#259 • Slyrs Bavarian Single Malt Whisky

43% alc./vol.
Distillerie Slyrs, Schliersee, Bavière, Allemagne.

Encore un gros merci à Pierre-Luc, qui a trimbalé avec lui lors d’un souper une mini officielle d’une jeune distillerie du royaume de Bavière, le Slyrs Bavarian Single Malt Whisky.

La distillerie Slyrs a été fondée en 1999 par Florian Stettner, un ancien brasseur de bière. Le nom « Slyrs » est une variante de Schliers, le nom courant donné par les gens locaux à la ville de Schliersee. Outre le single malt phare dont cet article parle, ils produisent aussi un Sherry Cask et la rumeur veut qu’il ont un Cask Strength dans la mire.

J’ai pour l’occasion jugé bon de choisir ce proverbe allemand:

La jeunesse est une ivresse sans vin et la vieillesse un vin sans ivresse.

Hyper pâleur qui trahit son minimum de 3 ans d’âge requis pour conserver son appellation.

Nez:
Petite céréale, poire, fleurs et savon. Malt à peine grillé, Fort en alcool au nez, bien qu’il ne titre qu’à 43%.

Bouche:
Encore une impression florale, personnalité très peu agressive sur des notes de canne à sucre. Trop de légèreté, son peu de caractère disparait en un tournemain.

Finale:
Un peu insipide. Se termine sur les petits fruits. Céréale savonneuse, poussière et fleurs.

Équilibre:
Pas horrible, mais pas extra non plus. Amenez-nous une plus-value, comme un cask finish ou bien encore une hausse de la teneur en alcool. Sinon concentrez-vous sur la choucroute. Mais bon, laissons la chance au coureur, on dit qu’une version cask strength serait sur le point de voir le jour…

Note: ★★★★★

#258 • Springbank 10 ans

46% alc./vol.
Distillerie Springbank, Campbeltown, Campbeltown, Écosse

Je tiens encore à lancer mon chapeau à Pierre-Luc pour m’avoir laissé libre champ pour un raid de son armoire à whisky, tout cela dans l’intérêt bien sûr de ce blogue et de la culture en général, car pour cet article on y a déniché un pilier de la région de Campbeltown, le Springbank 10 ans d’âge.

La distillerie Springbank est en opération légalement depuis 1828, bien qu’elle devait l’être de façon illicite bien avant cela, et utilise depuis ses débuts une orge à peine tourbée, qui est distillée non pas deux, non pas trois, mais deux fois et demi. Concrètement, ça veut dire que dans leur processus qui compte trois alambics, seulement la moitié du second distillat passe dans le dernier alambic.

Toute leur gamme de whiskys est vieillie dans un amalgame de fûts de bourbon et de xérès. Dans le cas du 10 ans d’âge, l’expression d’aujourd’hui, la proportion de fûtailles de bourbon est supérieure à celle de barriques de sherry.

Comme le disait si bien le sculpteur italien Donato di Niccolò di Betto Bardi, dit Donatello (pas la tortue ninja) (1386-1466) :

Le patriotisme est votre conviction que ce pays est supérieur à tous les autres, parce que vous y êtes né.

Beau jaune neutre digne de fûts de chêne neufs.

Nez:
Derrière une tourbe fruitée et florale infusée de notes de pissenlit et d’abricot se cache une céréale plantureuse. On se laisse sur de légères touches de lait de coco qui dissipent la tourbe avec le temps.

Bouche:
Atterrissage crémeux souligné en force par miel et bruyère. Vanille et caramel, muscade et citron. Plein de belles paires.

Finale:
Légère impression de noix salées.Effluves puissantes et durables de tourbe et de bruyère.

Équilibre:
Un dram surprenant. Un exemple flagrant que Campbeltown et les Orcades font bel et bien partie de la même patrie.

Note: ★★★★★