#299 • Auchentoshan Springwood

40% alc./vol.
Distillerie Auchentoshan, Dalmuir, Lowlands, Écosse

On se livre aujourd’hui à un autre embouteillage des Lowlands exclusif au marché hors-taxes, en format d’un litre, voici le Auchentoshan Sprongwood.

Vieilli dans un assemblage de fûts américains ayant contenu du bourbon, le Springwood (bois de printemps) tire son nom de l’âge du chêne lui-même, qui est utilisé dès un très jeune âge, afin de suivre la cadence de l’industrie du whiskey américain.

La description de la distillerie lui confère des notes de citron, de vanille, de noisette et de pamplemousse.

Comme le disait si bien l’acteur, réalisateur et producteur américain Marion Michael Morrison, dit John Wayne (1907-1979):

Il n’est pas d’hiver sans neige, de printemps sans soleil, et de whisky sans être partagé.

Doré clair, soleil éclatant.

Nez:
D’entrée de jeu le nez nous envahit d’une typique céréale des Lowlands, suivie d’un tourbillon anticipé de miel, vanille, citron et crème. Malheureusement c’est un peu trop évident comme introduction, on voudrait un brin plus de complexité.

Bouche:
Belle légèreté, frais et mielleux, assez floral quoiqu’un peu fade. Petit plancher de bois franc amer qui vient un peu gâter la sauce à la toute fin.

Finale:
Douce et courte, mais empreinte de solvant à peinture, d’amertume, de ripe pressée et de mélamine. Ça fait plus que patate.

Équilibre:
Pas la fin du monde, dans tous les sens de l’expression. Ça me rappelle le Auchentoshan Classic mais en moins raide. Le nez et la bouche sont relativement plaisants dans leur style, mais le conte de fées s’écroule rapidement et violemment.

Note: ★★★★★

#298 • Bowmore Enigma

40% alc./vol.
Distillerie Bowmore, Bowmore, Islay, Écosse

Il y a de cela presqu’un an, maudit retard de blogue, nous avons eu une soirée de dégustation spéciale au Club de Scotch Whisky de Québec portant sur les « trouvailles de voyage », ce genre d’embouteillage qu’on ne retrouve qu’à l’étranger, et bien souvent que dans les aéroports.

La première expression qui nous fut servie a été le Bowmore Enigma. C’est un Bowmore tout spécial qui, comme le thème de la soirée l’indiquait, est réservé à la vente dans les boutiques hors-taxes. Quoique portant toujours la tourbe saline signature de la distillerie d’Islay, le Enigma a une plus grande proportion de whisky vieilli en fûts de xérès que les embouteillages originaux. Il ne titre qu’à 40% d’alcool, ce qu’on espère ne lui nuira pas trop.

Comme le disait si bien et si souvent mon bon chum de brosse Sir Winston Leonard Spencer-Churchill (1874-1965):

Bowmore est un rébus enveloppé de mystère au sein d’une énigme.

Très foncé et cuivré, dévoilant son appartenance au fût de sherry.

Nez:
Tourbe empreinte de sherry à fond la caisse. Fumé, fruité, herbe et orange. Toffee, dattes et vanille devant une légère volute de colle à bois.

Bouche:
Toujours caramel, toffee, vanille et pruneaux. Douce tourbe et doux xérès. Aussi agréable que bien d’autres Islay sherry casks, mais avec un mordant d’alcool en moins.

Finale:
Finale écourtée, conséquence en partie de son faible taux d’alcool, mais garde quand même certaines belles caractéristiques médicinales.

Équilibre:
Un bon Bowmore en fût de xérès, mais tant qu’à se forcer pour en trouver un en boutique hors-taxes, rabattez-vous donc sur un bon vieux Darkest 15 ans.

Note: ★★★★★