#293 • SMWS 29.134 Laphroaig 17 ans

SMWS 29.134 Laphroaig 17 ans

61.5% alc./vol.
Distillerie Laphroaig, Port Ellen, Islay, Écosse

« Nurses and Doctors Attend a Beach BBQ ».

Encore une fois j’y vais avec deux bouteilles de la SMWS provenant de la même distillerie, coup-sur-coup. Avec « seulement » 17 ans d’âge cette fois-ci, je vous présente à nouveau un puissant Laphroaig…

Si vous ne connaissez pas la SMWS vous pouvez continuer à lire. Si vous désirez immédiatement passer à la consommation de la critique de cette bouteille, veuillez sauter les deux prochains paragraphes.

La Scotch Malt Whisky Society, ou SMWS, est le plus grand club de whisky au monde, avec plus de 26 000 membres répartis dans 16 pays. Avec leurs racines au Royaume-Uni, ils sont tellement étendus qu’ils peuvent se permettre d’acheter des fûts de whisky et de les embouteiller afin de les vendre exclusivement à leurs membres.

Toujours des single casks, embouteillés cask strength, sans aucune mention de la distillerie, leurs expressions sont toujours très prisées et encensées. Bien que le pourcentage d’alcool et l’âge du whisky soient indiqués sur la mystérieuse bouteille, aucune mention de la distillerie d’origine ne s’y retrouve. Le seul indice de son origine est sous la forme d’un cryptique code impossible à déchiffrer à mois d’avoir accès à la légende appropriée.

Comme le disait si bien l’écrivain, dramaturge, cinéaste et producteur français Marcel Pagnol (1895-1974):

Seul celui qui a toutes ses dents peut manger des grillades.

Dunes sous le soleil de ce BBQ de plage..

Nez:
Oh boy! Grillades sur la plage, pas de doute, ça porte bien son nom. Légèrement différent comme tourbe, quelque chose ne colle pas. Menthe, pastilles, jambon fumé avec une pointe de vanille subtile.

Bouche:
Peu de présence, marquée par fumée, tourbe et Fisherman’s Friend. Le degré d’alcool nous chauffe les fesses assez prestement merci. Même si un petit côté sucré se révèle à mi-gorgée, ce n’est vraiment mais vraiment pas un dram de chochotte.

Finale:
Boucane, feuille de vigne et huile d’olive. Médicaments et algues, du vrai Laphroaig, avec un petit kick supplémentaire. La tourbe reste en bouche à tout jamais.

Équilibre:
Une belle structure, un malt qui nous rappelle que Laphroaig fait partie des grands. Attention par contre, débutants s’abstenir…

Note:

#292 • SMWS 29.139 Laphroaig 18 ans

SMWS 29.139 Laphroaig 18 ans

59.9% alc./vol.
Distillerie Laphroaig, Port Ellen, Islay, Écosse

« Why do Fools Fall in Love? ».

Un autre bastion de la SMWS est représenté ici avec ce gouleyant embouteillage d’un Laphroaig de 18 ans d’âge, portant ce sobriquet on ne peut plus approprié: « Pourquoi les fous tombent-ils en amour? »

Si vous ne connaissez pas la SMWS vous pouvez continuer à lire. Si vous désirez immédiatement passer à la consommation de la critique de cette bouteille, veuillez sauter les deux prochains paragraphes.

La Scotch Malt Whisky Society, ou SMWS, est le plus grand club de whisky au monde, avec plus de 26 000 membres répartis dans 16 pays. Avec leurs racines au Royaume-Uni, ils sont tellement étendus qu’ils peuvent se permettre d’acheter des fûts de whisky et de les embouteiller afin de les vendre exclusivement à leurs membres.

Toujours des single casks, embouteillés cask strength, sans aucune mention de la distillerie, leurs expressions sont toujours très prisées et encensées. Bien que le pourcentage d’alcool et l’âge du whisky soient indiqués sur la mystérieuse bouteille, aucune mention de la distillerie d’origine ne s’y retrouve. Le seul indice de son origine est sous la forme d’un cryptique code impossible à déchiffrer à mois d’avoir accès à la légende appropriée.

Comme le disait si bien le poète et écrivain québécois Octave Crémazie (1827-1879):

L’amour est aveugle… il faut donc goûter.

Blond vers rayon de soleil, ascendant tourbe.

Nez:
Départ très puissant, salin et minéral. La poussière de pierre laisse ensuite place à la glorieuse tourbe médicinale de Laphroaig. Quelques sucres caramélisés viennent équilibrer le tout.

Bouche:
Aurait bénéficié d’un peu plus de poids et de texture, mais l’ensemble des saveurs est vraiment superbe. Fumée, sel et diachylon entourés d’une aura de fruits.

Finale:
Extrêmement longue, chaude et pétillante. Accents de tisons ardents, de crayon de plomb et d’hôpital de campagne. Un sirop de fruits garde le tout sous contrôle.

Équilibre:
Pourquoi les fous tombent-ils en amour? Avec ce malt, poser la question c’est y répondre. Un grand Laphroaig bardé d’un je-ne-sais-quoi…

Note:

#256 • Laphroaig Triple Wood

Laphroaig Triple Wood

48% alc./vol.
Distillerie Laphroiag, Port Ellen, Islay, Écosse.

Un autre bel échantillon de la whisky room de Pat, voici sans cérémonie le Laphroaig Triple Wood.

Cette expression de la fameuse distillerie d’Islay possède la particularité, d’où son nom, d’avoir subi un vieillissement dans trois types de fûts différents. La première s’est effectuée dans des barriques de bourbon, faits bien sûr de chêne américain. La seconde maturation a lieu dans de petits tonnelets tels le Quarter Cask. L’ultime et troisième vieillissement, quant à lui, se déroule dans de grands tonneaux de chêne européen ayant auparavant contenu du xérès Oloroso.

Comme le disait si bien ce fameux proverbe espagnol:

Habillez un bout de bois, et ce ne sera plus un bout de bois.

Cuivre foncé et ambré. Définitivement plus profond que la moyenne des Laphroaigs.

Nez:
Un nuage de fumée de tourbe enveloppe un noyau de raisins sucrés. Orange, dattes et vanille juteuse se la jouent ninja à l’arrière-plan.

Bouche:
Vanille et tourbe, caramel salé et iode. De la terre humide sous un hôpital de campagne se bat pour les feux de la rampe avec un gros bol de salade de fruits.

Finale:
Les fruits sucrés s’estompent pour laisser place à une tourbe digne du meilleur plan de développement durable. Encore et encore de la tourbe mais roulée cette fois sur un tapis de copeaux de chêne carbonisés.

Équilibre:
Un excellent whisky, et tout de même un bon Laphroaig. Malheureusement l’effet d’un seul quart de fût prévaut sur la somme des trois barriques ci-présentes.

Note:

#236 • Laphroaig 18 ans

Laphroaig 18

48% alc./vol.
Distillerie Laphroiag, Port Ellen, Islay, Écosse.

Encore une fois un détour au Whiskies of the World Expo de San Jose pour essayer une expression célèbre que peu de gens ont la chance de goûter à tous les jours, le Laphroaig 18 ans.

C’est un embouteillage raisonnablement rare mis en marché par la distillerie il y a de cela quelques années, avec une teneur en alcool plus élevée, afin de remplacer leur 15 ans d’âge qui titrait à 43%.

J’ai dû déjà l’avoir mentionné à quelque part au courant de l’histoire de ce blogue, mais la distillerie Laphroaig est la seule à détenir un Royal Warrant of Appointment délivré par le prince de Galles lui-même. On raconte par le fait même que le maintenant légendaire Laphroaig 15 ans serait le scotch favori de Charles.

Comme l’a déjà dit le prince William lui-même:

Le surgelé est une invention remarquable, mais qui remplace difficilement une épouse charmante qui vous accueille dans une étreinte vorace.

D’un beau jaune orangé qui reflète ce à quoi je m’attends d’un tel colosse de tourbe.

Nez:
Superbe grosse tourbe fumée et citronnée. Présence du grain avec un petit côté gêné et espiègle qu’on retrouve peu ou pas chez les expressions plus jeunes de la distillerie. Herbe, citron, beurre, vanille et cuir. Peut-être une pincée de café moulu.

Bouche:
Mielleux, sucré, fumé et tourbé sur des notes de citron et de crème anglaise. À peine épicé. On peut constater avec grande aisance que les années ont vertigineusement adouci son caractère impétueux.

Finale:
Les sucres tourbés descendent tout seuls sur des notes de marmelade à l’orange et nous laissent sur un agréable petit pneu chauffé, Saint-Basile-le-Grand-style.

Équilibre:
On sent bien sa maturité et on l’apprécie, malgré que je garde un faible pour quelques-uns de ses petits frères tels le Cask Strength et le Quarter Cask.

Note:

#154 • Laphroaig Càirdeas 2013 Fèis Ìle Port Wood Edition

Laphroaig Cairdeas Port Wood

51.3% alc./vol.
Distillerie Laphroiag, Port Ellen, Islay, Écosse

Un merci tout spécial va à Pat pour ce cadeau, cette mignonnette est la seconde d’un long échantillon de sa Whisky Room 2.0, d’où une fois de plus un galvanotype passé dans Photoshop. Bien d’autres viendront au fil du temps, mais pour l’instant voici le Laphroaig Càirdeas Fèis Ìle 2013 Port Wood Edition.

Càirdeas, qui vient du gaélique « amitié », est une gamme d’expressions de Laphroaig mise en marché spécifiquement, du moins au départ, pour les membres de leur fan club, les Friends of Laphroiag.

L’embouteillage de cette année est sorti durant le Fèis Ìle festival, le festival du malt et de la musique de l’île d’Islay. Plusieurs distilleries de l’Île, telles Laphroaig et Bowmore, y participent activement en fabriquant une expression spécialement pour l’occasion.

On appelle le Càirdeas 2013 le Port Wood Edition, dû au fait qu’il a été achevé en ex-fûts de porto, après une maturation initiale en fûts de bourbon de seconde main.

Comme le disait si bien le virtuose roumain de la flûte de pan Gheorghe Zamfir :

Si la matière grise était plus rose, le monde aurait moins les idées noires.

Rosé et cuivré. Bien que l’influence du porto soit évidente, reste plus pâle qu’un Glenmorangie Quinta Ruban.

Nez:
On débute au sein d’un voile de tourbe typiquement Laphroaig bien présent mais facile à percer. Une fois cette besogne accomplie, orange, pamplemousse et épices sont au rendez-vous.

Bouche:
Plutôt poivré, avec fruits des champs et surtout un toast à la marmelade. On doit cependant faire vite car son taux d’alcool de l’ordre de plus de 51% nous colle au cul.

Finale:
Sèche et fruitée, accompagnée de belles notes de tourbe.

Équilibre:
Une belle expérience pour la distillerie, bien qu’on soit à l’autre bout du spectre de ce qu’on s’attend normalement de Laphroaig. Reste que ça vaut la peine de l’essayer si jamais vous en avez l’occasion.

Note:

#127 • Laphroaig 10 ans

Laphroaig 10

43% alc./vol.
Distillerie Laphroiag, Port Ellen, Islay, Écosse

Pour cette dernière critique de septembre, on revient avec la distillerie favorite du prince de Galles, je parle évidemment de Laphroaig.

Ayant déjà pas mal creusé le sujet de la distillerie dans des articles antérieurs, je vais en profiter pour glisser un petit mot sur les Friends of Laphroaig. Les Friends of Laphroaig, c’est un peu comme le fan club de la distillerie, avec un petit quelque chose de plus. À chaque fois qu’on achète une bouteille, on obtient un petit code. En s’inscrivant sur leur site web et à l’aide dudît petit code, on parvient aisément à devenir un Friend of Laphroaig. Ça donne quoi? Et bien ça donne quelques droits sur un petit lopin de terre de l’Islay, un pied carré en fait, directement sur le terrain de la distillerie. Si jamais vous visitez la distillerie un jour, ils vous prêtent un accoutrement approprié pour visiter votre pied carré écossais et vous avez en prime le droit d’exiger un tribut sous la forme d’un verre de Laphroaig. Excitant, non?

Chez nos voisins du sud, pour en deçà de quarante dollars on peut se procurer une bouteille de leur expression de base, le Laphraoig 10 ans.

Expression de base peut-être, mais quel mastodonte! Ce whisky représente l’Islay dans son essence la plus pure, pas de superfluité, pas de fioritures, pas de poudre aux yeux.

C’est un scotch qui a la particularité de sortir bien des gens de leur zone de confort.

Comme l’a déjà dit le prince Charles lui-même:

Trop souvent nous nous contentons du confort de l’opinion sans faire l’effort de penser.

Cuivre profond, or presque étincelant.

Nez:
Quand on parle de fumée de tourbe… Médicamenteux, iodé. Air salin, algues, faible côté sucré qui évoque le melon. Des gouttes de vanille et de chêne parviennent tout juste à percer.

Bouche:
C’est le cas de le dire, la fumée de tourbe nous en met plein la gueule, et on en redemande, mais elle n’oublie pas de faire une petite niche confortable dans la salle d’attente de l’urgence pour de la vanille et du caramel salé.

Finale:
Inoubliable. Le malt et la tourbe s’attardent sur la langue et y laissent une ambiance de camaraderie autour d’un feu de camp.

Équilibre:
Définitivement pas pour tout le monde. Un whisky qui s’assume pleinement. Puissant et sans compromis, l’image qui encapsule le mieux le Laphroaig 10 ans serait celle d’un hôpital de campagne.

Note: