#103 • Buffalo Trace

45% alc./vol.
Distillerie Buffalo Trace, Frankfort, Kentucky, États-Unis

Le mois dernier pour la fête des pères, la SAQ offrait un rabais à l’achat de deux bouteilles de spiritueux. De plus, suite au tuyau de Frank Plamondon, j’ai été profiter d’un rabais de quatre beaux dollars sur ma bouteille de Buffalo Trace.

La fabrication de bourbon sur le site de la distillerie Buffalo Trace date de 1773. Plusieurs grands noms de l’histoire du whiskey américain y ont mis la main à la pâte, tels que George T. Stagg et Harrison Blanton. La distillerie Buffalo Trace produit d’ailleurs aujourd’hui, en plus de son expression éponyme, le Thomas H. Handy, le Blanton’s et le George T. Stagg, ce dernier ayant été nommé meilleur whiskey américain de 2012 et 2e meilleur whisky au monde de 2012 par Jim Murray, pour ne nommer que ceux-là.

L’expression Buffalo Trace a été lancée en 1999 et son mashbill est un mélange de maïs, de seigle et d’orge maltée. Elle est vieillie dans des tonneaux de chêne neufs avec l’intérieur préalablement grillé.

Fait insolite, bien que la distillerie possède plusieurs entrepôts beaucoup plus grands, elle possède aussi le plus petit entrepôt de barils de whisky au monde, qui ne peut contenir qu’un seul fût à la fois.

Comme le disait souvent à l’époque le grand chef Apache Chiricahua Geronimo (1829-1909):

Tiens-toi à sept pas de l’éléphant, à dix du buffle, à vingt d’une femme et à trente d’un homme ivre.

Orange foncé très automnal serait le meilleur descripteur coloré dont je peux l’affubler.

Nez:
Présence très assurrée au nez. Vanille et sirop d’érable. Une touche de poivre et de menthe. Maïs, toffee et fruits des champs viennent compléter le bouquet.

Bouche:
Crémeux et robuste tout à la fois. Caramel, vanille, érable, pointe de mélasse. La gorgée se termine sur des notes de cinq poivres et de cuir.

Finale:
Toutes les saveurs goûtées précédemment traînent longuement en bouche pour une final des plus chaudes et plaisantes.

Équilibre:
Pas le plus grandiose des bourbons, mais offre somme toute un rapport qualité-prix béton.

Note: ★★★★★

#102 • Johnnie Walker Black Label 12 ans

40% alc./vol.
Groupe Diageo, Kilmarnock, Ayrshire, Écosse

Aujourd’hui même marque le 40e anniversaire de décès du maître en arts martiaux Bruce Lee. Johnnie Walker a regroupé une fine équipe de spécialistes en animation par ordinateur et a décidé de l’honorer par une jolie pub, que je mets en lien plus bas (mettez les sous-titres anglais, il y a un message somme toute inspirant).

Ce qui est bien à propos pour ma critique d’aujourd’hui, celle du plébien et savoureux Johnnie Walker Black Label. C’est le second blend de Johnnie Walker le plus vendu au monde, juste derrière le Red Label. Il est composé d’au-dessus de 40 whiskys, le plus jeune d’entre eux étant vieilli 12 ans.

Il est aussi fort intéressant de noter qu’on y fait référence à plusieurs endroits dans la culture populaire, par exemple: Le Black Label est le scotch de prédilection du personnage d’Alec Baldwin dans la série 30 Rock, et c’est aussi le whisky que boit Harrison Ford dans le chef d’oeuvre de la sci-fi Blade Runner.

Mais la croyance la plus répandue est celle que le Johnnie Walker Black Label aurait été le breuvage de prédilection de mon grand ami Sir Winston Leonard Spencer-Churchill, qui aurait dit en pareilles circonstances:

Après la guerre, deux choix s’offraient à moi : finir ma vie comme député, ou la finir comme alcoolique. Je remercie Dieu d’avoir si bien guidé mon choix : je ne suis plus député !

Orange vif, ambre de feu. Beau blend.

Nez:
Un délicat côté médicinal sur le cuir frappe d’entrée de jeu. Par la suite le coeur est de tarte aux pommes et sucre d’orge, pour compléter avec une touche de fumée.

Bouche:
Moins fumé qu’au nez. Miel sucré et canne à sucre. Juteuses épices avec un fini de crème brûlée.

Finale:
Chaude et épicée. Pourrait durer d’avantage, surtout qu’on se délecte des subtils arômes sucrés qui reviennent à la fin.

Équilibre:
Un rapport qualité-prix d’une robustesse impressionnante. Churchill avait du goût. Mais ça on le savait déjà…

Note: ★★★★★