#330 • Jim Beam 12 ans Signature Craft

Jim Beam Signature Craft

43% alc./vol.
Distillerie James B. Beam, Clermont, Kentucky, États-Unis

On connaît tous le bon vieux Jim Beam, un pilier commercial des authentiques bourbons américains. Et bien de temps à autre, on aime bien se faire gâter avec une petite édition spéciale, un embouteillage cossu, voire même un bel énoncé d’âge. Voici donc le Jim Beam 12 ans Signature Craft.

C’est un distillat spécial du master distiller Fred Noe, préparé en petits lots, vieilli 12 ans dans ses fûts de chêne neufs et embouteillé à 43% d’alcool.

Comme le disait si bien justement le journaliste canadien, fondateur du groupe éponyme, Alphonse Desjardins (1854-1920):

Une signature manuscrite révèle souvent le caractère de son auteur. Et parfois même son nom.

Semble plutôt pâle versus les bourbons plus typiques.

Nez:
Bonbons durs, maïs et vanille avec un petit aspect savonneux. Accents de noix grillées au miel et de caramel au beurre. Feuille de menthe poussiéreuse.

Bouche:
Doux avec miel et vanille. Le maïs et les épices s’éveillent peu après. Assez soyeux en bouche, avec une agréable impression de biscuits graham et de mangue fraiche.

Finale:
Assez courte en démontrant des pointes de cacao, d’épices et de zeste d’orange avec un retour des bonbons du nez.

Équilibre:
Un beau bourbon presque top shelf. De temps en temps, il est bon de laisser de côté les bourbons d’entrée de gamme et de sortir un peu plus d’oseille et de profiter d’un produit de qualité. 12 ans de vieillissement en plus!

Note:

#248 • Jim Beam Devil’s Cut

Jim Beam Devil's Cut

45% alc./vol.
Distillerie James B. Beam, Clermont, Kentucky, États-Unis

Aujourd’hui c’est Halloween, alors je me suis dit qu’il nous fallait bien un petit quelque chose de spécial, un petit quelque chose de sinistre. J’y vais donc avec ce bourbon qui porte un nom et des origines plutôt démoniaques, j’ai nommé (parce que les démons il faut les nommer qu’on dit) le Jim Beam Devil’s Cut.

Tous ceux qui sont le moindrement familiers avec le procédé de maturation du whisky sont au courant qu’avec les années, une certaine quantité de whisky, différente selon le climat, se perd dû à l’évaporation. On appelle cela poétiquement la « part des anges ». À l’inverse, lorsqu’un fût de spiritueux est vidé, une autre quantité de liquide reste prisonnière du bois. Et bien Jim Beam ont mis au point un procédé servant à extraire cette portion du whisky, portion qu’ils ont nommée tout aussi allégoriquement The Devil’s Cut, ce qui en français se traduit par « la part du diable » ou encore mieux en bon vieux québécois « la cut du diable ».

C’est un bourbon qui se prête à merveille aux recettes à base de bon vieux whiskey américain, telles mon porc effiloché (on remplace le Maker’s) ou encore ma sauce bbq pour côtes levées (à venir, miam!).

On ressent particulièrement bien l’idéologie derrière ce bourbon grâce à un marketing du tonnerre qui frappe avec une précision chirurgicale sur la tête du clou pour séduire sa clientèle cible.

Je vous laisse vous faire votre propre idée avec la pub suivante :

Comme le disait si bien l’écrivain français Henry-René-Albert-Guy de Maupassant (1850-1893) :

Les bistrots sont les confessionnaux du diable.

Ambre cuivré profond, tel une lunette vers l’enfer.

Nez:
Des épices assez fortes tentent d’occulter le tout, mais le reste du profil réussit à sortir avec une certaine finesse. Cerise, yaourt, chêne et punch aux fruits. Noix et caramel peaufinent le portrait.

Bouche:
Vanille de plein fouet, surenchérie d’abricots et de pêches, en-dessous de quoi on sent bien le maïs. On goûte à fond le bois sec et les épices du bourbon.

Finale:
Douce, pour son taux d’alcool, et longue. Couche par-dessus couche de maïs, de caramel épicé, de vanille et de café moulu.

Équilibre:
À des années-lumière de l’original. Je ne sais pas au juste quel « procédé » ils prennent pour extraire ce jus de planche, mais c’est bon en diable.

Note:

#149 • Jim Beam Original

Jim Beam Chocolat

45% alc./vol.
Distillerie James B. Beam, Clermont, Kentucky, États-Unis

J’ouvre cet article avec un gros merci à Alexandre Soda Pop des Brasseurs Casseurs pour m’avoir laissé une mignonnette de Jim Beam, afin que j’en fasse la critique sans m’en trouver une bouteille. Je lui lève d’ailleurs mon verre et j’espère qu’il profite bien du Highland Park 18 ans que je lui ai conseillé d’acheter…

Vu les circonstances, vous comprendrez que je n’ai pas de photo de la bouteille, donc je vais présenter en lieu de cela une publicité de l’époque Bond avec Sir Sean Connery, ainsi qu’un cliché d’un autre petit chocolat à la liqueur, cette fois-ci, tenez-vous bien, au Jim Beam.

Les membres de la famille Boehm, originaires d’Allemagne, immigrèrent aux États-Unis en modifiant leur nom pour Beam et commencèrent à vendre du whisky en 1795. Depuis, sept générations de Beam ont possédé et opéré la distillerie, devenue Beam Global Spirits & Wine. Bien que la vente aux États-Unis soit directement gérée par Beam Global, un accord existe entre eux et le Groupe Edrington (Macallan, Highland Park) pour la distribution à l’étranger.

Aujourd’hui c’est l’expression de base qui passe au bâton, tout jeune de quatre ans de vieillissement en barriques flambant neuves de chêne américain.

Comme le disait si bien justement Sir Sean Connery, James Bond lui-même :

Les Chevaliers de l’Ordre National évitent soigneusement d’abréger cette distinction.

Beam-Bond-Ad

Belle étendue de couleurs entre l’ambre riche et le caramel pâle, tonalités classiques de bourbon.

Nez:
Une fois les premiers vents d’éthanol et de carton mouillé apprivoisés, on parvient tranquillement à se délecter sur des douces notes de vanille, de cerise et de Nutella. Un nez de bourbon assez classique, sans surprise et sans ambition.

Bouche:
Doux et léger, relativement ample et sirupeux. La cerise et la vanille tentent une remontée, mais beaucoup trop pusillanime.

Finale:
D’une longueur raisonnable avec une touche de chêne typique d’un bourbon, toutefois plus timide.

Équilibre:
Ma première impression est que ça reste un bon mixer. Mais bon, c’est quand même un whisky appréciable, même s’il aurait tiré profit d’un coup de pied au cul de l’ordre de 3 à 5% sur son degré d’alcool. D’un autre côté, l’avocat du diable dit que pour le prix qu’il en coûte, on serait mal placés pour se plaindre…

Note: