#396 • Woodford Reserve Four Wood Selection

Woodford Reserve Four Wood

47.2% alc./vol.
Woodford Reserve Distillery, Versailles, Kentucky, États-Unis

C’est comme ça à tous les ans, on ne peut pas vraiment publier le 4 juillet autre chose qu’un bon vieux whiskey américain. N’allons-y pas de main morte avec un Woodford Reserve Four Wood Selection.

On appelle cette édition spéciale de 2012 le Four Wood dû à son séjour dans quatre types de fûts différents, chose très rare dans l’industrie du bourbon. Ce mélange de chêne américain, de fût de xérès, de fût de porto et de bois d’érable nous offre un whiskey qui pack un beau gros punch aux fruits.

Comme le disait si bien l’acteur, réalisateur, compositeur et producteur de cinéma américain Clinton « Clint » Eastwood (1930-) :

Un Smith & Wesson bat quatre as.

Bourbon roux, presque rouge.

Nez:
Hors du commun, on croirait à autre chose qu’un whiskey américain. Chêne et biscuits secs style « Thé Social », pain et maïs. Vanille et raisins, cerise noire. Caramel brûlé.

Bouche:
Toujours chêne et épices, bois poussiéreux, cerise, maïs et poires. Pomme et nectarine. Vraiment unique.

Finale:
Courte mais punchée par des notes de porto, de pommes et de bois.

Équilibre:
Un superbe exemple d’un affinage spécial pour un bourbon, chose inusitée dans l’industrie.

Note:

#372 • Woodford Reserve

Woodford Reserve

46.2% alc./vol.
Woodford Reserve Distillery, Versailles, Kentucky, États-Unis

On fait du saumon avec, on l’encense dans le monde du bourbon, mais on ne s’y est jamais sérieusement ou simplement arrêté ici, voici le bon vieux Woodford Reserve.

C’est pas si souvent que ça qu’on visite la base de la pyramide, mais on a affaire ici à un bourbon qui est un peu ici la définition même de l’appellation.

Je vais devoir citer ici pour une seconde fois l’acteur, réalisateur et producteur américain Larry Martin Hagman, mieux connu pour son rôle de J.R. dans Dallas (1931-2012):

On ne peut désigner le sommet d’une pyramide sans localiser sa base.

Roux-ambré classique du bourbon.

Nez:
Épices et fruits séchés nous accueillent. Raisins, maïs, caramel et vanille. Un 2e nez révèle encore du caramel, mais brûlé cette fois-ci.

Bouche:
Belle texture, notes de caramel, de salade de fruits, de miel et de maïs, surplombé de vanille. Retour du toffee et du butterscotch.

Finale:
Agréable longueur ponctuée d’épices et de vanille. Chêne grillé et maïs nous portent vers une agréable finition sirupeuse.

Équilibre:
Superbe pour une expression de base. Un incontournable à avoir dans sa collection de bourbons.

Note:

#038 • Woodford Reserve Aged Cask Rye

Woodford Reserve Ryes

46.2% alc./vol.
Woodford Reserve Distillery, Versailles, Kentucky, États-Unis

New Cask Rye vs. Aged Cask Rye… Round One… FIGHT ! …..HADOUKEN !

Medames et messieurs, les whiskys numèro deux et trois de la soirée « Whiskies d’ici et d’ailleurs » sont deux américains qui sont dans le même emballage. Dans un élan d’audace, je vais les critiquer tous les deux ici dans le même article. Avouez que vous avez l’impression de regarder « La Voix »…

Woodford Reserve est reconnu pour ses expressions excentriques et limitées. Leur Master’s Collection de 2011 est composée d’un duo de whiskys faits de seigle à 100%, avec une durée de maturation inconnue. Le New Cask Rye a été vieilli comme un bourbon, c’est-à-dire dans un fût de chêne neuf, ce qui lui confère sa couleur d’un ambre foncé et profond. Pour ce qui est du Aged Cask Rye, il a séjourné quant à lui dans un ex-baril de bourbon. Il est beaucoup plus pâle, on dirait presque un scotch très peu vieilli.

Dans un esprit de dichotomie je vais devoir finir mon introduction sur une citation de Robin:

Nom d’une paire de fesses collée Batman!

Nez:
Beaucoup plus délicat que le New Cask. Le seigle et la vanille s’effacent prestement derrière un mur de citron avec un peu d’herbe et de fleurs à son pied.

Bouche:
Doux et discret, les céréales sont sur scène. De temps à autre le caramel et la vanille font des caméos.

Finale:
Épicée et marquée par le grain, mais trop courte et pas assez affirmée. On dirait que la première vie du fût a vampirisé l’âme du bois, pourtant on s’attendrait au contraire.

Équilibre:
J’aurais donné peut-être 19 ici, mais le concept de duo me fait flancher et donner un point bonus. En goûtant successivement l’un et l’autre, l’autre et l’un, un joyeux ballet s’installe, j’ai l’impression que ma bouche devient le fût, les saveurs et arômes s’échangent et se fusionnent. Séparés, ces whiskys auraient possiblement récolté un peu moins de points, mais c’est vraiment lors de leur comparaison qu’ils prennent vie. Pour dire comme John Morris, lieutenant de l’équipe canadienne de curling à Vancouver 2010:

Un torchon trouve toujours sa guenille.

Note:

#037 • Woodford Reserve New Cask Rye

Woodford Reserve Ryes

46.2% alc./vol.
Woodford Reserve Distillery, Versailles, Kentucky, États-Unis

New Cask Rye vs. Aged Cask Rye… Round One… FIGHT ! …..HADOUKEN !

Medames et messieurs, les whiskys numèro deux et trois de la soirée « Whiskies d’ici et d’ailleurs » sont deux américains qui sont dans le même emballage. Dans un élan d’audace, je vais les critiquer tous les deux ici dans le même article. Avouez que vous avez l’impression de regarder « La Voix »…

Woodford Reserve est reconnu pour ses expressions excentriques et limitées. Leur Master’s Collection de 2011 est composée d’un duo de whiskys faits de seigle à 100%, avec une durée de maturation inconnue. Le New Cask Rye a été vieilli comme un bourbon, c’est-à-dire dans un fût de chêne neuf, ce qui lui confère sa couleur d’un ambre foncé et profond. Pour ce qui est du Aged Cask Rye, il a séjourné quant à lui dans un ex-baril de bourbon. Il est beaucoup plus pâle, on dirait presque un scotch très peu vieilli.

Dans un esprit de dichotomie je vais devoir finir mon introduction sur une citation de Robin:

Nom d’une paire de fesses collée Batman!

Nez:
Seigle grillé et vanille tout de go. On sent immédiatement le 100% rye et le fût de chêne neuf. Je m’excite rapidement, ça me rappelle un peu le tout récent Alberta Premium Dark Horse. Par la suite débarquent les épices, qui deviennent cannelle et rayon de miel qui deviennent à leur tour petits fruits séchés.

Bouche:
Débute avec une vague franche de vanille rapidement déclassée par un uppercut d’épices pour finir en caramel de type lait Eagle Brand cuit. Ouf, ça m’épuise…

Finale:
Seigle all the way souligné par le chêne et les épices. Le tout chapeauté par un souffle de pumpernickel traditionnel allemand, considérablement plus subtil que tout le reste de l’expérience.

Équilibre:
Belle parabole. Nez prometteur, pétards à mèche en bouche, atterrissage en douceur à la finale. Loin de Felix Baumgartner mais quand même…

Note: