#033 • Artisan Corsair Triple Smoke

40% alc./vol.
Distillerie Corsair Artisan, Nashville, Tennessee, États-Unis

L’avant-avant-dernier whiskey de l’évènement du Club du 5 mars nous appâte avec sa bouteille au look Reservoir Dogs, je parle ici du Corsair Triple Smoke, la batch #66 de surcroît. De quoi faire fuir les madeleines.

Pour en arriver à ce résultat, les artisans de chez Corsair ont pris trois orges maltées et les ont fumées avec chacun un combustible différent. Un fumé au merisier, un à l’hêtre et le dernier à la bonne vieille tourbe. On mélange le tout et on fait vieillir dans des fûts fraîchement brûlés.

Bien que ça le mérite, j’ai presque épuisé toutes mes références Tolkien…

Nez:
D’une couleur ambre rosé, un peu brumeux, presque opaque, mes attentes sont très élevées. La puissance de la fumée de tourbe me prend de court. Les deux autres fumées annoncées y sont même étouffées par la force de la tourbe. Au deuxième nez on peut venir y chercher un léger jambon fumé à la Jura.

Bouche:
Plutôt liquide, pas très ample ou syrupeux. Cuir et feu de tourbe. On sourit quand à l’arrière-plan on vient y déceler un léger sucre de fût vanillé.

Finale:
La fumée de tourbe domine et s’étiole graduellement pour faire place à une pointe de sucre doux.

Équilibre:
Et puis merde pour les références Tolkien, je m’attendais à quelque chose digne du Mordor mais je dois avouer que ça loupe la cible un peu. Comme l’aurait dit Legolas à ma place:

Ils apportent ce whisky en Isengard, en Isengard! Ils apportent ce whisky en Isengard, gard, ga-ga-ga-gard!

Je ne me taperais pas les douanes juste pour ça, mais pour 50$ c’est tout de même honnête.

Note: ★★★★★

#032 • St-George Single Malt Whiskey

40% alc./vol.
Distillerie St-George Spirits, Alameda, Californie, États-Unis

Ah! On arrive au premier véritable single malt de la soirée du potager de David, le St-George Single Malt Whiskey (avec un « E » quand même). Il se targue d’avoir été vieilli dans trois fûts différents: bourbon, chêne français, et porto.

Disons que c’est l’expression de cette dégustation qui tient le plus de la façon de faire du vieux continent, ce qui n’a pas le choix de remplir mon coeur de grandes espérances…

Mais comme dirait le grand Henri de Régnier:

Juger est quelquefois un plaisir, mais comprendre un bon whisky en est toujours un..

Nez:
Ma mémoire olfactive tourne à fond la caisse… Je pense au Festibière, vision d’une bière aux fruits. Bingo! La Sangribière de la Barberie! Bon yenne que j’ai hâte à l’été, au nez c’est un whisky parfait pour « flipper » des boulettes sur un hibachi aux briquettes. Citron et fleurs sortent au second nez pour finir en vanille sur une troisième visite.

Bouche:
Citron, vanille, un petit mordant indicible.

Finale:
On a presque l’impression que c’est pétillant. Un fort retour de bière moufette, comme les bouteilles vertes transparentes au soleil.

Équilibre:
Je me dois ici de citer Shakespeare:

Bière ou whisky, telle est la question…

Plugger la citation la plus pluggée de l’histoire de la littérature: Check!

Mais sans blague c’est tellement particulier qu’on a peine à croire que c’est un single malt. Ça évoque l’été au point de causer une dépression saisonnière.

Note: ★★★★★