#329 • Knob Creek Rye

49.6% alc./vol.
Distillerie James B. Beam, Clermont, Kentucky, États-Unis

Pour la première fois ici, je vais m’attarder à cette marque appartenant au géant Beam Suntory, le Knob Creek.

Le Knob Creek est une marque que Beam a instaurée en 1992, et qui se démarque par son taux d’alcool inhabituel et son âge de 9 ans, âge assez élevé pour un bourbon. Aujourd’hui nous nous attaquons à une de ses variantes, qui ne porte pas d’énoncé d’âge cette fois-ci, le Knob Creek Rye.

Comme le disait si bien le lutteur sumo Ōkido Moriemon (1878-1930):

Il faut avoir beaucoup de patience pour apprendre à être patient.

Orange léger, comme bon nombre de ryes.

Nez:
Seigle typiquement épicé, un peu de cannelle, un peu de muscade. Une avalanche de petits fruits rouges. Ne fait vraiment pas ses 50% d’alcool.

Bouche:
Plus punch que le nez au niveau de l’alcool. Les épices et les fruits restent très agréables, soulignés par une légère impression sûrette.

Finale:
Épicée, longue et un peu poussiéreuse, sur des notes de caramel et de fruits au sirop.

Équilibre:
Un rye d’une solide qualité, différent de ce qui se fait de notre côté des lignes, mais à 50$ en SAQ qui reste une sacrée bonne affaire.

Note: ★★★★★

#328 • Crown Royal Northern Harvest Rye

45% alc./vol.
Distillerie Crown Royal, Gimli, Manitoba, Canada

Ça faisait un sacré bout de temps que je n’avais pas visité un membre le la famille royale du whisky canadien, et étrangement cette dernière occasion s’est présentée tout récemment lors de mes vacances chez nos voisins du sud, sous la forme d’une mini de Crown Royal Northern Harvest Rye.

C’est un peu triste car bien que ce soit une nouveauté canadienne, elle commence son parcours à l’étranger. Je ne comprends pas pourquoi on ne peut pas être fier de ce produit canadien au point de le lancer sur le marché domestique en premier. SAQ, faites un effort, ça me fait toujours de la peine de voir des produits canadiens en primeur ailleurs.

On connait bien le Crown Royal régulier, et on lui accorde tout de même une généreuse part de seigle, mais le Northern Harvest est composé de pas moins de 90% de rye.

Comme le disait si bien l’acteur et producteur américain Ernie Hudson à son homologue canadien Dan Aykroyd dans le classique S.O.S. Fantômes (1984):

Ray, la prochaine fois qu’on te demande si tu es un dieu, tu réponds OUI!

Ambre nettement plus jauni que le Crown Royal Deluxe.

Nez:
En voulez-vous du seigle? En v’là! Ne fait pas dans la subtilité et ouvre le bal avec seigle, vernis, seigle, fruits rouges et re-seigle derrière. Outre le rye en vedette, on y retrouve probablement le reste du mashbill du Crown Royal au prorata, parce qu’en-dessous de tout ça, ça sent définitivement le Crown Royal. Pommes-caramel.

Bouche:
Rye, miel, sucre en poudre et poivre rose. Peut-être un tout petit peu trop sucré à mon goût versus les épices du seigle qui auraient pu être un peu plus présentes. Texture fort juteuse et plaisante.

Finale:
Le seigle et le poivre blanc nous tiennent agréablement en haleine pendant un bon bout, malgré que l’expérience soit persillée ici et là de pointes de vernis à ongles et de solvant à peinture.

Équilibre:
Considérant le reste de la gamme Crown Royal, c’est une sacrée belle réussite. Idéalement il faudrait que ça demeure une édition régulière.

Note: ★★★★★