#452 • W. Premiers Special Reserve

W Premiers Special Reserve

40% alc./vol.
W.Premiers, Barcelone, ​​Espagne

On visite ici un p’tit dram un peu fucké. On sait que ça vient d’Espagne, ça se dit un Blended Whisky d’exception, mais la rumeur dit que ça serait un mélange de 70% de blended scotch douteux et de 30% de whisky canadien probablement tout aussi douteux.

Pis tant qu’à être dans le douteux, les seules informations que j’ai pu glaner sur le web au sujet de cet embouteillage proviennent de sites louches tchèques ou hongrois, qui nécessitent l’usage de Google pour voir que leur prix à la bouteille de 208 couronnes tchèques équivaut à 12 dollars canadiens.

Merci à Pat qui a déniché je ne sais trop dans quel dépanneur de voyage cet échantillon.

Comme le disait si bien le réalisateur, photographe, scénariste et producteur américain Stanley Kubrick (1928-1999):

Des fois on croit qu’on tourne une merde et c’est un chef-d’oeuvre. Des fois on croit qu’on tourne une merde, et c’est une merde.

Malt ambré très général.

Nez:
Vague d’alcool devant un souffle de café latte et de chocolat blanc. Quand même bien. Un peu de vanille et de caramel, rien pour chier par terre.

Bouche:
Texture très insipide et unidimensionnelle. Noix, vanille et caramel. Choco-noisette. Me rappelle curieurement les genres d’imitations marbrées de Nutella européennes.

Finale:
Assez courte, peu d’épices, peu de céréales, beaucoup trop de sucre.

Équilibre:
Je ne sais pas trop comment ils en sont arrivés à ce résultat insolite, mais on dirait presque que ce n’est pas vraiment un whisky, un peu comme le After Dark indien.

Note:

#423 • Amrut Single Cask • Bourbon Cask SAQ

Amrut Single Cask Bourbon SAQ

50% alc./vol.
Distillerie Amrut, Bangalore, Inde

Ah, les whiskys indiens… Amrut est une des distilleries les plus réputées de ce pays qui n’a pas été toujours réputé comme un pays producteur de whisky. Du moins de « bon » whisky.

Nos amis de la SAQ ont quand même réussi ici à se faire embouteiller un fût exclusivement pour nous, pauvres québécois. C’est le Bourbon Cask #3450, Distillé en juin 2009 et embouteillé en juillet 2014, 120 bouteilles, exclusivité SAQ.

Comme le disait si bien l’acteur américain Everett McGill (1945-):

Quand je vois tous ces couples fidèles je me dis que tout le monde peut se tromper.

Orange foncé, marqué par la maturation de quelques étés indiens.

Nez:
Caramel brûlé sucré et orge, mais qui ne passent pas sous silence certaines notes bourbonnesques telles vanille, chêne et maïs. Parfum vague de fenouil.

Bouche:
Texture fort riche et sirupeuse, avec un épais caramel, vanille, chêne, fruits juteux, sucre d’orge.

Finale:
La cannelle et les autres chaudes épices de son taux d’alcool nous transportent vers des notes de bois, de fruits confits, de légère vanille.

Équilibre:
Une belle expérimentation pour la distillerie et notre monopole d’état. Même si son prix est plus ou moins bon, ça reste un bourbon cask relativement surprenant.

Note:

#416 • Penderyn Portwood

Penderyn Portwood

41% alc./vol.
Distillerie Penderyn, Penderyn, Rhondda Cynon Taf, Pays de Galles

La distillerie galloise Penderyn, qui opère depuis presque 15 ans, produit un whisky du même nom, premier whisky gallois à voir le jour depuis plus d’un siècle…

Ils ont leurs affinages spéciaux eux-aussi, en l’occurence ici le fût de porto.

C’est une distillerie à laquelle le fameux Jim Murray voue un culte presque aussi grandiose qu’à Ardbeg. Et pourtant quand on se prend un verre de Penderyn, généralement on ne peut être qu’en flagrant désaccord.

Comme le disait si bien Perceval, grand chevalier du pays de Galles:

Donc, pour résumer, je suis souvent victime des colibris, sous-entendu des types qu’oublient toujours tout. Euh, non… Bref, tout ça pour dire, que je voudrais bien qu’on me considère en tant que Tel.

Orange rosé tel qu’attendu de sa finition.

Nez:
L’orge ne ment pas et se montre dès le départ, mêlé à un drôle de sucre caramélisé et un lot de fruits rouges bien juteux.

Bouche:
Un fond mélasseux de new make tisse la trame de fond, aidé par les framboises, les mûres, les épices et le chêne.

Finale:
On descend en beauté sur les saveurs et arômes exprimés précédemment.

Équilibre:
Sa finition ne lui apporte que des qualités, et c’est la finale qui en bénéficie le plus. Malheureusement c’est le spiritueux de base qui fait défaut. Quand même le meilleur Penderyn que j’ai bu, à date.

Note:

#401 • Eddu Gold

Eddu-Gold

43% alc./vol.
Distillerie des Menhirs, Plomelin, Bretagne, France

On visite aujourd’hui pour la seconde fois la bretonne Distillerie des Menhirs avec le un peu plus, disons cossu Eddu Gold.

En breton ancien, eddu veut dire « blé noir », ou comme on dit de nos jours, sarrasin. Selon ses créateurs le Eddu Gold possèderait une très grande richesse aromatique et offrirait au palais une structure et une rondeur exceptionnelles. On le compare même à des single malts de 15 à 18 ans! Hmm…

Comme le disait si bien l’animateur de la désormais mythique émission SolidRok, première émission de musique métal de l’histoire télévisuelle québécoise, Paul Sarrasin (1963-):

Depuis des siècles, l’homme est victime d’un paradoxe : il cherche le métal précieux qui le libérera, et pourtant il reste son prisonnier.

Ambre profond légèrement trouble.

Nez:
Blé grillé, un peu de mélasse et d’anis. Plus doux et approchable que son cousin le Silver Brocéliande.

Bouche:
Ample et riche comme texture, épices et fleur de sel sur caramel chauffé et anis étoilé. Caractère inusité mais tout de même beau.

Finale:
On retombe un peu ici sur des notes rétro-olfactives de réglisse rouge, de mélasse et d’herbe.

Équilibre:
Encore une fois loin de ma palette, malgré qu’on peut y reconnaître une qualité d’exécution qui manque au Silver Brocéliande.

Note:

#382 • Penderyn Legend

Penderyn Legend

41% alc./vol.
Distillerie Penderyn, Penderyn, Rhondda Cynon Taf, Pays de Galles

Une nouveauté depuis quelque temps et exclusivement en SAQ Signature, voici le plus récent NAS de la distillerie galloise Penderyn, le Legend.

Penderyn est la seule distillerie actuellement en opération au Pays de Galles. Elle fut fondée en 2000 dans le village du même nom. Lorsque les ventes de Penderyn commencèrent en 2004, ça faisait plus d’un siècle qu’un whisky gallois n’avait pas vu le jour.

L’aussi légendaire Jim Murray ne cesse d’encenser leurs embouteillages, et quand on y a goûté c’est à n’y rien comprendre.

Ce qui me fait penser à ces paroles du grand Perceval, célèbre chevalier du pays de Galles:

Dans la vie, j’avais deux ennemis : le vocabulaire et les épinards. Maintenant j’ai la botte secrète et je ne bouffe plus d’épinards. Merci, de rien, au revoir messieurs-dames.

Translucide à faire peur.

Nez:
Bonbons aux pêches, bois de chêne, gaufre sucrée, infime vague de mélasse, jeune whisky.

Bouche:
Mélasse brûlée, pomme, pêche ou nectarine. Alcool et épices sont au rendez-vous. petit arrière-goût métallique.

Finale:
Très aqueuse, elle part très vite et ne laisse derrière elle que des mauvais souvenirs.

Équilibre:
Pas extra, on est déjà mieux que le Aur Cymru, mais jamais je ne m’en achèterais une bouteille perso. Pour ce qui est de son côté légendaire, on repassera.

Note:

#371 • Amrut Kadhambam

Amrut Kadhambam

50% alc./vol.
Distillerie Amrut, Bangalore, Inde

On retourne en Inde ici avec une expression spéciale d’Amrut, le Kadhambam, qui signifie « mélange » en Tamoul.

Mélange en effet, ce puissant malt à 50% d’alcool est issu de trois types de fûts différents ayant contenu du xérès oloroso, du rhum et du brandy Bangalore Blue.

Comme le disait si bien le cardinal Léger à sa servante:

Quand on regarde attentivement un cochon d’Inde, on remarque : premièrement que ce n’est pas un cochon, deuxièmement qu’il n’est pas d’Inde, et qu’en définitive seul le “d’ ” est authentique.

Rayon de miel riche et profondément orangé.

Nez:
Chêne poussiéreux marqué par une forte céréale et une pointe de tourbe à peine perceptible. Traces de jeune mélasse au loin.

Bouche:
Agréable texture en bouche, les céréales laissent doucement le fût s’exprimer sur des notes de bois et de fruits séchés. Un léger caramel salé nous emmène vers un amas d’épices. On le trouve un peu plus mature ici.

Finale:
Retour sur un grain un peu fade ainsi que sur le bois de chêne et une poignée de fruits un peu plus juteuse.

Équilibre:
Très joli coup Amrut, mais vous m’avez habitué à mieux.

Note: