#418 • Grant’s Sherry Cask Finish

Grant's Sherry Cask Reserve

40% alc./vol.
Distillerie Glenfiddich, Dufftown, Speyside, Écosse

On y va pour le drink d’aujourd’hui avec une belle variation d’un blend classique. William Grant & Sons assemblent du scotch depuis la fin du 19e siècle. Beaucoup d’entre vous devez connaître le Grant’s Family Reserve, vendu dans près de 180 pays, incluant le Canada, et composé de plus de 25 malts dont Balvenie, Kininvie et bien sûr Glenfiddich qui lui a aussi imparti la forme de sa bouteille triangulaire.

Et bien voici la dîte variation, affinée en fût de xérès, le Grant’s Sherry Cask Finish.

Comme le disait si bien le pasteur anglais Jack Russell(1795-1883):

On garde longtemps son premier amant, quand on n’en prend point de second.

Nez:
Alcool plutôt effacé pour un blend de cette catégorie. Jolis arômes de céréales, de fruits rouges et de bois. Quelques notes de xérès mais pas plus.

Bouche:
Sucre doré et raisins verts dès l’arrivée en bouche, suivi par de légères notes de chêne et de sherry. Une poignée d’épices complètent le tout.

Finale:
Assez linéaire, manque un peu de longueur, tout en restant plutôt agréable.

Équilibre:
Un bon blend de semaine, meilleur de loin que l’édition ordinaire. Excellent choix pour un sherry cask de semaine mais pas bien plus.

Note:

#417 • Highland Park Magnus

Highland Park Magnus

40% alc./vol.
Distillerie Highland Park, Kirkwall, Orkney, Écosse.

Belle nouveauté chez nos voisins de l’est, les toujours avant-gardistes ANBL, un HP du peuple! En exclusivité nord-américaine, Highland Park nous offre sa dernière création sans mention d’âge pour la maigrelette somme de 50$ la bouteille, le Highland Park Magnus.

Introduit dans la gamme Highland Park en Septembre 2017, le Magnus porte ce nom en l’honneur du légendaire contrebandier et fondateur de la distillerie, Magnus Eunson. Il aurait été un des déscendants des Vikings qui ont colonisé l’Orcadie il y a des siècles, et on dit qu’il fabriquait du whisky bien avant la fondation officielle de HP en 1798.

Si vous avez soif de légendes au sujet de Magnus, je vous invite à parcourir mes autres critiques de Highland Park, dans lesquelles j’essaie de poivrer tant bien que mal un peu de son histoire rocambolesque.

Quant à l’expression devant nous, on parle d’une forte proportion de fûts de chêne américain ayant contenu du xérès, ainsi que quelques ex-fûts de bourbon. Tout pour nous accrocher, quoi…

Comme le dit si bien l’écrivain américain récipiendaire du prix Nobel de littérature en 1962, John Steinbeck (1902-1968):

Un synonyme est un mot qu’on écrit pour remplacer celui dont on ne connaît pas l’orthographe.

Nez:
On reconnaît tout de suite au nez le caractère HP. Orge, miel, fleurs, bruyère, fumée, malt grillé et xérès.

Bouche:
Texture adéquate, malt, miel, épices, chêne et légère tourbe. Xérès, pruneaux, raisins secs et sel marin.

Finale:
Caramel et gâteau aux fruits. Plus courte qu’on ne l’aurait souhaité.

Équilibre:
Excellent single malt pour toutes les occasions, avec de surcroît un prix incroyable. Serait-on en train d’assister à la fin des mentions d’âge chez Highland Park aussi?

Note: