#351 • Bruichladdich Port Charlotte Scottish Barley Heavily Peated

50% alc./vol.
Distillerie Bruichladdich, Bruichladdich, Islay, Écosse

On attaque aujourd’hui un embouteillage de la réputée Bruichladdich, de leur série tourbée Port Charlotte, le Bruichladdich Port Charlotte Scottish Barley Heavily Peated.

Bruichladdich a élaboré la série Port Charlotte en hommage à la distillerie du même nom, qui a été en opération pendant un siècle, de 1829 à 1929. Bien que la distillerie elle-même n’ait jamais été réouverte proprement dit, Bruichladdich y fait vieillir ses fûts de Port Charlotte.

Comme le disait si bien le 8e gouverneur général du Canada, Gilbert John Elliot-Murray-Kynynmound (1845-1914):

Pour qu’il y ait le moins de mécontents possibles il faut toujours taper sur les mêmes.

Jaune soleil comme la police sur le tube.

Nez:
Belle fumée poussiéreuse avec une impression minérale de craie. Assez jeune sur des notes d’agrumes ainsi qu’une touche de jeune malt. Mélasse infime.

Bouche:
Beau sucre d’orge floral, plutôt fruité et pas tant tourbé. Poires et bouquet de fleurs.

Finale:
Soutenue sur une vague d’épices et de sucre d’orge. C’est ici qu’une tourbe salée vient nous surprendre.

Équilibre:
Très belle expression de Bruichladdich, mais qui ne décoiffe pas autant que je ne l’aurais souhaité.

Note: ★★★★★

#350 • English Whisky Co. Chapter 11 Heavily Peated

59.7% alc./vol.
Distillerie St.George’s, Roudham, Norfolk, Angleterre

On a ici une autre belle opportunité de dégustation jadis procurée par mes potes de Québec Whisky, nous avons eu la chance de « popper » une bouteille de English Whisky Co. Chapter 11.

La English Whisky Co. est une des seules marques de whisky purement anglaises. La marque de commerce appartient à la distillerie St.Geroge’s.

Les créateurs de ce whisky ont voulu que les amateurs suivent son évolution au même rythme qu’eux. Le stade, ou « chapitre », d’évolution de cette expression est le 11e. Selon le libellé, on dit aussi qu’il est « lourdement tourbé ». Nous ne tarderons pas à le savoir…

Bon et bien sortez votre anglais car la citation d’aujourd’hui revient au guitariste Nigel Tufnel et son interviewer Marty DiBergi dans le documenteur Spinal Tap (1984):

Nigel Tufnel: The numbers all go to eleven. Look, right across the board, eleven, eleven, eleven and…
Marty DiBergi: Oh, I see. And most amps go up to ten?
Nigel Tufnel: Exactly.
Marty DiBergi: Does that mean it’s louder? Is it any louder?
Nigel Tufnel: Well, it’s one louder, isn’t it? It’s not ten. You see, most blokes, you know, will be playing at ten. You’re on ten here, all the way up, all the way up, all the way up, you’re on ten on your guitar. Where can you go from there? Where?
Marty DiBergi: I don’t know.
Nigel Tufnel: Nowhere. Exactly. What we do is, if we need that extra push over the cliff, you know what we do?
Marty DiBergi: Put it up to eleven.
Nigel Tufnel: Eleven. Exactly. One louder.
Marty DiBergi: Why don’t you just make ten louder and make ten be the top number and make that a little louder?
Nigel Tufnel: [pause] These go to eleven.

Un autre jeune malt, de par sa pâleur livide.

Nez:
Fumée tourbée plutôt affirmée et fieffée, qui ne laisse pas trop trop le reste des flaveurs s’exprimer.

Bouche:
Miel et sucre fruité et épicé plein la gueule. Beau feu roulant d’épices bien attendu de ce cask strength. La tourbe fumée prend ici le siège arrière.

Finale:
Un peu courte mais fort agréable, marquée par les épices et un retour de la fumée.

Équilibre:
Déjà un excellent whisky, mais qui risque fort d’être encore meilleur à boire par temps froid.

Note: ★★★★★