#328 • Crown Royal Northern Harvest Rye

Crown Royal Northern Harvest Rye

45% alc./vol.
Distillerie Crown Royal, Gimli, Manitoba, Canada

Ça faisait un sacré bout de temps que je n’avais pas visité un membre le la famille royale du whisky canadien, et étrangement cette dernière occasion s’est présentée tout récemment lors de mes vacances chez nos voisins du sud, sous la forme d’une mini de Crown Royal Northern Harvest Rye.

C’est un peu triste car bien que ce soit une nouveauté canadienne, elle commence son parcours à l’étranger. Je ne comprends pas pourquoi on ne peut pas être fier de ce produit canadien au point de le lancer sur le marché domestique en premier. SAQ, faites un effort, ça me fait toujours de la peine de voir des produits canadiens en primeur ailleurs.

On connait bien le Crown Royal régulier, et on lui accorde tout de même une généreuse part de seigle, mais le Northern Harvest est composé de pas moins de 90% de rye.

Comme le disait si bien l’acteur et producteur américain Ernie Hudson à son homologue canadien Dan Aykroyd dans le classique S.O.S. Fantômes (1984):

Ray, la prochaine fois qu’on te demande si tu es un dieu, tu réponds OUI!

Ambre nettement plus jauni que le Crown Royal Deluxe.

Nez:
En voulez-vous du seigle? En v’là! Ne fait pas dans la subtilité et ouvre le bal avec seigle, vernis, seigle, fruits rouges et re-seigle derrière. Outre le rye en vedette, on y retrouve probablement le reste du mashbill du Crown Royal au prorata, parce qu’en-dessous de tout ça, ça sent définitivement le Crown Royal. Pommes-caramel.

Bouche:
Rye, miel, sucre en poudre et poivre rose. Peut-être un tout petit peu trop sucré à mon goût versus les épices du seigle qui auraient pu être un peu plus présentes. Texture fort juteuse et plaisante.

Finale:
Le seigle et le poivre blanc nous tiennent agréablement en haleine pendant un bon bout, malgré que l’expérience soit persillée ici et là de pointes de vernis à ongles et de solvant à peinture.

Équilibre:
Considérant le reste de la gamme Crown Royal, c’est une sacrée belle réussite. Idéalement il faudrait que ça demeure une édition régulière.

Note:

#201 • Crown Royal Black

Crown Royal Black

45% alc./vol.
Distillerie Crown Royal, Gimli, Manitoba, Canada

J’entame la troisième centaine de mes critiques de whisky en revenant au pays avec un bon vieux classique, mais avec un p’tit extra, le Crown Royal Black.

C’est une expression qui est vieillie dans des fûts de chêne carbonisés et le résultat de son assemblage particulier titre à 45% d’alcool. Pour ces raisons, la distillerie parle d’un « goût robuste et plus concentré qui laisse une impression durable ».

De par sa couleur et plusieurs de ses notes conférées par le chêne brûlé, CR Black est probablement le whisky canadien qui se rapproche le plus d’un bourbon, et ce à tous les niveaux.

Comme le disait si bien l’avocat, marchand d’automobiles et homme politique canadien Gérard D. Levesque (1926-1993) :

L’espoir est comme le ciel des nuits : il n’est pas coin si sombre où l’oeil qui s’obstine ne finisse par découvrir une étoile.

Rouge aussi profond que le meilleur des fûts de xérès espagnols. Il y a juste une chose qui ne cadre pas, c’est un whisky canadien.

Nez:
Un solide départ qui évoque Forty Creek par moments. Vanille, maïs, seigle et poivre nous leurrent sur la curieuse piste que nous pourrions avoir affaire à un bourbon, mais la couronne finit par nous rappeler à l’ordre avec de la cerise noire et du bon vieux sirop d’érable canadien.

Bouche:
Poivre, seigle, orange, cassonade, cerise et noix. Le bourbon disparaît ici pour laisser briller l’âme d’un authentique Crown Royal.

Finale:
Encore seigle, poivre et orange, mais cette fois sur une trame de pamplemousse.

Équilibre:
Le bad boy de Crown Royal. Le dram que boit la reine quand elle est en tabarnac.

Note:

#128 • Crown Royal Reserve

Crown Royal Reserve

40% alc./vol.
Distillerie Crown Royal, Gimli, Manitoba, Canada

Bien qu’elle soit disponible par chez nous en embouteillage plein format, j’ai quand même flanché pour probablement une des meilleures expressions de la distillerie, le Crown Royal Reserve, l’attrait des mignonnettes étant toujours aussi irrésistible.

Anciennement appelé le Crown Royal Special Reserve, c’est un blend qui a vu le jour en 1992. Il est le résultat d’un assemblage de précision et de grande qualité. Les meilleurs whiskys sont choisis et mis de côté pour subir un vieillissement prolongé. Ensuite le master blender les combine pour un résultat ma foi supérieur. La distillerie a retiré le Special en 2008 et on l’appelle maintenant juste Crown Royal Reserve. Ça reste pourtant le même whisky.

On dit que c’est le whisky officiel du Wabatong Lodge, un camp ontarien qui longe la ligne du Canadian Pacific et qui accueille les pêcheurs pour le lac Wabatongushi, sans oublier les explorateurs pour la ville fantôme de Lochalsh.

Comme le disait si bien le grand comédien Bill Murray:

Les citations sont les pilotis de l’écrivain fantôme ; sans elles, il s’enfoncerait doucement dans le néant.

D’un cuivre brun qui n’est pas sans sans rappeler le sirop d’érable ou notre bonne vieille cenne noire en voie de disparition.

Nez:
Un nez typiquement Crown Royal, mais avec un p’tit extra. Vanille, dattes, pin, fleurs, figues et crème caramel.

Bouche:
Miel, douces épices et potpourri. Vent de rye et d’amandes au chocolat. Impression de fraîcheur.

Finale:
Sèche et douce avec des notes d’épices, de cèdre, d’herbe, de menthe et de seigle.

Équilibre:
Splendide assemblage canadien haut-de-gamme. De loin supérieur au Crown Royal original. Souverain, pour utiliser le vocabulaire de Jean-Luc Brassard.

Note:

#111 • Crown Royal 1973

Crown Royal 1973

40% alc./vol.
Distillerie Crown Royal, Gimli, Manitoba, Canada

Un fleuron du whisky canadien nous est présenté en guise de troisième expression de la soirée spéciale canadienne du Club de Scotch Whisky de Québec, le légendaire Crown Royal, mais pas n’importe lequel, une cuvée de 1973!

Le Crown Royal a été élaboré en 1939 pour la visite au Canada de la reine mère et du roi George VI. La marque appartient à Diageo depuis 2000, et avec ses 500 millions de dollars US de ventes annuelles, c’est le whisky canadien le plus vendu au monde.

Comme le dira si bien un jour George Alexander Louis, prince de Cambridge:

Dans une monarchie bien réglée, les sujets sont comme des poissons dans un grand filet, ils se croient libres et pourtant ils sont pris.

Je dirais qu’il est d’un ambre brun assez neutre. Comme un Crown Royal standard, mais un peu moins vif.

Nez:
Légèrement fade, aurait t-il laissé un peu de son mordant dans la bouteille? Le même nez à peu de choses près que le Crown Royal original, mais comme décoloré, délavé. Fruits, raisin et vanille tombent un peu à plat.

Bouche:
Timide au début. Raisins, prunes, savon, miel, vanille, épices. Belle progression. Ici on peut goûter une amélioration par rapport à son homonyme contemporain.

Finale:
Pas mauvais, un reste de vanille fruitée s’étire voluptueusement.

Équilibre:
Quand on pense whisky canadien, Crown Royal est un des premiers noms qui viennent à l’esprit. Cette expression de 1973 se situe une bonne marche au-dessus de son petit frère actuel. Mais où est donc passé ce savoir-faire des années 70?

Note:

#006 • Crown Royal DeLuxe

Crown Royal

40% alc./vol.
Distillerie Crown Royal, Gimli, Manitoba, Canada

Le Crown Royal. Le whisky canadien le plus vendu au monde. Le gros quétaine en moi voulait faire honneur à la confédération et garder cette dégustation pour le 1er Juillet, mais le gars cool en moi s’en balance pas mal et à 28$, c’est le whisky parfait pour réveiller mes papilles après ma grippe canadienne sans gaspiller de meilleurs nectars.

Petite leçon d’histoire, le Crown Royal est un blend qui porte bien son nom, car il a été crée en 1939 pour la visite au Canada de la reine Élisabeth (la reine mère) et le roi George VI. La marque appartenait à Seagram jusqu’à sa vente à Diageo en 2000.

Certains mécréants vont dire que les whiskys canadiens n’en valent pas la peine, mais parfois il faut s’arrêter et essayer de plus petits trucs parce qu’on peut faire des découvertes surprenantes.

Nez:
Doux, vanille, doux, miel, fruits (raisins ou mûres) et re-doux… On croit difficilement à son 40% d’alcool. C’est limite la force d’un porto un peu torqué. Mais bon ça reste tout de même bien plaisant.

Bouche:
Oh? Au début on se rattrape un petit peu. Une mini-explosion d’épices nous rappelle qu’on a bel et bien affaire à un whisky. Un tout petit rappel de vanille et de miel, et puis les épices reviennent à la fin. Extrèmement doux et éphémère.

Finale:
Très très courte. Le côté épicé s’estompe rapidement, mais avec une qualité je dirais régulière et constante. Oh! Mais c’est bien une touche boisée après la dernière gorgée! Mon propre pays ne cesse de me surprendre.

Équilibre:
Deux mots : sans prétention. Un bon petit whisky pas cher qui ne veut pas faire de vagues. Surtout à ce prix, c’est le whisky du “beau-frère qui connaît pas ça” par excellence.

Les langues sales diront qu’il est à l’image du Canada, mais je ne suis pas d’accord. Il faut être fier de notre bon vieux Crown Royal. Il porte bien son titre, il est tellement doux que même la reine doit s’en déscendre un petit dram de temps à autre.

Note: