#374 • SMWS 23.73 Bruichladdich 11 ans

SMWS 23.73

61.5% alc./vol.
Distillerie Bruichladdich, Bruichladdich, Islay, Écosse

« The Vital Spark’s Engine Room « .

Un stellaire Bruichladdich de la Scotch Malt Whisky Society s’offre à nous aujourd’hui.

Si vous ne connaissez pas la SMWS vous pouvez continuer à lire. Si vous désirez immédiatement passer à la consommation de la critique de cette bouteille, veuillez sauter les deux prochains paragraphes.

La Scotch Malt Whisky Society, ou SMWS, est le plus grand club de whisky au monde, avec plus de 26 000 membres répartis dans 16 pays. Avec leurs racines au Royaume-Uni, ils sont tellement étendus qu’ils peuvent se permettre d’acheter des fûts de whisky et de les embouteiller afin de les vendre exclusivement à leurs membres.

Toujours des single casks, embouteillés cask strength, sans aucune mention de la distillerie, leurs expressions sont toujours très prisées et encensées. Bien que le pourcentage d’alcool et l’âge du whisky soient indiqués sur la mystérieuse bouteille, aucune mention de la distillerie d’origine ne s’y retrouve. Le seul indice de son origine est sous la forme d’un cryptique code impossible à déchiffrer à mois d’avoir accès à la légende appropriée.

Comme le disait si bien l’industriel de la première moitié du XXe siècle et le fondateur du constructeur automobile Ford, Henry de son prénom (1863-1947):

Ces moteurs qui ont fait de l’homme un crétin à roulettes et de la planète un garage criblé d’autoroutes!

Jaune paille caractéristique de Bruichladdich avec même un peu plus de profondeur que prévu.

Nez:
Fruits au sirop, paille et céréales. Assez saisissant au niveau de l’alcool, mais cette sensation s’estompe vite à l’arrivée d’une tourbe maritime et chaleureuse à la Port Charlotte.

Bouche:
Texture chaude et mielleuse. Tourbé et fruité à la fois, avec une teinte de gomme balloune et de cuir. L’orge barde bien le tout avant de laisser les épices du cask strength nous envahir.

Finale:
Longue, fumée, chaude et salée. Très évocatrice de la place. Les épices offent un support parfait pour l’ensemble.

Équilibre:
Un autre embouteillage épique de la SMWS. Déjà que Bruichladdich fait du bon stock, ça relève encore plus de l’exploit de topper ça.

Note:

#351 • Bruichladdich Port Charlotte Scottish Barley Heavily Peated

Port Charlotte Scottish Barley

50% alc./vol.
Distillerie Bruichladdich, Bruichladdich, Islay, Écosse

On attaque aujourd’hui un embouteillage de la réputée Bruichladdich, de leur série tourbée Port Charlotte, le Bruichladdich Port Charlotte Scottish Barley Heavily Peated.

Bruichladdich a élaboré la série Port Charlotte en hommage à la distillerie du même nom, qui a été en opération pendant un siècle, de 1829 à 1929. Bien que la distillerie elle-même n’ait jamais été réouverte proprement dit, Bruichladdich y fait vieillir ses fûts de Port Charlotte.

Comme le disait si bien le 8e gouverneur général du Canada, Gilbert John Elliot-Murray-Kynynmound (1845-1914):

Pour qu’il y ait le moins de mécontents possibles il faut toujours taper sur les mêmes.

Jaune soleil comme la police sur le tube.

Nez:
Belle fumée poussiéreuse avec une impression minérale de craie. Assez jeune sur des notes d’agrumes ainsi qu’une touche de jeune malt. Mélasse infime.

Bouche:
Beau sucre d’orge floral, plutôt fruité et pas tant tourbé. Poires et bouquet de fleurs.

Finale:
Soutenue sur une vague d’épices et de sucre d’orge. C’est ici qu’une tourbe salée vient nous surprendre.

Équilibre:
Très belle expression de Bruichladdich, mais qui ne décoiffe pas autant que je ne l’aurais souhaité.

Note:

#327 • Bruichladdich 21 ans Cuvée 640 Eroica

46% alc./vol.
Distillerie Bruichladdich, Bruichladdich, Islay, Écosse

Un autre petit tour sur Islay avec une belle cuvée spéciale de la distillerie Bruichladdich, numérotée 640 et appelée Eroica.

Vieilli au départ dans des fûts de chêne américain, pour ensuite être affiné dans des fûts de chêne limousin provenant d’Aquitaine, ce Bruichladdich a tout pour nous mettre l’eau à la bouche. Il est le troisième de la série « Cuvée » et la distillerie ne manque pas de se vanter de cette finition en fûts de cognac.

On dit que ce whisky mystérieux et profond récompensera les plus curieux et patients d’entre nous.

Comme le disait si bien l’athlète et tireur à la corde suédois August Nilsson (1872-1921):

Le whisky, c’est vraiment magique, ça ne se consomme pas n’importe comment.

Jaune doré aux accents prismatiques.

Nez:
Orge, caramel, et herbe. Fleurs, orange et poudre de cacao. Assez complexe et insolite à la fois. Notes de biscuits petit-beurre.

Bouche:
On débute sur du bois et de l’orge salée, pour ensuite passer par du beurre, juste pour finir se sucrer le bec dans un mélange de fraises et de miel, de vanille et de chocolat blanc. Magique.

Finale:
Sèche et boisée, avec d’agréables accents de fumée, de vanille et d’épices astringentes, mais qui ne dure malheureusement pas assez longtemps.

Équilibre:
Un solide et étonnant Bruichladdich, qui sait nous surprendre nous faire plaisir, mais à qui il ne manque qu’un peu de torque en finale pour cogner un coup de circuit.

Note:

#315 • Bruichladdich 17 ans 1992 PX Cask

Bruichladdich Sherry Edition

46% alc./vol.
Distillerie Bruichladdich, Bruichladdich, Islay, Écosse

Aujourd’hui on revisite avec le plus grand plaisir l’île d’Islay avec une édition spéciale de la réputée distillerie Bruichladdich, le 1992 PX Cask.

Distillé en 1992 et embouteillé après 17 ans, c’est une expression moins commune qui a terminé son séjour dans des fûts de premier remplissage ayant contenu du sherry pedro ximénez. Bruichladdich ont eu la présence d’esprit de ne pas l’embouteiller à moins de 43% d’alcool.

Comme le disait si bien mon regretté comparse Sir Winston Leonard Spencer Churchill (1874-1965):

Il ne sert à rien de dire “Nous avons fait de notre mieux”. Il faut réussir à faire ce qui est nécessaire.

Roux profond hyper-orangé, presqu’un mélange entre le Fruitopia aux fraises et son collègue à l’orange.

Nez:
Toutes les notes typiques d’un fût de sherry nous sautent au nez, avec en prime un genre de vin chaud du temps des fêtes. Sucre brun et fruits des champs. Petite lanière de cuir.

Bouche:
Belle et douce vague de chaud caramel salé, accompagné subtilement de cuir, de feuille de tabac et d’encens, arôme bois de teck. Salade de fruits et thé glacé. Sublime.

Finale:
Une fois qu’on y est pris, la finale refuse de nous abandonner. C’est ici que la tourbe de Bruichladdich vient percer l’épais nuage de l’influence du xérès.

Équilibre:
Un dram pour les grandes occasions. Le « foie gras » des Islay Single Malts. Décadent à l’extrême, peut-être même trop…

Note:

#275 • SMWS 127.32 Port Charlotte 10 ans

SMWS 127.32 Port Charlotte 10 ans

65.2% alc./vol.
Distillerie Bruichladdich, Bruichladdich, Islay, Écosse

« A manly dram ».

On boucle une autre série de la SMWS avec une quatrième expression. Cet embouteillage de Bruichladdich Port Charlotte 10 ans de la Scotch Malt Whisky Society annonce ses couleurs sans demi-mesure avec le libellé « un dram viril ». Le « dram » est une ancienne unité de mesure appelée drachme et qui représentait un seizième d’once. Plus familièrement on demande un dram quand on veut une goutte de whisky. Quant à la quantité que représente cette goutte, heureusement chacun en a sa version…

Si vous ne connaissez pas la SMWS vous pouvez continuer à lire. Si vous désirez immédiatement passer à la consommation de la critique de cette bouteille, veuillez sauter les deux prochains paragraphes.

La Scotch Malt Whisky Society, ou SMWS, est le plus grand club de whisky au monde, avec plus de 26 000 membres répartis dans 16 pays. Avec leurs racines au Royaume-Uni, ils sont tellement étendus qu’ils peuvent se permettre d’acheter des fûts de whisky et de les embouteiller afin de les vendre exclusivement à leurs membres.

Toujours des single casks, embouteillés cask strength, sans aucune mention de la distillerie, leurs expressions sont toujours très prisées et encensées. Bien que le pourcentage d’alcool et l’âge du whisky soient indiqués sur la mystérieuse bouteille, aucune mention de la distillerie d’origine ne s’y retrouve. Le seul indice de son origine est sous la forme d’un cryptique code impossible à déchiffrer à mois d’avoir accès à la légende appropriée.

Comme le disait si bien le prêtre italien Don Bosco, né Giovanni Melchior Bosco mais mieux connu sous le nom de Saint Jean Bosco (1815-1888):

Ayez toujours sur vous du whisky en cas de morsure de serpent. Qui plus est, ayez toujours un serpent.

Paille pâle, sous le signe de la tourbe.

Nez:
Même à travers une épaisse couche de boucane, de goudron, de pin et de tourbe, la belle graine d’orge maltée se fait sentir. Loin d’attaquer le nez autant que ce degré d’alcool devrait, on s’imagine bien dans la salle de maltage chez Bruichladdich!

Bouche:
Atterrissage sans heurt, on est surpris de voir à quel point on le supporte en bouche avant que la chaleur du 65% ne nous envahisse. Vanille, gingembre, cacao, poivre, miel, tourbe, tout y est.

Finale:
Une belle finale d’air marin et de pastille Fisherman’s Friend qui évoque une scène pittoresque de l’Islay comme jamais. Respire la nostalgie d’une époque plus simple et civilisée comme dirait Obi-Wan Je-ne-sais-qui.

Équilibre:
Un équilibre puissant, un embouteillage qui sue la testostérone. Un brillant produit de la SMWS. Bruichladdich auraient dû garder ce tonneau pour eux-mêmes.

Note:

#257 • Bruichladdich Islay Barley 2006

Bruichladdich Islay Barley

50% alc./vol.
Distillerie Bruichladdich, Bruichladdich, Islay, Écosse

Comme on dit, c’est pas qui tu es, c’est qui tu connais, alors je dois un beau merci à Pierre-Luc pour une mini de sa bouteille de Bruichladdich Islay Barley 2006.

On appelle cette expression Islay Barley, ce qui veut dire littéralement « Orge d’Islay », parce que toute l’orge utilisée provient de la côte est de l’île, plus précisément sur la ferme Dunlossit. Le champ d’orge en question, appelé Headland of thé Gallows, est un des seuls endroits fertiles sur cette côte rocheuse. On y aurait même découvert des traces qui permettent de spéculer que les premiers fermiers de l’île y auraient travaillé il y a 6000 ans.

On peut donc dire que l’entièreté de ce whisky, de la céréale à la bouteille, est fait sur Islay. Mais de là à parler de whisky du terroir…

Mais comme le chantait si bien le chanteur français et auteur-compositeur-interprète Yves Duteil :

Elle a jeté des ponts par-dessus l’Atlantique, elle a quitté son nid pour un autre terroir, et comme une hirondelle au printemps des musiques, elle revient nous chanter ses peines et ses espoirs…

Jaune doré avec une teinte presque iridescente tirant sur le bronze verdâtre.

Nez:
Derrière un rempart de chêne et de mûres perce une orge généreuse. Très propre et franc. On passe par un petit côté minéral avec des notes de miel avant de faire un retour sur l’orge séchée.

Bouche:
Léger et délicat à l’arrivée. L’orge et le miel se contrebalancent bien. Chêne, épices, oranges et mangues viennent compléter le tableau.

Finale:
Longue, plaisante et herbeuse. C’est ici que son joli taux d’alcool nous réchauffe le dedans.

Équilibre:
Un whisky relativement jeune et peu compliqué, à l’aveugle il se mêlerait sans gêne à un juteux malt du Speyside, parfait pour les moments si rares ou on peut juste lâcher prise et profiter du moment.

Note: