#273 • SMWS 66.35 Ardmore 9 ans

SMWS 66.35 Ardmore 9 ans

58.2% alc./vol.
Distillerie Ardmore, Huntly, Aberdeenshire, Écosse.

« Savoury Smoke and spicy Sweetness ».

« Fumée savoureuse » et « douceur épicée » sont les descripteurs choisis par la Scotch Malt Whisky Society pour cet embouteillage de 9 ans élaboré à la distillerie Ardmore.

Un Ctrl-C et un Ctrl-V plus tard…

La Scotch Malt Whisky Society, ou SMWS, est le plus grand club de whisky au monde, avec plus de 26 000 membres répartis dans 16 pays. Avec leurs racines au Royaume-Uni, ils sont tellement étendus qu’ils peuvent se permettre d’acheter des fûts de whisky et de les embouteiller afin de les vendre exclusivement à leurs membres.

Toujours des single casks, embouteillés cask strength, sans aucune mention de la distillerie, leurs expressions sont toujours très prisées et encensées. Bien que le pourcentage d’alcool et l’âge du whisky soient indiqués sur la mystérieuse bouteille, aucune mention de la distillerie d’origine ne s’y retrouve. Le seul indice de son origine est sous la forme d’un cryptique code impossible à déchiffrer à mois d’avoir accès à la légende appropriée.

Voici donc l’évaluation qui bouclera cette trilogie Ardmore…

Comme le disait si bien Frédérique Sophie Dorothée Wilhelmine de Wittelsbach, duchesse de Bavière puis archiduchesse d’Autriche, ou tout simplement Sophie de Bavière (1805-1872):

Notre corps est une demeure dont, avec l’âge, il faut condamner des pièces, faute de pouvoir les chauffer toutes.

Orangé séduisant, ambre qui tire sur henné.

Nez:
Très fruité dès qu’on lève le verre au nez. On tire les couvertures très brusquement vers le raisin. Une fumée plutôt boisée accompagne le tout, évoquant un baril carbonisé comme on s’en fait tant parler.

Bouche:
Les fruits continuent de plus belle, avec un accompagnement de fumée et de chêne beaucoup plus marqué qu’au nez. Les raisins sèchent et deviennent pruneaux, saupoudrés des épices du fût de xérès.

Finale:
Relativement longue, s’étirant sur des notes médicamenteuses de raisin caramélisé. Amertume bien dosée, comme le meilleur des espressos.

Équilibre:
Un vrai dram qui réchauffe. Videz le caribou dans l’évier parce que quand vous revenez de pelleter la plus récente bordée de février, c’est un SMWS 66.35 que ça prend.

Note:

#272 • SMWS 66.36 Ardmore 10 ans

SMWS 66.36 Ardmore 10 ans

58.2% alc./vol.
Distillerie Ardmore, Huntly, Aberdeenshire, Écosse.

« Milano Salami and a Tropical Fruit Salad ».

Mieux vaut tard que jamais, alors me voici enfin sur le point de continuer ma série de critiques concernant des embouteillages de la Scotch Malt Whisky Society.

La Scotch Malt Whisky Society, ou SMWS, est le plus grand club de whisky au monde, avec plus de 26 000 membres répartis dans 16 pays. Avec leurs racines au Royaume-Uni, ils sont tellement étendus qu’ils peuvent se permettre d’acheter des fûts de whisky et de les embouteiller afin de les vendre exclusivement à leurs membres.

Toujours des single casks, embouteillés cask strength, sans aucune mention de la distillerie, leurs expressions sont toujours très prisées et encensées. Bien que le pourcentage d’alcool et l’âge du whisky soient indiqués sur la mystérieuse bouteille, aucune mention de la distillerie d’origine ne s’y retrouve. Le seul indice de son origine est sous la forme d’un cryptique code impossible à déchiffrer à mois d’avoir accès à la légende appropriée.

Pour les besoins de cet article, je me suis vu dans l’obligation d’essayer ce Ardmore de 10 ans d’âge.

La distillerie elle-même n’ayant que deux embouteillages officiels, il fait plaisir ici de voir qu’on peut savourer leur malt autrement.

Comme le disait le Sheriff Hague, interprété par Michael Biehn:

Essayez de ne pas vous tirer dessus. Ne vous tirez pas dessus les uns les autres. Mais avant tout… ne me tirez pas dessus.

Brun-roux assez saisissant pour son jeune âge.

Nez:
Franc et sans compromis, avec de peu subtiles notes de sherry épicé et fruité baignant dans un beaume de charcuteries salées et fumées. Fond de céréale.

Bouche:
Vanille, caramel salé et sauce barbecue goûteuse. Xérès et épices restent en arrière-plan. On se croirait dans les cuisines de Henry’s Hi-Life.

Finale:
Belle chaleur, longue et bien ancrée. Tous les arômes précédents reviennent en force.

Équilibre:
Trop effronté peut-être? Ce ne sont pas des flaveurs souvent rencontrées chez Ardmore. On aime bien la nouveauté, mais personne n’aime être trop secoué.

Note:

#271 • Ardmore Peated Traditional Cask

Ardmore Peated

46% alc./vol.
Distillerie Ardmore, Huntly, Aberdeenshire, Écosse.

Voici une autre mini que m’a fourni Pierre-Luc la dernière fois que j’ai fait un raid de son armoire à whisky (je serais dû d’ailleurs). Alors joignez-vous à moi afin de le remercier pour cet échantillon d’un malt tourbé du Speyside que je n’ai pas souvent eu l’occasion de goûter, le Ardmore Peated Traditional Cask.

La distillerie Ardmore à été érigée dans la région du Speyside en 1898 par Adam Teacher, Le fils de William Teacher, le même Teacher que celui derrière le blend Teacher’s Highland Cream, afin de supporter la production de ce dernier. Y’en a du Teacher dans cette phrase-là. Leur single malt est filtré mais non à froid, et est limité pour le moment à deux embouteillages officiels; un de 25 ans et l’expression de base que nous évaluons aujourd’hui.

Comme le disait de manière si éloquente le poète symboliste russe Alexandre Blok (1880-1921):

Enfreindre la tradition est aussi une tradition.

Vraiment doré sous le soleil, entre jaune tournesol et confiture d’abricots.

Nez:
Beaucoup moins tourbé que ce à quoi je m’attendais vu la description sur la bouteille. Belle céréale du Speyside au coeur du nez. Chêne grillé et patate douce sucrée enrobent le noyau, mais obscurcissent un peu la tourbe.

Bouche:
Miel et céréales pavent le chemin, sans toutefois prendre toute la place. Huileux et métallique au niveau de la texture, alors que le goût nous fait voyager un peu plus parmi des saveurs de maïs et de fudge au chocolat avec une pointe de boucane de tourbe.

Finale:
Très douce malgré son taux d’alcool, s’étirant sur une mystérieuse et curieusement amusante fumée métallique. Bonne dose de caramel au rendez-vous.

Équilibre:
Pas désagréable, mais la tourbe n’est vraiment pas suffisamment affirmée pour un embouteillage qui se dit peated. Un malt difficile à qualifier de stellaire, mais qui se boit très bien. On peut passer une très belle soirée à ses côtés si on parvient à mettre de côté notre façade de péteux ne serait-ce qu’un instant.

Note: