#442 • Highland Park Hjärta 12 ans

Highland Park Hjarta

58.1% alc./vol.
Distillerie Highland Park, Kirkwall, Orkney, Écosse

Merci à André pour m’avoir fait essayer l’autre fois ce cask strength plutôt rare de la mythique Highland Park, le Hjärta.

Édition limitée de 3924 bouteilles, embouteillée au taux original non-dilué et disponible seulement à la boutique de la distillerie. Quand on parle de rareté, on fait pas bien bien mieux.

Comme le disait si bien l’écrivain et médecin russe puis soviétique Mikhaïl Afanassievitch Boulgakov (1891-1940):

C’est rare qu’on se sente heureux. C’est encore plus rare qu’on se sache heureux.

Orangé d’un HP non-dilué.

Nez:
Orge séchée, bruyère et miel en puissance. Jerky et planche de chêne. Herbeux et fumé.

Bouche:
Huileux, marqué par un rayon de miel épicé, chêne gorgé de vin rouge corsé.

Finale:
Plutôt courte pour son taux d’alcool, sur des notes de chocolat noir, d’épices, de fumée et de lardons.

Équilibre:
Solide, comme presque tous les HP. Seule ombre au tableau, et ne me pitchez pas de roches, Highland Park est un malt qui n’a pas besoin d’être embouteillé cask strength pour briller.

Note:

#435 • SMWS 4.199 Highland Park 14 ans

SMWS 4.199

56.2% alc./vol.
Distillerie Highland Park, Kirkwall, Orkney, Écosse

« Boy Scouts And Bikers ».

Un autre embouteillage de la Scotch Malt Whisky Society s’offre à nous aujourd’hui.

La Scotch Malt Whisky Society, ou SMWS, est le plus grand club de whisky au monde, avec plus de 26 000 membres répartis dans 16 pays. Avec leurs racines au Royaume-Uni, ils sont tellement étendus qu’ils peuvent se permettre d’acheter des fûts de whisky et de les embouteiller afin de les vendre exclusivement à leurs membres.

Toujours des single casks, embouteillés cask strength, sans aucune mention de la distillerie, leurs expressions sont toujours très prisées et encensées. Bien que le pourcentage d’alcool et l’âge du whisky soient indiqués sur la mystérieuse bouteille, aucune mention de la distillerie d’origine ne s’y retrouve. Le seul indice de son origine est sous la forme d’un cryptique code impossible à déchiffrer à mois d’avoir accès à la légende appropriée.

Il s’agit ici d’un Highland Park de 14 ans d’âge qui s’appelle « Boy Scouts And Bikers », distillé le 15 octobre 1999 avec un rendement de 148 bouteilles au final.

Comme le disait si bien le peintre et dessinateur allemand Caspar David Friedrich, considéré comme l’artiste le plus significatif et influent de la peinture romantique allemande du XIXe siècle (1774-1840):

Couleur des yeux d’un alcoolique : vert-bouteille toujours.

Nez:
Fruits tropicaux, sirop pour la toux et légère fumée, quoique loin de la tourbe de bruyère à laquelle nous a habitués la distillerie. Touches de grains d’orge séchés.

Bouche:
Mielleux, caramel salé, fruits tropicaux, herbe savonneuse et fleur de sel.

Finale:
Retour de la fumée, mais empreinte de fruits et de miel. Ici le taux d’alcool transparaît beaucoup plus.

Équilibre:
Après analyse on parvient à être en accord avec le fait que c’est un HP, bien que ce tonneau est assez éloigné du style de la distillerie pour qu’elle accepte de s’en départir.

Note:

#417 • Highland Park Magnus

Highland Park Magnus

40% alc./vol.
Distillerie Highland Park, Kirkwall, Orkney, Écosse.

Belle nouveauté chez nos voisins de l’est, les toujours avant-gardistes ANBL, un HP du peuple! En exclusivité nord-américaine, Highland Park nous offre sa dernière création sans mention d’âge pour la maigrelette somme de 50$ la bouteille, le Highland Park Magnus.

Introduit dans la gamme Highland Park en Septembre 2017, le Magnus porte ce nom en l’honneur du légendaire contrebandier et fondateur de la distillerie, Magnus Eunson. Il aurait été un des déscendants des Vikings qui ont colonisé l’Orcadie il y a des siècles, et on dit qu’il fabriquait du whisky bien avant la fondation officielle de HP en 1798.

Si vous avez soif de légendes au sujet de Magnus, je vous invite à parcourir mes autres critiques de Highland Park, dans lesquelles j’essaie de poivrer tant bien que mal un peu de son histoire rocambolesque.

Quant à l’expression devant nous, on parle d’une forte proportion de fûts de chêne américain ayant contenu du xérès, ainsi que quelques ex-fûts de bourbon. Tout pour nous accrocher, quoi…

Comme le dit si bien l’écrivain américain récipiendaire du prix Nobel de littérature en 1962, John Steinbeck (1902-1968):

Un synonyme est un mot qu’on écrit pour remplacer celui dont on ne connaît pas l’orthographe.

Nez:
On reconnaît tout de suite au nez le caractère HP. Orge, miel, fleurs, bruyère, fumée, malt grillé et xérès.

Bouche:
Texture adéquate, malt, miel, épices, chêne et légère tourbe. Xérès, pruneaux, raisins secs et sel marin.

Finale:
Caramel et gâteau aux fruits. Plus courte qu’on ne l’aurait souhaité.

Équilibre:
Excellent single malt pour toutes les occasions, avec de surcroît un prix incroyable. Serait-on en train d’assister à la fin des mentions d’âge chez Highland Park aussi?

Note:

#409 • Highland Park Ambassador’s Choice 10 ans

Highland Park Ambassador's Choice 10 ans

55.8% alc./vol.
Distillerie Highland Park, Kirkwall, Orkney, Écosse.

Un beau petit Highland Park, ça ne fait pas de tort à personne. On remercie encore ici la gang de Québec Whisky pour les belles opportunités gustatives.

Le Highland Park Ambassador’s Choice 10 ans est un embouteillage qui comporte une partie de malt vieilli en fûts de chêne américain afin de lui conférer un bout de caractère qui n’est pas souvent retrouvé chez HP. Originalement conçu pour le marché suédois, il est maintenant disponible un peu partout (sauf bien sûr en SAQ, voyons).

Comme le disait si bien Darth Vader en 1977:

Si c’est est un vaisseau plénipotentiaire, où est l’ambassadeur?

Beau Highland Park doré, avec une touche de xérès rosé.

Nez:
Tourbe herbeuse et bruyère à la HP, bardée de raisins. de cuir et de xérès. Miel et terre humide.

Bouche:
Miel sucré, raisins et bois sec. Un peu de cuir et de tourbe. Les épices viennent faire le party vers la fin.

Finale:
Relativement longue, elle nous tient avec de fortes notes d’épices et de vanille. Le sherry devient ici un peu plus ranci malheureusement.

Équilibre:
Belle rondeur, comme la plupart des HP, mais sa finale vient nous décevoir un peu trop à mon avis.

Note:

#400 • Highland Park 16 ans Odin

Highland Park Odin

55.8% alc./vol.
Distillerie Highland Park, Kirkwall, Orkney, Écosse.

On est quand même rendu à 400 articles… quoi choisir comme whisky? La Valhalla Collection chez Highland Park me paraît appropriée, donc après avoir parlé du Thor, du Loki et du Freya, je vais dans l’intérêt de cette étape importante me pencher maintenant sur le dernier opus de la collection, le Odin.

Point culminant de la collection, le Odin a été nommé ainsi pour le dieu éponyme de la mythologie nordique. Pour le père de Thor et roi d’Ásgard, il ne fallait rien de moins qu’un single malt vieilli 16 ans en barriques de xérès et embouteillé à la force remarquable de 55.8% d’alcool.

Comme le disait si bien notre bon vieux pote Churchill (1874-1965):

J’ai bien peur que l’étape transitoire nécessaire entre le communisme et le capitalisme ne reste l’alcoolisme.

Ambré et cuivré à souhait. Jambes plutôt épaisses qui prennent leur temps.

Nez:
Miel épais et fumée de bruyère plus timide. Léger cuir, vanille et mûres. Musc et xérès. Plutôt bien ficelé.

Bouche:
Beau punch d’épices à l’arrivée. Des notes épaisses de sherry prennent par la suite le dessus. Fruits séchés, bois, poivre et fumée.

Finale:
La typique fumée de HP nous guide à travers un océan de xérès et d’épices. Longueur et la chaleur de cette finale s’étire à perte de vue.

Équilibre:
Un excellent scotch, une vraie beauté à garder dans son armoire. La question demeure êtes-vous prêts à allonger 400$ pour ça?

Note:

#397 • Highland Park 15 ans

Highland Park 15 ans

47.5% alc./vol.
Distillerie Highland Park, Kirkwall, Orkney, Écosse.

Il me fait toujours plaisir de revenir à un verre de la distillerie Highland Park. Ici on s’attaque à un moineau un peu moins connu, le Highland Park 15 ans.

Introduit en 2003 comme une exclusivité, vanté comme étant encore produit selon les mêmes normes d’innovation et de qualité qui ont fait la renommée de la distillerie qui nous a donné les meilleurs spiritueux au monde, ce HP a la tâche ardue de tenter d’atteindre le même podium que ses frères de 12 et 18 ans.

Comme le disait si bien le golfeur américain Daniel Sawyer (1882-1937):

Les caddies sont les enfants de la balle. Ramasser les pourboires est le souci des caddies. Ramasser les balles, le cadet de leurs soucis.

Entre sherry doré et caramel acajou.

Nez:
Miel, bruyère fumé et chêne salé, c’est un HP classique, pas de doute là-dessus. Beau fond d’orge savoureuse et de malt grillé.

Bouche:
Miel docile et sucré qui n’hésite pas à obscurcir, du moins au début, le bruyère floral. Mais heureusement ce dernier ne tarde pas à faire un retour en force, marqué d’épices et de tourbe subtile.

Finale:
Ornée de belles notes de fleurs, de tourbe, de cerise, de chêne et de poivre, mais avec une courte durée qui lui coûte quelques points.

Équilibre:
Nez plaisant, bouche extraordinaire, finale courte mais solide, tous les ingrédients y sont, mais tristement ce fils cadet de Highland Park est un peu inférieur à ses frères le 12 et le 18 ans.

Note: