#398 • SMWS 29.151 Laphroaig 24 ans

SMWS 29.151 Laphroaig 24 ans

50.8% alc./vol.
Distillerie Laphroiag, Port Ellen, Islay, Écosse

« Polished violins and vintage cars »

Encore une fois mes potes de chez Québec Whisky ont réussi à scorer une belle bouteille de la SMWS, un phénoménal Laphroaig 24 ans!

Si vous ne connaissez pas la SMWS vous pouvez continuer à lire. Si vous préférez passer directement à l’évaluation de cet embouteillage, vous pouvez sauter les deux prochains paragraphes encore une fois sans problème.

La Scotch Malt Whisky Society, ou SMWS, est le plus grand club de whisky au monde, avec plus de 26 000 membres répartis dans 16 pays. Avec leurs racines au Royaume-Uni, ils sont tellement étendus qu’ils peuvent se permettre d’acheter des fûts de whisky et de les embouteiller afin de les vendre exclusivement à leurs membres.

Toujours des single casks, embouteillés cask strength, sans aucune mention de la distillerie, leurs expressions sont toujours très prisées et encensées. Bien que le pourcentage d’alcool et l’âge du whisky soient indiqués sur la mystérieuse bouteille, aucune mention de la distillerie d’origine ne s’y retrouve. Le seul indice de son origine est sous la forme d’un cryptique code impossible à déchiffrer à mois d’avoir accès à la légende appropriée.

Ce Laphroaig de 24 ans a été distillé le 9 novembre 1989 et vieilli en ex-fûts de xérès, pour un rendu final de 311 bouteilles.

Comme le disait si bien l’historien canadien et lieutenant-gouverneur du Nouveau-Brunswick George Francis Gillman Stanley (1907-2002):

Quand il y a trop de poil, je ne vois pubien…

Brun-doré tiré de la planche de bois trempée dans le xérès.

Nez:
On doit prendre son temps ici car une belle complexité s’ouvre à nous. Tourbe salée et dattes, chêne et cuir. On pense un peu à Bowmore. On perçoit une texture huileuse qui donne l’eau à la bouche.

Bouche:
Texture riche tel qu’attendu, arrivé en bouche raffinée, notes de fruits séchés, de tabac à pipe, de raisins juteux et d’épices mielleuses. Le tout est bien enrobé par une tourbe bien dosée.

Finale:
Solide mais tout de même adoucie par son âge. Raisins, dattes, cuir, tabac et tourbe.

Équilibre:
Un Laphroaig réussi, alors que bien des gens n’auraient pas parié sur un fût d’une telle audace.

Note:

#391 • SMWS 29.144 Laphroaig 22 ans

SMWS 29.144 Laphroaig 22 ans

51.2% alc./vol.
Distillerie Laphroiag, Port Ellen, Islay, Écosse

« You Gotta Love This One »

Un beau clin d’oeil à nos comparses de chez Québec Whisky pour avoir mis la main sur encore un autre embouteillage de la SMWS, un fabuleux Laphroaig de 22 ans!

Si vous ne connaissez pas la SMWS vous pouvez continuer à lire. Si vous préférez passer directement à l’évaluation de cet embouteillage, vous pouvez sauter les deux prochains paragraphes que je resasse sans cesse dans ce type d’article.

La Scotch Malt Whisky Society, ou SMWS, est le plus grand club de whisky au monde, avec plus de 26 000 membres répartis dans 16 pays. Avec leurs racines au Royaume-Uni, ils sont tellement étendus qu’ils peuvent se permettre d’acheter des fûts de whisky et de les embouteiller afin de les vendre exclusivement à leurs membres.

Toujours des single casks, embouteillés cask strength, sans aucune mention de la distillerie, leurs expressions sont toujours très prisées et encensées. Bien que le pourcentage d’alcool et l’âge du whisky soient indiqués sur la mystérieuse bouteille, aucune mention de la distillerie d’origine ne s’y retrouve. Le seul indice de son origine est sous la forme d’un cryptique code impossible à déchiffrer à mois d’avoir accès à la légende appropriée.

Ce Laphroaig 22 ans a été distillé le 12 octobre 1990 et a donné un lot de 275 bouteilles.

Comme le disait si bien l’écrivain et journaliste anglais Eric Arthur Blair, mieux connu sous son nom de plume George Orwell (1903-1950):

Si quelque chose ressemble à de la merde, sent comme de la merde et a le goût de la merde. Tu n’aurais jamais du le goûter !

Pâle et légèrement trouble pour un Laphroaig.

Nez:
Oooh, peated bourbon cask, quand tu nous tiens… Tourbe médicinale, mais huileuse aussi. Feu de camp, bord de mer, bois de chêne encore humide et gorgé de bourbon qu’on fait fumer. Un caractère hyper complexe armé d’une grande douceur conférée par son âge.

Bouche:
Texture peu grasse mais quand même bien affirmée. Tourbe, fruits rouges, pierre, cuir et bois. Nuancé à souhait.

Finale:
Longue et soyeuse, avec une belle chaleur pas trop épicée qui nous laisse amplement le temps d’apprécier les différentes facettes de cet embouteillage.

Équilibre:
Un superbe voyage, un whisky avec lequel on doit prendre tout son temps, et on le fait volontiers.

Note: