#392 • Gordon & MacPhail Connoisseur’s Choice Arran 2000

Connoisseurs Choice Gordon & MacPhail Arran 2000

46% alc./vol.
Distillerie Arran, Lochranza, Île d’Arran, Écosse

Aujourd’hui on retourne vers une de nos distilleries bien-aimées, la distillerie de l’île d’Arran, mais pas pour un embouteillage officiel, plutôt pour un de ceux de la collection Connoisseur’s Choice des indépendants Gordon & MacPhail, un Arran 2000.

Distillé en 2000 et embouteillé en 2013, c’est en fûts de bourbon que ce whisky a passé sa période de maturation.

Comme le disait si bien l’écrivain américain Howard Phillips Lovecraft (1890-1937):

Il y a des qualités vocales qui sont particulières aux hommes, et d’autres particulières aux bêtes. Or il est effrayant d’entendre l’une quand la source dont elle provient devrait produire l’autre…

Doré et léger tel un vin de glace liquoreux.

Nez:
Malt grillé et vanille. Quelque peu mielleux, quelque peu floral. N’offre pas un grand divertissement au nez. Semble ne pas coller avec le profil de la distillerie, quoiqu’il reste plaisant.

Bouche:
Beaucoup plus doux et sucré. Derrière un léger voile de fumée caoutchouteuse se cachent miel, poivre et cacao. Agréable, mais on détonne encore une fois de ce dont on s’attend d’Arran.

Finale:
Moyennement longue en surfant en douceur sur les notes précédentes, surtout celles de caoutchouc fumé et de poivre blanc.

Équilibre:
Je dois lui accorder ici quelques points pour le fait qu’il sait faire preuve de témérité en s’éloignant des caractéristiques typées de la distillerie tout en restant fort plaisant. Mais que voulez-vous, on aime ou on aime pas.

Note:

#384 • Arran 14 ans

Arran 14 ans

46% alc./vol.
Distillerie Arran, Lochranza, Île d’Arran, Écosse

On revisite la distillerie de l’île d’Arran pour une édition 2010 de leur portfolio standard arrivé en SAQ il y a environ 2 ans, le Arran 14 ans.

Cette expression remplace l’ancien 12 ans, et est affinée en fûts de bourbon et de xérès 2 ans avant son embouteillage.

Comme le disait si bien le poète de l’Âge d’or de la poésie russe Ievgueni Abramovitch Baratynski (1800-1844):

Ce n’est pas en s’enfermant dans sa coquille comme une huître, qu’on deviendra une perle…

Jaune pâle au point d’y voir de la tourbe ou un fût de bourbon, avec de douces jambes pas trop pressées.

Nez:
Orge et herbe classiques de la distillerie. Sucre doré avec un peu de citron. Crème et vanille.

Bouche:
Jolis fruits, épices et réglisse rouge. Une touche de caramel et de chocolat blanc accompagne un drôle de sel marin.

Finale:
Sucrée et épicée, sur un lit d’agrumes, voire même d’ananas tranché. Belle longueur.

Équilibre:
À la hauteur d’Arran, malgré qu’il aurait été bien d’y retrouver un peu plus de complexité.

Note: