#416 • Penderyn Portwood

Penderyn Portwood

41% alc./vol.
Distillerie Penderyn, Penderyn, Rhondda Cynon Taf, Pays de Galles

La distillerie galloise Penderyn, qui opère depuis presque 15 ans, produit un whisky du même nom, premier whisky gallois à voir le jour depuis plus d’un siècle…

Ils ont leurs affinages spéciaux eux-aussi, en l’occurence ici le fût de porto.

C’est une distillerie à laquelle le fameux Jim Murray voue un culte presque aussi grandiose qu’à Ardbeg. Et pourtant quand on se prend un verre de Penderyn, généralement on ne peut être qu’en flagrant désaccord.

Comme le disait si bien Perceval, grand chevalier du pays de Galles:

Donc, pour résumer, je suis souvent victime des colibris, sous-entendu des types qu’oublient toujours tout. Euh, non… Bref, tout ça pour dire, que je voudrais bien qu’on me considère en tant que Tel.

Orange rosé tel qu’attendu de sa finition.

Nez:
L’orge ne ment pas et se montre dès le départ, mêlé à un drôle de sucre caramélisé et un lot de fruits rouges bien juteux.

Bouche:
Un fond mélasseux de new make tisse la trame de fond, aidé par les framboises, les mûres, les épices et le chêne.

Finale:
On descend en beauté sur les saveurs et arômes exprimés précédemment.

Équilibre:
Sa finition ne lui apporte que des qualités, et c’est la finale qui en bénéficie le plus. Malheureusement c’est le spiritueux de base qui fait défaut. Quand même le meilleur Penderyn que j’ai bu, à date.

Note:

#401 • Eddu Gold

Eddu-Gold

43% alc./vol.
Distillerie des Menhirs, Plomelin, Bretagne, France

On visite aujourd’hui pour la seconde fois la bretonne Distillerie des Menhirs avec le un peu plus, disons cossu Eddu Gold.

En breton ancien, eddu veut dire « blé noir », ou comme on dit de nos jours, sarrasin. Selon ses créateurs le Eddu Gold possèderait une très grande richesse aromatique et offrirait au palais une structure et une rondeur exceptionnelles. On le compare même à des single malts de 15 à 18 ans! Hmm…

Comme le disait si bien l’animateur de la désormais mythique émission SolidRok, première émission de musique métal de l’histoire télévisuelle québécoise, Paul Sarrasin (1963-):

Depuis des siècles, l’homme est victime d’un paradoxe : il cherche le métal précieux qui le libérera, et pourtant il reste son prisonnier.

Ambre profond légèrement trouble.

Nez:
Blé grillé, un peu de mélasse et d’anis. Plus doux et approchable que son cousin le Silver Brocéliande.

Bouche:
Ample et riche comme texture, épices et fleur de sel sur caramel chauffé et anis étoilé. Caractère inusité mais tout de même beau.

Finale:
On retombe un peu ici sur des notes rétro-olfactives de réglisse rouge, de mélasse et d’herbe.

Équilibre:
Encore une fois loin de ma palette, malgré qu’on peut y reconnaître une qualité d’exécution qui manque au Silver Brocéliande.

Note: