#407 • Glen Breton Ice 10 ans Cask Strength

62.2% alc./vol.
Distillerie Glenora, Nouvelle-Écosse, Canada

Lors de mon tout premier article, il y a de cela déjà presque 5 ans, je vous avais maladroitement parlé du Glen Breton Rare 10 ans.

J’avais à l’époque évoqué l’existence d’un Glen Breton ayant été affiné en barriques de vin de glace, et de surcroit embouteillé à la force du fût, soit un solide 62.2% d’alcool.

Voici donc sans autre forme de cérémonie le tant anticipé Glen Breton Ice 10 ans Cask Strength.

Comme le disait si bien le dramaturge, poète et journaliste français Jean-Louis Aubert, que certains connaissent mieux sous le nom de l’Abbé Aubert (1731-1814):

L’homme est de glace aux trésors qu’il possède ; Il est de feu pour tout ce qu’il n’a pas.

Nez:
Céréale classique de Glenora, couplée à un vent sucré tiré du vin de glace. Hormis cela, rien pour épater la galerie.

Bouche:
Arrivée en bouche musclée, orge, épices du Cask Strength, miel acide, citron et orange. Son taux d’alcool n’est étonnamment pas trop envahissant, et rehausse même un malt qui serait autrment plat.

Finale:
Longue et épicée, elle est aidée par son degré d’alcool et son fût particulier. On imagine ici des petits gelondés de l’île d’Orléans.

Équilibre:
Normalement cette expression ne m’aurait pas excité outre mesure mais je dois dire que sa force en alcool et sa finition unique m’ont eu à l’usure…

Note:

#375 • Glen Breton Fiddler’s Choice

Glen Breton Fiddlers Choice

43% alc./vol.
Distillerie Glenora, Nouvelle-Écosse, Canada

On revient en sol canadien avec un single malt de la distillerie Glenora en Nouvelle-Écosse, le Glen Breton Fiddler’s Choice.

Datant de seulement 1989, la distillerie Glenora est une des plus jeunes au pays. Elle a été construite par un architecte écossais et utilisait jusqu’en 2007 exclusivement de l’orge d’origine écossaise.

Le fiddle, tant qu’à lui, est un violon on pourrait dire avec une connotation populaire, ce qui l’a aidé à se répandre aux quatre coins de l’Écosse. Pour le whisky, il s’agit d’un single malt sans mention d’âge qui a vieilli dans des fûts ayant contenu du bourbon du Kentucky. Selon la distillerie, c’est un spiritueux qui capture bien l’esprit du Cap Breton.

Comme le dit si bien ce proverbe roumain:

Une tente sans femme est comme un violon sans cordes.

Doré très pâle et légèrement embrumé.

Nez:
Marqué par un peu de vanille, de bois et d’orge. Le tout est emmêlé dans herbe et fleurs ainsi qu’une pointe de vernis à ongles. Rappelle un Lowland moyen. Un peu d’anis mal placé.

Bouche:
Miel et vanille. Épices amusantes et chêne. Moins déplaisant qu’au nez, malgré qu’il fait bien peu de vagues.

Finale:
Quelques épices dans une vague de vanille s’estompent rapidement et il faut peu de temps pour que toute cette expérience tombe dans l’oubli.

Équilibre:
Pas horrible, mais doublement honteux, car en plus d’être inférieur aux autres expressions de la distillerie, il est à des années-lumière en-dessous des nouveaux single malts canadiens. Je ne veux plus entendre ce violoneux.

Note:

#301 • Glen Breton 14 ans

Glen Breton 14

43% alc./vol.
Distillerie Glenora, Nouvelle-Écosse, Canada

Pour mon 301e article, je renvoie un clin d’oeil à mon tout premier il y a de cela près de trois ans et nous revisitons la distillerie Glenora en Nouvelle-Écosse. Non pas pour le 10 ans d’âge cette fois, mais pour un petit embouteillage qui est arrivé en SAQ depuis pas si longtemps, le Glen Breton 14 ans.

La distillerie Glenora est relativement jeune, ayant été construite en 1989. Conçue et construite par un architecte écossais et utilisant jusqu’en 2007 exclusivement de l’orge d’origine écossaise, c’était jusqu’à tout récemment ce qu’on pouvait trouver de plus écossais de notre côté de l’Atlantique.

C’est peut-être ce qui a fait qu’ils, sans vouloir juger, semblent s’être assis sur leurs lauriers. Depuis, bon nombre de single malts canadiens et américains ont fait surface, avec ma foi des résultats fort surprenants.

Comme le disait si bien le 11e Premier ministre du Canada, Richard Bedford Bennett (1870-1947):

Si ce sont les plumes qui font le plumage, ce n’est pas la colle qui fait le collage.

Légèrement doré, jaune soleil même, maïs…

Nez:
Miel sucré et brûlé derrière un rideau de brin de scie et de carton humide de boîte de pizza. Notes de vanille et de chêne. Céréales et colle à bois.

Bouche:
Bouche huileuse et mielleuse sur une fondation de bois et de vanille. Léger fond de malt grillé, malheureusement trop effacé.

Finale:
Bon début de finale marqué par l’orge, mais qui se transforme rapidement en antiseptique en passant par la familière colle à bois. Dieu merci qu’elle est courte.

Équilibre:
Un peu plus de complexité que le 10 ans, mais sans décrocher de prix. Il est grand temps pour Glenora de se botter le derrière car maintenant Glen Breton n’est plus le seul single malt canadien.

Note:

#001 • Glen Breton Rare 10 ans

Glen Breton 10

40% alc./vol.
Distillerie Glenora, Nouvelle-Écosse, Canada

Pourquoi ne pas commencer avec un whisky bien de chez nous, en tout cas ce qui s’en rapproche le plus. Quand on pense whisky canadien, on pense souvent aux whiskys de sègle dont la réputation n’est plus à faire… Mais voici la distillerie néo-écossaise Glenora qui débarque avec le premier et jusqu’à date seul single malt canadien, le Glen Breton.

Fait cocasse, la Scotch Whisky Association a poursuivi Glenora pour l’utilisation du mot glen (provenant du gaélique gleann, qui veut dire “vallée”), qui pourrait selon eux, faire croire à tort qu’il s’agit d’un scotch. En vérité Glenora a choisi ce nom parce que la distillerie est située à Glenville au Cap Breton. Mais heureusement en 2009 la Cour suprême du Canada a tranché de notre côté…

Bon et bien maintenant que notre soif de connaissances a été étanchée, passons aux choses sérieuses…

Nez:
Fleurs et vanille. Miel et gingembre. Une touche d’érable (peut-être dans ma tête, une suggestion subconsciente du fait que ce soit un single malt canadien)…

Bouche:
Butterscotch syrupeux. Un peu savonneux. Rondeur intéressante.

Finale:
Herbe légèrement fumée… suivi d’une pointe d’eau d’érable. Malheureusement trop courte…

Équilibre:
Après l’avoir bu, on croirait entendre au loin le bruit de la paille qui aspire le fond de glace d’un verre de Coke. C’est un whisky triste… Il s’en va trop vite.

Il paraît qu’ils en font une version vieillie en fûts de vin de glace. C’est un Cask Strength typiquement d’ici que j’aimerais bien essayer un jour…

Note: