peine.

Finale:
Très courte avec des accents de poire sèche qui déboulent rapidement sur un retour de la vague d’alcool mentionnée précédemment. Cruel manque de complexité.

Équilibre:
Tant qu’à se garder une expression de base, vaudrait mieux coller au 12 ans. Même pour le prix, donne plutôt envie de se tenir loin des Lowlands. Un bon coup de la SAQ de ne pas rentrer ça en succursale.

Note: ★★★★

#246 • Arran Port Cask Finish

50% alc./vol.
Distillerie Arran, Lochranza, Île d’Arran, Écosse

Je prends enfin le temps ici de compléter, après six mois, mon tour de la Whiskies of the World Expo de San Jose avec un truc qui à l’époque n’était pas disponible au Québec, le Arran Port Cask Finish.

Apparue sur le marché en 2010, cette expression est, comme son nom l’indique, affinée en fûts de porto. La durée de sa première maturation est d’environ huit ans et s’effectue en ex-barriques de bourbon. La portion suivante passée dans les fûtailles de porto varie d’une cuvée à l’autre, mais ne dépasse généralement pas les quelques mois.

La distillerie l’embouteille ensuite au taux respectable de 50% d’alcool. On peut donc jouer avec quelques gouttes d’eau à notre gré et il nous restera toujours une belle marge de manoeuvre.

Comme le disait si bien l’homme politique canadien et 20e lieutenant-gouverneur du Québec, l’honorable Onésime Gagnon (1888-1961) :

Greffez des plants de rosiers sur des plants de vigne, ça fera du vin rosé naturel.

Belle couleur de pêche rosée.

Nez:
Une douce tourbe lève le rideau sur herbe et malt, avec les accents délicats des fruits du porto.

Bouche:
Principalement fruité, avec des notes parsemées de vanille tourbée, de pêche et d’orange amère.

Finale:
Avec un restant de fumée amère et de fruits acides, c’est un peu ici qu’on commence à réaliser ses lacunes.

Équilibre:
On dirait que la tourbe fait ici office de vilain petit canard. Son exubérance nous en fait tristement oublier le porto. Demeure tout de même un excellent malt.

Note: ★★★★★